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Déficit record pour le commerce extérieur français

par Romain Delisle

En 2021, le solde de la balance commerciale s’établit à -84,7 Mds€, soit 3,4% du PIB, révèle le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué de presse publié mardi. La balance des invisibles, qui enregistre la différence entre services importés et exportés, est, en revanche, excédentaire de 36,2 Mds€. Couplé avec l’amélioration du solde de la balance des revenus, excédentaire de 10,9 Mds€, la balance des transactions courantes s’améliore de 20 Mds€ par rapport à l’année précédente et atteint les -0,9% du PIB.

La dégradation de la balance commerciale de 20 Mds€ l’année dernière est essentiellement due à l’alourdissement de la facture énergétique (17,9 Mds€) imputable à la hausse mondiale des prix de l’énergie. Hors énergie et matériel militaire, le solde de la balance commerciale s’établit à -64,8 Mds€.

En 2021, les exportations françaises ont retrouvé 99% de leur niveau d’avant-crise, certains secteurs comme la chimie (111%), l’agro-alimentaire et le textile (109%) ou encore le luxe (105%), l’ayant dépassé. D’autres comme l’automobile (90%), l’aéronautique (57%) ou le tourisme (62%) demeurant nettement à la traîne et n’arrivant pas à retrouver leur niveau antérieur.

Première historique, depuis 2012, le commerce extérieur redevient contributeur de 0,2% à la croissance du PIB, contre -1,1% en 2020.

Malgré un rebond mécanique lié à la fin de la crise, notre pays ne se sort toutefois pas des fameux déficits jumeaux, de la balance commerciale et de l’Etat, qui caractérisent son économie depuis plus de trente ans et créent une situation de croissance molle, que l’on pouvait déjà observer avant la pandémie et que l’on observera après.

Pendant ce temps, l’Allemagne dégage un excédent de 200 Mds€. L’écart se creuse donc entre la France et son principal partenaire économique qui offre, il est vrai, des conditions plus favorables à ses entreprises. Notre pays ne se sortira pas de l’ornière sans réduire ses impôts de production, ses charges sociales et ses réglementations tatillonnes.

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2 commentaires

JR 9 février 2022 - 10:26

Bonjour, la différence notable est que l’Allemagne a le culte de l’industrie et de l’excellence automobile. En Allemagne, il n’y a pas de malus à 40 000 €, de malus au poids, de 80 km/h et de chasse systématique à l’automobile. La France subit la dictature des éscrologistes et de leur chasse inutile et ruineuse au C02. Les verdâtres conduisent la France au Déclin encore plus vite. Libérons la France de cette idéologie religieuse et mortifère. Merci. Bien à vous.

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Rémi 11 février 2022 - 4:20

…et l’on ne nous dit pas « tout »…!
De plus, les résultats « publiés » ou « annoncés officiellement » ne peuvent que s’aggraver et le déficit ne peut que croitre et de plus le différentiel avec nos pays amis de l’Europe ne peut que croitre car il n’y a aucun COURAGE politique de vouloir réformer le système fiscal et les pesanteurs administratives de la France.
Nos gouvernements successifs veulent allier L’IMPOSSIBLE avec L’INFAISABLE … pour satisfaire le peuple toujours plus gourmand de l’assistanat gouvernementale dans tous les domaines civils de la société pour payer la PAIX sociale
La France n’a pas à sa tête un «  » »CHEF D’ÉTAT » » », capable de dire : NON en prenant des positions visionnaires sur le développement de la France dans ses structures pour être compétitif économiquement et financièrement sur le plan international
Manque de COURAGE politique est le mal de la France qui a la « lâcheté » qui coule dans dans ses veines…
Comment la France peut-elle être en bonne santé ?
La France cherche un CHEF D’ÉTAT, tout simplement….

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