Il fut un temps où la Suède était considérée comme un modèle en Europe. Un pays riche où il faisait bon vivre. Aujourd’hui, il fait fuir ses habitants comme les…
Pr. Stefan Hedlund
En 2015, le gouvernement suédois a répondu à la crise des réfugiés en leur ouvrant largement la porte du pays. Six ans plus tard, le parti au pouvoir a changé de ton.
Début novembre, le Parti social-démocrate des travailleurs de Suède (les sociaux-démocrates) a tenu un congrès très médiatisé. L’objectif était d’élire un nouveau chef pour remplacer Stefan Lofven, président sortant et Premier ministre, et de préparer les élections nationales de septembre 2022. L’ambiance était à la confiance, ce qui pouvait sembler un peu étrange compte tenu des multiples crises auxquelles sont confrontés le pays et le parti lui-même. Mais dans une perspective plus large, il y avait des raisons de se sentir optimiste. Les sociaux-démocrates commençaient à penser l’impensable et à parler de ce qui avait longtemps été un tabou politique.
Les pays nordiques ont la réputation d’être les pionniers de l’État-providence. Ils sont régulièrement en tête des classements relatifs à la qualité de vie, notamment en ce qui concerne le revenu par habitant, les soins de santé, l’éducation et l’absence de corruption.