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Hausse du passe Navigo : où va l’argent ?

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La question de la rentabilité du passe Navigo ne s’est jamais autant posée pour les usagers franciliens depuis la hausse de 12 % appliquée depuis le 1er janvier 2023 (soit 84,10 euros) et la dégradation progressive des services de la RATP.

En trois ans, le nombre d’abonnés au forfait Navigo annuel a chuté de 8 % : une perte qui représente 100 000 abonnés pour Île-de-France Mobilités (de 1,25 million à 1,15 million). Quant aux forfaits mensuels, la baisse est de 10,4 % – 942 500 abonnés aujourd’hui contre 1,05 million en 2020. Quand certains préfèrent se tourner vers des offres plus flexibles à la tarification au trajet comme le Navigo Liberté +, d’autres préfèrent changer de moyen de transport.

L’augmentation du passe Navigo a été présentée comme une nécessité dans un contexte d’inflation, de hausse des coûts de l’énergie, des coûts importants de préexploitation des nouvelles lignes, et de la “dette Covid”. En 2023, Île-de-France Mobilités, l’organisation qui gère le réseau de transports franciliens, aurait besoin de 950 millions d’euros de recettes supplémentaires.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque. En 2018, elle a reçu 1,8 milliard d’euros de subventions de la Région Île-de-France, de la Ville de Paris, des départements franciliens ou encore de l’Etat français au titre de dotations et compensations. Aux subventions publiques s’ajoutent les recettes tarifaires, les concours publics pour les dépenses de fonctionnement ainsi que les taxes affectées. Le tout pour un montant de 10,8 milliards d’euros en 2021. Si une autre question persiste, c’est donc bien celle de la gestion des fonds publics : avec la hausse du passe Navigo, les usagers franciliens paient deux fois le coût des transports pour un service déplorable, sans oublier les contribuables qui mettent la main à la poche quand bien même ils n’utilisent jamais ces services.

Le paradoxe est le suivant : les hausses répétées ne suffisent pas à rétablir l’équilibre des finances d’Île-de-France Mobilités. Et si la RATP était démantelée par voie de diverses concessions de services publics, afin notamment de gérer son personnel dans le cadre de contrats privés ?

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4 commentaires

Patrice 1 mars 2023 - 9:19

Attention aux petites erreurs de calcul : pour le forfait annuel, il me semble que passer de 1,25 millions d’abonnés à 1,15 millions représente une perte de 110 000, pas de 210 000 abonnés.
Ceci dit, sur le fond, la gestion de ce réseau parait bien catastrophique.

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Nicolas Lecaussin 1 mars 2023 - 11:00

Corrigé ! Merci à vous

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Patrice 1 mars 2023 - 9:20

Tel est pris qui croyait prendre : 100 000, pas 110 000 !

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GyB 3 mars 2023 - 7:35

La stratégie et la coordination des mobilités sur un territoire doit être une mission publique
Pour mettre plus de passagers dans ces transports tous les habitants doivent contribuer pour avoir le meilleur service attractif pour tous
Mais cette mission, cette entreprise doit être une entreprise gérée comme une entreprise privée, avec des conditions d’emploi privées
Ce n’est pas parce que l’actionnaire est public que cela devrait empêcher l’entreprise d’être de statut privé!

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