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La capitalisation de Nvidia, Microsoft et Apple pèse plus que la capitalisation boursière de la Chine – La BCE et les taux directeurs – Poutine et les missiles occidentaux

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La Banque centrale européenne a, comme prévu, annoncé jeudi une réduction de 25 points de base de ses trois taux directeurs, première baisse depuis cinq ans des coûts d’emprunt dans un cycle de resserrement monétaire entamé en juillet 2022 pour lutter contre une inflation qui a culminé à deux chiffres. Cette dernière, dont il faut rappeler qu’elle a presque toujours pour origine la raréfaction brutale de biens stratégiques importés, généralement après un conflit, ou une épidémie, ou la création de monnaie par des Etats impécunieux, s’est ralentie de plus de 2,5 points de pourcentage depuis le début de l’année, pour afficher 2,6% en mai. Le taux dit de facilité de dépôt, monté à 4,0%, son niveau le plus élevé depuis la création de l’euro en 1999, à la suite de dix relèvements consécutifs des coûts d’emprunt entre juillet 2022 et septembre 2023, passe ainsi à 3,75%. Le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal sont eux abaissés respectivement à 4,25% et 4,5% contre 4,5% et 4,75% auparavant. Les économistes prévoient deux autres baisses de taux de la part de la BCE cette année, très probablement en septembre et décembre.

Alliance atlantique

Le président américain Joe Biden, qui a participé aux côtés d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement aux célébrations du 80ème anniversaire du débarquement des Alliés en Normandie devant permettre onze mois plus tard d’abattre, en coopération avec l’URSS (donc des soldats russes, kazakhs et… ukrainiens), le régime nazi, a défendu à cette occasion, dans un entretien à la télévision ABC, sa décision d’autoriser les Ukrainiens à utiliser des armes fournies par Washington contre des cibles militaires sur le territoire russe lui-même. Il a précisé que cette décision ne constituait nullement une escalade puisqu’elle consiste à aider, conformément à l’article 51 de la charte de l’ONU, un pays envahi à se défendre et que seuls seraient programmés des raids à une faible profondeur en territoire russe, une centaine de km, pour détruire des unités et équipements bombardant la ville de Kharkiv. Londres, Paris et Berlin ont aussi autorisé l’emploi des missiles qu’ils ont fournis pour de telles frappes.

Joe Biden, en proie à un peu de confusion, puisqu’il a essayé de s’asseoir sur une chaise non existante, a affirmé qu’il était préoccupé par Vladimir Poutine depuis « quarante ans ». Le maitre du Kremlin a riposté, mercredi soir, à l’utilisation de missiles occidentaux par l’Ukraine contre son territoire en affirmant qu’il pourrait livrer des missiles à des Etats, ou des organisations qui pourraient frapper des sites sensibles occidentaux. Sauf qu’on ne voit pas bien quel pays serait en conflit avec l’Ouest et trouverait son intérêt dans de tels raids. En outre, Kiev utilise déjà depuis des mois des missiles français et britanniques contre des territoires, la Crimée et le Donbass, que la Russie considère comme lui appartenant, sans entrainer aucune réaction.

Bourse

Le groupe de micro-processeurs vitaux pour les applications d’intelligence artificielle, Nvidia, a vu sa capitalisation boursière dépasser cette semaine les 3.000 milliards de dollars, ce qui le place au troisième rang mondial par la capitalisation boursière, derrière Microsoft et Apple. Ces trois géants de l’informatique et du numérique, tous créés en Californie, respectivement en 1993, 1975 et 1980, pèsent à eux trois 9.300 milliards de dollars, soit plus que la capitalisation boursière de la Chine (hors Hong-Kong), 1,4 milliards d’habitants et deuxième économie mondiale fondée sur un capitalisme d’Etat. En y ajoutant les deux firmes à plus forte valorisation derrière elles, Amazon et Google, ce quintet dont a moyenne d’âge des constituants ne dépasse pas trente ans, pèse 13.000 milliards de dollars, illustrant le dynamisme de l’innovation technologique des Etats-Unis en général et de la Californie en particulier. Il faudrait, exemple pris tout à fait au hasard, six ans à la Russie pour acquérir ces cinq firmes si elle y consacrait l’intégralité de son revenu annuel (PIB).

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1 commenter

louis 7 juin 2024 - 8:41

quand je lis cet article je pense a macron et sa startup nation et je me dis que comme d’hab notre grand timonier n’est qu’un bonimenteur de fete foraine !

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