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Joe Biden ouvre la porte au revenu universel : les effets sur l’emploi sont désastreux

mardi 15 juin 2021, par Aymeric Belaud

Le marché du travail américain enregistre un mauvais résultat en mai, avec certes 559 000 emplois créés, mais… 1.5 million de travailleurs en moins. L’économie américaine est en plein boom, mais un chèque de 300 $ par semaine est venu changer la donne.

Le marché du travail face à une pénurie de main d’œuvre

On entend beaucoup vanter la bonne politique économique de Joe Biden. En effet le taux de chômage, si l’on ne considère que ce critère, est passé de 6,1 % à 5,8 %. Mais la réalité est autre : le taux d’activité, lui, a chuté à 61,6 % alors qu’il était de 63,2 % en décembre 2019. Il est désormais difficile de trouver un employé aux Etats-Unis. Les entreprises sont désespérément à la recherche de travailleurs. Le rapport Jolts du ministère du Travail fait état d’un nombre record de 9,3 millions d’offres d’emploi en avril dernier, soit 998 000 de plus que le mois précédent. Ces créations d’emplois se font notamment dans les Etats Républicains qui ont levé les restrictions sanitaires. Mais les nouvelles embauches n’ont augmenté que de 69 000. Les employeurs n’ont pu pourvoir qu’environ un nouveau poste sur 15…

L’inadéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre a été particulièrement marquée dans le secteur de la construction, dans l’industrie manufacturière, dans l’hôtellerie/restauration. Selon une enquête menée par la Chambre de commerce américaine, 90,5 % des entreprises ont déclaré que le manque de travailleurs disponibles ralentissait l’économie dans leur région, deux fois plus que les problèmes liés à la pandémie. L’American Hotel&Lodging Association a indiqué que 96 % des entreprises interrogées avaient des postes à pourvoir. Mais la rémunération, pour la plupart de ces emplois, est moins élevée que le montant du chèque hebdomadaire de Biden et, le cas échéant, des aides adjacentes.

300 $ par semaine pour ne pas travailler

L’administration Biden attribue la lenteur de la reprise de l’emploi au manque de garderies ou à la peur du Covid. Mais les cas de Covid ont diminué rapidement et de manière exponentielle grâce à la vaccination. De plus, il y avait beaucoup plus d’écoles ouvertes en avril qu’au mois de décembre par exemple. Davantage de parents devraient être en mesure de reprendre le travail. S’il doit y avoir un coupable dans cette pénurie de main d’œuvre, il s’appelle « Plan de sauvetage Biden ».

En effet ce plan prolonge jusqu’en septembre le mécanisme d’allocations de chômage fédérales de 300 $ par semaine, qui viennent parfois se superposer à celles des États. Le gouvernement fédéral a ainsi fixé un « salaire plancher » de 1200$ par mois pour des millions d’Américains qui, depuis, ont préféré arrêter de chercher un travail, sans attrait dans la majorité des cas, et qui leur ferait perdre ces aides.

Le chèque de Biden est distribué à 16,2 millions d’Américains. Or, le nombre de personnes qualifiées de chômeurs (qui recherchent un emploi) est de 9,8 millions. C’est donc 6,4 millions d’Américains qui perçoivent ce chèque « chômage » sans faire l’effort de rechercher un emploi.

Cette politique fait également le jeu de l’inflation. La pénurie de main-d’œuvre contribue à l’engorgement de la chaîne d’approvisionnement et à la hausse des prix pour les entreprises et les consommateurs. Dans le même temps, la consommation s’accroît à concurrence de cet argent hélicoptère distribué sans avoir préalablement alimenté l’offre de produits ou services. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,2 % en avril 2021 par rapport à avril 2020. Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de l’administration Clinton et conseiller économique dans l’administration Obama, le reconnaît d’ailleurs : « Des salaires minimums plus élevés, des avantages sociaux accrus et une réglementation renforcée poussent tous les coûts des entreprises à la hausse. » Et cette augmentation des coûts et des prix frappe le plus durement les plus défavorisés. La gauche américaine détruit les possibilités de gagner un salaire, de commencer une carrière, d’acquérir des compétences, de gravir les échelons et, tout simplement, de vivre le rêve américain que Donald Trump avait recréé.

