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RSA : incroyable, ça n’incite pas au travail !

par Adélaïde Motte

Imaginez que vous dépensiez 15 milliards d’euros par an sans jamais vous demander si c’est à bon escient. Dix ans après l’instauration du RSA, la Cour des comptes s’est penchée sur cette gabegie de 15 milliards d’euros octroyés chaque année à deux millions de foyers sur quelque 30 millions. Cette aide fut créée en 2008 pour améliorer l’accès à l’emploi. Malheureusement, l’assistanat n’a jamais rien résolu, et la Cour des comptes alerte sur un risque, pour le RSA, “d’évoluer, pour un nombre croissant de personnes, vers une simple allocation de survie”.

On ne saurait le croire. Payer quelqu’un à ne rien faire, cela ne motiverait pas à chercher du travail ? Qui pourrait croire qu’une personne libre de se réveiller à point d’heure, de rendre visite aux uns et aux autres toute la journée et, éventuellement, de faire quelques menues tâches rémunérées “au black”, ne rêve pas de passer des heures à chercher du travail et préparer candidatures et entretiens, puis de se lever tous les jours à heures fixes pour passer une heure dans les transports et sept à travailler ? Tous les bénéficiaires du RSA n’agissent évidemment pas ainsi, mais les chiffres sont formels : 41% des anciens allocataires reviennent au RSA, et un bénéficiaire sur six le reste plus de dix ans. Des résultats dont il convient de prendre acte.

Les politiques gagneraient à réfléchir lorsqu’il s’agit de dépenser l’argent du contribuable. L’argent de ceux qui travaillent n’a pas à nourrir ceux qui ne travaillent pas, ou plutôt ne veulent pas travailler. Entretenir une société parallèle vivant de l’assistanat est injuste, immoral et illégitime. Le RSA mériterait d’être un sujet de campagne important, avec la proposition, pourquoi pas, d’une allocation unique.

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7 commentaires

LAURENT46 14 janvier 2022 - 6:50

Alors voilà une situation parmi des milliers,
un couple avec 3 enfants lui travaille les nuits et samedis pour se payer sa maison et entretenir sa famille, elle s’occupe des enfants il y a bien du travail déjà. Revenu juste assez pour n’avoir droit à rien. Ils ne se plaignent pas travaillent et s’en sortent tout en se privant de vacances.
autre cas lui au chômage depuis 3 ans, 1000 €/mois et de temps à autre une petite demi journée de travail au black, elle RSA depuis sa naissance déclaration d’adresses différentes donc primes pour chacun tous les 3 mois grâce à l’argent gratuit de Macron.
Profitent de toutes les associations possibles et imaginables ainsi que de toutes les largesses sociales se faisant payer lave vaisselle, réfrigérateur, etc.. Loyer, électricité … jamais d’argent c’est la commune qui paye ! juste avant Noël ont reçu un saumon entier d’une association passé à la poubelle ils préfèrent les pizza du coin au travail nécessaire à préparer le poisson et j’en passe. Sa fille idem mais elle est payée pour faire un stage comme aide ménagère et comme le hazard fait bien les choses chez sa mère ! ce qui lui a permis d’acheter une voiture avec l’aide de la mère du copain du moment depuis plus de copain mais toujours la voiture ne sachant pas encore qu’une voiture a besoin d’une nouvelle carte grise et d’une assurance. Pourvu que les services sociaux lui payent encore l’essence. J’ai oublié que lui possède une grosse moto ce qui leur permet de partir régulièrement à des rassemblements à travers la France et bien entendu comme ils le disent obligés de partir en vacance parce qu’ils sont fatigués. Si on fait le compte de tout cela sur une année leur niveau de vie est supérieur au premier cas qui est obligé de regarder aux dépenses pour s’en sortir d’autant que dans l’enseignement ils sont exigeants aujourd’hui il faut ordinateur et téléphone presque depuis la maternelle. Qui se porte le mieux dans cette République ou l’argent est gratuit pour les fainéants ? Qui a envi e rester travailler toute sa vie ? Cette organisation est décadente
on plume au maximum ceux qui travaillent et leur outils comme les entreprises pour cultiver la fainéantise et l’assistanat devenu mondial. Quel Avenir

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en fait 14 janvier 2022 - 9:21

Revenu de Solidarité Active ( il faut regarder aide-sociale.fr . .. …., c’est open bar . .. …., ) c’est surprenant.
nous touchons encore et toujours les deux gros boulets franco-français: E.N. et coût du salaire global pour l’entreprise vs salaire net pour le salarié.
Comme, en outre, il est possible de le toucher en restant chez ses parents. Pour certains le calcul est vite fait.
tout va très bien. encore merci

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Stephane 26 février 2022 - 2:07

Je suis au rsa, arretez de croire que c’est un truc d assistanat, ou y fait bon de vivre , je vais cree mon entreprise pour en sortir, parce que je n’ai plus le choix, personne ne maide, les formations ou je vies sont K.O y a plus rien, et pas la peine de croire qu’on as tous full travail hein, la France c’est pas paris Montpellier etc ou j’en passe , et non on est pas tous des feignants, 10 année que j’y suis au rsa, formation a mon actif j ai tenter a nouveau.un diplome en littéraire, ma santé a vu la chose sous un autre angle . Aujourd’hui free-lance ( pour le moment ) je bosse a 40 h par semaine , je suis totalement autodidacte . On est pas tous comme vous le pensez , on est pas tous des abrutis dans nos canapé, alors oui par contre je vie actuellement t différemment t je me lève a 10h mais je fini le taff souvent a 00h .

