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Services publics : plus de concurrence pour une meilleure qualité

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À l’occasion d’une discussion du Conseil national de la refondation (CNR) sur les finances publiques, Jean-Luc Tavernier, directeur de l’INSEE, a dressé un portrait pour le moins inquiétant de l’état du modèle social français, au bord de l’explosion. Malgré des dépenses publiques record, il existe un décalage croissant entre l’action de l’État et la perception générale des Français sur l’état des services publics.

Selon un dernier sondage Ifop, 61 % d’entre eux considèrent que les services publics fonctionnent « mal » en dépit des milliards d’euros dépensés dans la justice, l’hôpital, la sécurité ou encore l’éducation. C’est un fait : les services publics, la gratuité de l’école et le modèle social ne semblent plus satisfaire les contribuables. Des fonctions régaliennes comme la justice attirent le plus d’opinions négatives (77 %). À force de vouloir s’étendre à tous les aspects de la vie des citoyens, l’État n’est plus capable d’assurer les missions qui justifient sa raison d’être.

Est-ce à dire que l’on ne dépense pas suffisamment ? Une comparaison entre pays vient tordre le cou à cette idée reçue. La France est le pays de l’Union européenne où les dépenses publiques ont le plus augmenté par rapport au PIB depuis 50 ans, devant la Finlande (53,7 % du PIB) et la Belgique (52,2 %). Pourtant, cela ne déteint pas particulièrement sur la qualité de ses services publics : il suffit de mentionner la crise de l’hôpital public, de l’éducation nationale ou encore de la justice. Contrairement à la doxa dominante, des dépenses supplémentaires ne sont pas la condition sine qua non pour des services publics de qualité.

Des pays comme la Suède l’illustrent assez bien. Alors soumise à une politique dirigiste dans les années 1980, l’État scandinave a partiellement privatisé l’éducation et la santé, et le statut des fonctionnaires a été supprimé. Tout cela semble avoir eu une incidence positive sur la qualité des services comme l’éducation, tout en améliorant considérablement la santé financière des administrations.

En réalité, il ne s’agit pas de dépenser plus, mais de réformer en profondeur l’État bureaucratique. Dans un premier temps, une meilleure gestion des deniers publics consisterait plutôt à déléguer au privé, par exemple par des appels d’offres, pour offrir plus de choix aux individus dans les secteurs qui les concernent le plus intimement (éducation, santé, assurance chômage, logement, retraite…). Une meilleure qualité des services publics n’ira pas sans une ouverture à la concurrence, une réduction massive de la dette publique, ainsi qu’une refonte structurelle entre ce qui relève des missions régaliennes et ce qui doit être libéré par le marché.

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1 commenter

Astérix 30 décembre 2022 - 2:06

Mais les français croulent sous les prélèvements, taxes, taxes sur les taxes, impôts etc… Ils sont contents car masochistes et tout cela pour entretenir des services publics archi nuls, et incompétents.
Il faut d’urgence tout privatiser sauf les fonctions régaliennes (1 million de fonctionnaires au maximum) contre 7 millions à ce jour qui ne servent à rien sauf nous emmerder avec des règlements imbéciles qui paralysent le secteur privé pourtant seul à assumer la charge ????

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