Enfin, cette politique fait exploser la dette nationale qui s’élève maintenant à 28 000 milliards $, dépassant le montant du PIB des Etats-Unis en 2020 (21 480 milliards $). L’argent distribué par le gouvernement fédéral démocrate aujourd’hui est littéralement emprunté sur le dos des générations futures qui auront du mal à le rembourser.

L’idée néfaste du revenu universel

Bien avant le début du COVID-19, les sommités de la Silicon Valley et des membres du Parti démocrate ont commencé à plaider pour la mise en œuvre d’un revenu de base universel. Soit en réalité une redistribution socialiste des richesses complètement déconnectée du mérite, du travail et de la création de richesse. Comme les partisans d’une hausse du salaire minimum, ceux qui prônent le revenu universel ne font au bout du compte que favoriser la destruction de l’emploi.

La pandémie et les restrictions sanitaires ont été une bonne occasion de promouvoir la cause du revenu universel, aux Etats-Unis comme en France. Mais les faits et la réalité économique sont là. Le revenu universel déstabilise le marché du travail et la création de richesse, et fait augmenter les prix. Les effets du plan Biden en apportent la preuve.

Pour stimuler une croissance réelle des salaires, l’économie américaine, comme les autres, doit stimuler l’économie par des taux d’imposition faibles qui encouragent les investissements. L’assurance chômage devrait être une assurance privée, comme pour une voiture ou un logement, et l’aide sociale ne doit aider que les plus nécessiteux ou les accidentés de la vie. Seules ces réformes pourront permettre une reprise économique viable sur le long terme.

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Vos commentaires

  • Le 16 juin à 07:50, par Paul CHARLOT En réponse à : le progressisme en marche

    Comment ne pas voir que ledit progressisme conduit par l’état entraine automatiquement une dépendance croissante des citoyens consommateurs addicts à la dépense et insoucieux de la recette.... jusqu’à un inévitable clash sous la tutelle des prêteurs

  • Le 16 juin à 08:37, par dressou En réponse à : Joe Biden ouvre la porte au revenu universel : les effets sur l’emploi sont désastreux

    "Mais les cas de Covid ont diminué rapidement et de manière exponentielle grâce à la vaccination."
    Peut - être ... ?
    J’aimerais que l’IREF se penche sur ces évolutions des cas "positifs" suite à un test PCR : certaines évolutions exponentielles ( dans les deux sens) ne s’expliquent pas uniquement par la vaccination dont les effets perceptibles ne peuvent se voir que quand une proportion de la population importante a été vaccinée ce qui n’est pas le cas des certaines de ces baisses exponentielles
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/ ou autres pays
    ( on peut voir sur le même site l’évolution de la baisse très rapide en Israel en Octobre alors que la vaccination n’avait pas commencé).
    Une explication peut se trouver dans l’utilisation changeante du nombre de cycles dans les équipements de test PCR des labos.
    Au démarrage les tests ont été effectués ( recommandations OMS , CDC US, ...) avec 40 /45 cycles avec comme résultat une proportion de "faux positifs" très importante (très supérieure à 50 % dans certaines études US). Vers la fin 2020 des recommandations (OMS et CDC) ont indiqué que le nombre de cycles devait être ramené autour de 30 /35 ce qui éliminerait presque tous les faux positifs... Cela peut expliquer certaines évolution erratiques...
    Je trouverai intéressant que l’Iref se penche sur ce problème et nous éclaire... car ce n’est pas sans influence sur les visions de l’importance de la pandémie , la panique ressentie par les populations et d’autres facteurs.
    Cordialement
    Dressou

  • Le 20 juin à 08:17, par François MARTIN En réponse à : Trappe à pauvres

    Distribuer une aide aux sans emploi. À condition qu’ils ne (re)travaillent pas, cela s’appelle créer une trappe à pauvres.

    Il faut être un politicien démagogue pour l’ignorer (ou feindre de l’ignorer). Malheureusement l’Amérique de Biden n’a pas le monopole de ce genre de sabotage de l’activité.

  • Le 20 juin à 11:09, par Roland Mayet En réponse à : Joe Biden ouvre la porte au revenu universel : les effets sur l’emploi sont désastreux

    Joe est un imbécile heureux et son ancien associé, Obama, un irréaliste profitant de l’idéologie de gauche.

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