Par contre je vais vous aider a comprendre certaines.choses, a part le clicher du 3 enfant 350euro d alloc fou rien soit disant etc . Au rsa, je vis seul, j’ai subis du chantage ,pression mental, a cause de ça, j’ai fini par me rebeller , vous n’imaginez même pas, j’ai plus un seul ami je cotois que mes parents, mentalement je suis clairement pas bien, j’ai certainement fais de la dépression sans m’en rendre compte , jao eu le temps de m’instruire en attendant, j’ai surtout vu comme t les français était, égoïste, malsain, hypocrite, et à surtout inculte, parler du rsa sans savoir quoo qie se soit croire que c’est tjr les feneant derrière un de mes amis pendant le covid , travail en intérim depuis 15ans , ils a certainement plis de compétence que vous qui vomissez vos ont dis ( vois ne savez rien bref ) ils y est restez pendant 6mois normal covid oblige ,aujourd’hui, il est dans le rouge parce que des usines on fermer faillite etc. Et vous en attendant vous dormez bien ? Non parce que le malheur des gens vous avez l’air d’en avoir rien a foutre, vous jouez les moralisateurs, mais êtes incapable de comprendre que tiut le monde a son histoire, et certaines sont sûrement trop glauque, pour avoir envie de les entendre. En bref je.ke crache pas sur l’auteur, je crache sur les salops qui nois montre du doigt croyant que c’est la faute au rsa si leur pays et dans cet état, alors qu’en attendant les riches payent peut de taxe utilise des paradis fiscaux , et que ca vous ne critiquez pas, parce que.viuq ignorez tout. Donc rester dans votre coin, pas la peine de venir nous critiquez ,si vous pensez que rsa = feignant ça ne s’arrête pas à ca . Y a que les faibles d esprit qui s’arrête au on dit.

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Candide 14 janvier 2022 - 9:24

Mais, mais, mais, voilà qui est parfait, « et je vous remercie de l’avoir souligné » !
Blague -grincante- mise à part, un RSA compris comme un salaire universel, c’est EXACTEMENT ce que son créateur Martin Hirsch, avait en tête lorsqu’il l’a substitué au RMI !
On a ensuite habillé ça de vagues critères de démarches effectives de recherche d’emploi, mais ça n’a JAMAIS été dans l’intention originelle ! Cette idée de retour à l’emploi, de limite dans le temps n’est d’ailleurs même pas dans le nom : Revenu de Solidarité Active !Au contraire du RMI (« Revenu Minimum d’Insertion », si les mots ont un sens) qu’il a remplacé !
Donc, oui, on arrive maintenant à ce pour quoi le RSA a été fondé : une ébauche de « revenu universel » (pour « les plus gfaibles »), une première étape acceptable par la société de l’époque. Mais bon, hein, pas la forme « dure » où ce revenu comprend les sous pour l’éducation, pour la couverture sociale, etc, pour responsabiliser chaque membre de la communauté, de la Nation, toussa, ok ? Non, juste un moyen de survie, en plus des diverses aides, réduction et exemption de coût.
Non, vraiment, qu’il y ait encore des gens qui croient que le travail est une valeur centrale de la société moderne, c’est incroyaaaable ! Voire navrant ! Je ne sais pas si ça ne mérite pas une ré-éducation, tiens ! Pour obstruction à l’avancée du progrès social lumineux, du bonheur…

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Rémi 14 janvier 2022 - 10:13

Comment s’étonner d’une telle observation et d’un tel constat qui marquent les abus de l’État en matière de contribution « social »… :
RSA, mais combien d’autres aides abusives faites et distribuées par des associations et organisations « bidons » subventionnées et développées grâce à des aides et contributions totalement incontrôlées et encore moins justifiables…
Combien de fraudes sociales : Carte Vital; Chômage abusif, retraites payées à des décédés….etc ?
Le RSA n’apparait que comme une « goutte d’eau » dans les distributions abusives et non contrôlées… Qui ne sont et deviennent des « puits sans fonds »…
La France est dans ce secteur, comme dans bien d’autres, totalement abandonnées aux menteurs, profiteurs et quémandeurs qui se savent non contrôlés et non contrôlables, aussi ces « individus de toutes sortes et origines culturelles et sociales » n’ont aucune raison de ne pas poursuivre en toute quiétude leurs « mode de vie » payé et financé par le contribuable toujours plus « volé » par un État qui ne remplit pas son rôle….
Ce sont toujours les mêmes qui payent des manipulateurs et des fonctionnaires et ministres qui ne font pas leur travail….
Ainsi va la France, ainsi se dégonde la France…
Cette France qui n’a pas de « Chef d’État », mais un marqueteur-clientélistes…
Il n’y aura donc solution à démanteler ces abus….qui n’encourage pas au travail ….ce qui parait donc, dans les fait, répondre à une volonté gouvernementale….!

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Verdun 16 janvier 2022 - 9:36

Le rsa est un grain de sable. Le social pèse 30% du PIB français soit dans les 800 milliards équivalent au PIB des Pays bas. Cela explique les charges sociales et les taxes par exemple sur le carburant qui ne rendent pas attractifs les salaires ou encore l’obsolescence programmée du véhicule souvent indispensable. Les 20% de chômeurs mis en évidence par l’IREF non plus. Arrêtons de nous voiler la face. C’est un choix de société voulu par les autorités nationales et supranationale que les cours des comptes connaissent certainement.

Bien à vous

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Adélaïde Motte 21 janvier 2022 - 2:08

Merci pour vos commentaires et vos apports au débat.
Espérons qu’un gouvernement aura le courage de se pencher sérieusement sur ce dossier pour prendre les décisions qui fâcheront sans pour autant être fâcheuses !

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