Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Edouard Philippe visé par une enquête – Attal et la taxation des profits « trop élevés » – Trump en tête dans les sondages

Edouard Philippe visé par une enquête – Attal et la taxation des profits « trop élevés » – Trump en tête dans les sondages

par
1 023 vues

France/Politique

Des perquisitions étaient en cours mercredi à la mairie du Havre dans le cadre d’une enquête visant notamment l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, qui figure parmi les principales figures du camp macroniste pour la présidentielle de 2027 et en tête des hommes politiques français en termes de popularité, malgré son bilan pour le moins mitigé sur le début de la pandémie et dans le déclenchement de la crise des gilets jaunes.

Cette enquête préliminaire, ouverte par le parquet national financier en décembre dernier, après le dépôt d’une plainte de l’ancienne directrice générale adjointe de la communauté urbaine licenciée six mois plus tôt, porte sur des soupçons de « prise illégale d’intérêts, favoritisme, détournement de fonds publics et harcèlement moral ». Edouard Philippe, qui bénéficie évidemment de la présomption d’innocence, s’est dit serein. Illustrant les dérives en matière de distribution opaque, et souvent clientéliste, des subventions municipales aux associations, la plainte porte sur l’octroi d’un financement de 2,1 millions d’euros pour l’animation de la Cité numérique de la ville présidée par l’adjointe au maire. Le parti Horizons d’Edouard Philippe compte aujourd’hui un ministre, Christophe Béchu, à la Transition écologique, une trentaine de députés et une dizaine de sénateurs.

France/rentes

Confronté à un déficit budgétaire très préoccupant, puisqu’équivalent à 5,5 % du PIB, et surtout à 30 % des dépenses de l’Etat, le Premier ministre, Gabriel Attal, a justifié mercredi devant l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, son choix, annoncé la veille, de lancer une mission sur la taxation des « rentes ». Sans mieux définir que la veille quels revenus seraient concernés et, surtout, ce qui était considéré comme une rente au juste : si la science économique la définit strictement comme le revenu fixe d’un placement, auquel cas même les intérêts du livret A pourraient être visés (avec un impact politique qu’on peut supposer croustillant), la rente évoque dans son sens populaire un revenu excessif, ou sans risque, ce qui la frapperait d’illégitimité… sauf qu’on voit mal quels placements sont aujourd’hui à risque nul de perte en capital, y compris parmi les obligations d’Etat.

Quant aux profits « trop élevés », comment définir le trop et quid s’ils sont suivis, au hasard de la conjoncture, de pertes, en mode pour le fisc « pile, je gagne, face tu perds » ? Le Premier ministre a toutefois tenu à rassurer les contribuables en affirmant « nous ne nous prendrons jamais aux Français qui travaillent, au fruit de leur épargne ». Un conseiller de l’exécutif a toutefois précisé à Reuters, sous couvert d’anonymat, que la taxation pourrait concerner des loyers reçus, des dividendes et revenus de l’assurance-vie… soit exactement des fruits de l’épargne. Très légère contradiction qui sera vraisemblablement clarifiée après les élections européennes.

Etats-Unis

Un récent sondage réalisé pour le Wall Street Journal place l’ex-président Donald Trump en tête avec 2 à 8 points d’avance sur Joe Biden dans six des sept « swing states » qui détermineront vraisemblablement la présidentielle du 5 novembre prochain ; Nevada, Géorgie, Arizona, Pennsylvanie, Michigan et Caroline du nord. Parmi ces Etats susceptibles de basculer dans un camp comme dans l’autre, à l’inverse des 43 autres qui semblent solidement acquis pour le candidat républicain, ou pour le démocrate, Donald Trump n’est en retard que dans le Wisconsin. Joe Biden avait remporté tous ces swing states, sauf la Caroline du nord lors de sa victoire en 2020. L’avance de Donald Trump dans ce sondage semble au demeurant relativement faible, au vu du niveau d’impopularité du président sortant en raison, notamment, de l’immigration, de son âge et de l’inflation.

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

3 commentaires

Eschyle 49 4 avril 2024 - 4:27

Lisez le Canard Enchaîné du mercredi 3 avril 2024 : en 2023 , le gouvernement avait espéré tirer 12 milliards d’une taxe sur les superprofits . Recette finale : 600 millions . Le plus gros gibier visé était EDF . Malheureusement , avec la moitié du parc nucléaire en réparation , EDF s’est trouvé dans l’obligation d’acheter du courant sur le marché spot , à 400 € le Mwh , pour le revendre à ses 25 concurrents , cette fois à 100 € le Mwh . La rente desdits concurrents ne fut pas taxée .

Répondre
DEL 14 avril 2024 - 9:09

A quelle sauce allons nous être mangés encore, ils ne devaient pas nous imposer davantage ! Ils mentent comme ils respirent et continue toujours à dépenser outre mesure. Quelle gestion ! J’espère que le peuple va ouvrir les yeux et aller voté en fonction de toutes ce prévisions !

Répondre
DEL 14 avril 2024 - 9:12

A quelle sauce allons nous être mangés encore, ils ne devaient pas nous imposer davantage ! Ils mentent comme ils respirent et continuent toujours à dépenser outre mesure. Quelle gestion ! J’espère que le peuple va ouvrir les yeux et aller voter en fonction de toutes ces prévisions !

Répondre