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Crise du Covid et fonds de solidarité : l’Etat distribue notre argent à l’aveugle

L’IREF avait mis en garde au printemps !

mercredi 17 mars 2021, par Nicolas Lecaussin

Une enquête du Canard enchaîné (10 mars) a apporté, comme on pouvait le prévoir, quelques révélations. Créé en mars 2020 par l’Etat, le fonds de solidarité était destiné, à l’origine, aux petites entreprises et aux indépendants pour faire face aux mesures exceptionnelles prises à cause de la pandémie. Il a été élargi aux PME des secteurs du tourisme, de la restauration et de la culture. Environ deux millions d’entreprises ont touché, en dix mois, quelque 15 milliards d’euros. Avec le temps, le confinement, la persistance de la crise, le système a encore pris de l’ampleur. Selon Bercy, on distribue actuellement à peu près 4.5 milliards d’euros par semaine. Dès le début, les demandes ont été traitées à grande vitesse et les aides sont arrivées en express. Sans le moindre contrôle et sous 72 heures. Il suffisait de prouver que le chiffre d’affaire avait baissé. C’est la raison pour laquelle la DGFIP (Direction générale des finances publiques) estime aujourd’hui, selon le Canard enchaîné, qu’environ 30 ou 40 % des fonds auraient été distribués sans raison valable.

Des aides sans aucun contrôle, accordées à des entreprises déjà en faillite

Dès la fin du mois de mars, l’IREF lançait une mise en garde : il existe deux risques lorsque les Etats s’empressent d’intervenir pour aider le secteur économique. D’abord, que cela dure et mène à une vraie collectivisation ; ensuite, qu’énormément d’argent public soit gaspillé car distribué sans tenir compte des besoins des entreprises réellement en difficulté. L’arrosage intensif et à l’aveugle de l’économie avec l’argent des contribuables fausse inévitablement ses rouages.

En juillet dernier, l’IREF a publié un autre article mentionnant une étude cabinet Altares. Elle nous apprenait que le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi bas depuis 30 ans. Alors que nous traversons une crise majeure, il y a de quoi être étonné. Ce sont environ 10 000 entreprises qui, au premier semestre de l’année, ont échappé au redressement judiciaire ou à la liquidation. Pour la plupart d’entre elles, sans doute artificiellement, grâce aux aides de l’État. Dans ce cas, c’est de l’argent purement et simplement jeté par les fenêtres. Il n’aura servi qu’à repousser une échéance qui aurait de toute façon fini par arriver. Toujours à la fin du mois de juillet, la DGFIP a effectué un contrôle auprès d’un échantillon de 92 000 entreprises. Résultat : environ un tiers avait fraudé en recevant des aides. Cela n’a pourtant pas coupé le tuyau d’arrosage…

L’Etat devait agir en assureur et laisser faire les entrepreneurs

Pourquoi faire bien quand on peut faire mal ? C’est sûrement la devise de l’Etat français. Il eût été plus intelligent – l’IREF l’a proposé en mars et en mai, avec une série de mesures concrètes – que l’Etat agisse comme un assureur en estimant d’abord les dégâts et les secteurs le plus touchés, puis en distribuant des aides ciblées, organisées au niveau local. L’Etat était responsable car c’est lui qui avait pris la décision de boucler l’économie. A lui aussi incombait la mission d’aider ceux qui étaient le plus impactés. Puis, de vraies réformes s’imposaient : baisses d’impôts et de taxes, suppression de réglementations, liberté et responsabilité accordées aux individus et à l’initiative privée. L’économie fonctionne ainsi que moins on l’entrave, plus on l’aide. Aux entrepreneurs de la remettre sur pied.

