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Un nouvel échec de la « municipalisation » : les campings

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La « municipalisation », c’est l’équivalent, au niveau communal, de la nationalisation. Cela consiste à gérer directement (en régie) un service ou une entreprise. Elle s’oppose à la gestion déléguée sous forme d’un contrat de concession et, bien sûr, à la privatisation. Cette gestion directe a longtemps été privilégiée par les mairies socialistes et communistes et participait de ce qu’on a appelé le socialisme ou le communisme municipal. Le mouvement, qui a connu son apogée dans les années 1920-1930, semble reprendre vigueur, notamment sous couvert de transition écologique.

Par exemple, depuis le début de l’année 2024, la mairie communiste de Montreuil (93), après une trentaine d’années de délégation au privé, vient de revenir à la régie publique pour la fabrication des repas de ses cantines.

En revanche, du côté des campings, la municipalisation n’est plus dans l’air du temps. En 20 ans, le nombre de campings municipaux a chuté, passant de 3 500 à 1 450. Pourtant, le camping a la cote. En 2023, le nombre de nuitées (141 millions) y a augmenté de 4,4% par rapport à 2022 et de 9,3% depuis 2019.

Le succès du camping tient d’abord à son coût, relativement faible par rapport à celui des autres formes d’hébergement. Cependant, on constate que les campings haut de gamme (4 et 5 étoiles) font davantage le plein que ceux de moyen et bas de gamme (1 à 3 étoiles). Il faut dire que les campings ont su se transformer ces dernières années – c’est la seconde raison de leur succès –, devenant parfois de véritables clubs de vacances.

Une voie que n’ont pas su prendre la plupart des campings municipaux, faute de moyens suffisants. Les mairies sont donc de plus en plus nombreuses à vendre ou concéder leur camping à des groupes privés qui sauront y investir pour en accroître la fréquentation et la rentabilité.

Voilà un exemple supplémentaire de l’incurie de la gestion publique. Des campings aux ponts, en passant par les canalisations d’eau ou les aéroports…, il n’est pas rare de voir les infrastructures publiques dépérir faute d’entretien, au grand dam des contribuables et des citoyens. Dans la plupart des cas, la privatisation est la solution.

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1 commenter

Mathieu Réau 11 juin 2024 - 4:47

Oh, mais, oui, c’est vrai ! Les routes sont tellement mieux entretenues dans les pays où leur entretien est privatisé !
Le pont Morandi de Gênes, est, de fait, un exemple brillant d’entretien par Autostrade per l’Italia, société privatisée en 1999…

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