Comme pour la fraude sociale, l’Etat a été incapable d’éviter la fraude aux aides accordées par le fonds de solidarité. Le bon sens populaire dit que le mieux est l’ennemi du bien. Afficher une générosité compassionnelle envers tous, multiplier les aides tous azimuts, réglementer jusqu’à la maniaquerie (voir, dans un autre domaine, l’article de l’IREF sur les donations) mais contrôler au petit bonheur la chance, ce comportement erratique conduit, sans surprise, au blocage. Stop ! Le système a fait son temps, il faut changer de logiciel.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Crise-du-Covid-et-fonds-de-solidarite-l-Etat-distribue-notre-argent-a-l-aveugle

Messages

  • Vous vous trompez lourdement, l’argent distribué par Macron ne se fait pas à l’aveugle. Macron est en campagne électorale et il distribue l’argent là ou il peut glaner quelques bulletins. Tout est bien calculé avec l’argent public et les dettes dont il n’en a que faire l’objectif est d’avoir un second mandat. L’économie, la population il n’en a que faire son seul objectif reste les élections
    Il serait temps de comprendre cet individus qui n’est en temps qu’individus qu’un petit escroc à col blanc et ce depuis le début en cassant systématiquement et par tous les moyens illégaux ou mafieux ses adversaires. Il serait grand temps de le comprendre et de réagir en conséquence au lieu de laisser cet individu faire des dettes sur 100 ans .... Vos petits enfants ne suffiront pas pour payer la note .

  • Svp : Stop aux études superfétatoires

    Ou comment perdre sa substance et le temps du lecteur !
    J’apprécie ordinairement les publications de l’IREF mais vraiment peu celle-ci

    Quand l’auteur aura compris que MACRON est un psychopathe ( narcissique pervers capricieux et menteur , choisi par 18% des inscrits pour être Président de la République - cad en France 🇫🇷, celui qui est l’unique patron sans être...responsable ( « Qu’ils viennent me chercher ! » - et que dès mars 2020, ce gamin a fixé le seul cap « Quoiqu’il en coûte « , alors on évitera de se perdre dans des digressions inutiles sur l’incurie du système etatique francais ( qui ne date pas de MACRON)

  • Les hommes de l’Etat français (y compris les fonctionnaires) sont communistes. Ils ne veulent pas entendre parler de vos solutions car le but est que personne ne possède rien et qu’on soit tous égaux en conditions de vie. L’endettement permet de projeter dans le futur cette non-possession permanente.
    Tout ce qu’on observe est le résultat de ce qui est voulu délibérément.

    Voilà ce qu’il faut dire.

  • La difficulté des aides réside dans l’honnêteté des demandeurs. Comment vérifier la validité de la demande quand il y a urgence ? Seul un contrôle à postériori avec sanction automatique est possible, mais pour cela il aurait fallu le dire dès la mise en place.
    Les tricheurs seront-ils sanctionnés à hauteur de la fraude avec nos règles de droit cela parait peu probable.
    Et comme les contrôleurs iront vers les entreprises où ils n’ont pas grand risque d’être mal reçus les fraudeurs ont toujours de l’avenir. Et comme les entreprises fraudeuses ont souvent des noria d’avocats elles trouveront toujours à échapper aux sanctions. De plus ces sanctions seraient elles à la hauteur du préjudice ?
    Il faut ajouter que dans le magma des réglementations administratives, sociales et fiscales, la fraude est souvent liée à l’interprétation des textes plus qu’à la volonté de frauder. Etre honnête ne suffit donc pas pour échapper à la vindicte des contrôleurs.
    Mais les vrais fraudeurs sauront hélas trouver le moyen de tout justifier.

  • il y a certainement des fraudes..mais qui parle des personnes intervenant à domicile,et qui doivent interrompre leur travail lorsqu’elles sont "cas contact" ? Pour bénéficier des indemnités de la sécurité sociale ,elles doivent évidemment fournir fiches de paie et autres justificatifs..mais la sécurité sociale ne se presse pas pour verser les indemnités..et ces aides à domicile doivent attendre des mois avant de pouvoir être indemnisées ;( certains agents de la sécu ne savent d’ailleurs pas que les trois jours de carence ne peuvent être imputés en cas de Covid !!).Elles n’ont cependant fait que leur devoir en interrompant leur travail..mais peut-être auraient-elles mieux fait de ne rien dire et de continuer ? Pendant ce temps ,les factures sont à payer..et les fins de mois sont difficiles pour ces personnes courageuses.. Alors que fait l’Etat pour accélérer leur prise en charge ?

  • D’accord avec Laurent 46, Macron est en campagne, tout le temps, son seul objectif est de gagner les élections. Autre chose, l’Etat français est le père Noël disons depuis 1981, sauf qu’actuellement cela s’empire (ou sent pire disait Coluche).

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