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Mais où est passée la catastrophe économique de l’après-Brexit ?

Nombreux étaient les journalistes et autres spécialistes qui prévoyaient un désastre économique au Royaume-Uni après le vote en faveur du Brexit. C’est une catastrophe qu’on nous annonçait, mais dont la France pourrait profiter économiquement. Or, les données publiées récemment montrent, au contraire, un après-Brexit plutôt rassurant pour le Royaume-Uni.

Il y a d’abord la croissance économique. Selon les projections de l’OCDE, le Royaume-Uni connaître une hausse du PIB de 1.7 % en 2016 et de 2 % en 2017. Pour la France, ce sera, 1.4 % en 2016 et 1.5 % en 2017. Même l’Allemagne ne fera pas mieux que le Royaume-Uni : 1.6 % et, respectivement, 1.7 % en 2017. Ensuite, la livre sterling qui valait 1.48 dollars avant le Brexit vaut maintenant 1.32 dollars, ce qui a attiré plus de touristes (+4,3%) et a fait augmenter leurs dépenses. Tous les indicateurs économiques – confiance des chefs d’entreprises, des consommateurs – sont à la hausse ainsi que les ventes des biens et de services. Les échanges commerciaux n’ont nullement souffert. Pour ce qui est de l’emploi, les statistiques sont toujours excellentes pour le pays d’Outre Manche : le taux d’emploi est de 74.5 % (août), ce qui représente le taux le plus élevé depuis 1971, tandis que le taux de chômage est à 4.9 %. En France, le taux de chômage se situe à 9.9 % et celui de l’emploi à 63 %.

La France et le Royaume-Uni après le Brexit
Royaume-UniFrance
Taux de chômage 4.9 % 9.9 %
Taux d’emploi 74.5 % 63 %
Croissance du PIB (2016) 1.7 % 1.4 %
Croissance du PIB (2017) 2 % 1.5 %

Pour les « spécialistes », le Brexit allait provoquer un exode des chefs d’entreprise et donc, forcément, un retour au bercail des entrepreneurs français partis à Londres et même – selon les journalistes sportifs - un départ des grands footballeurs qui devaient préférer les cieux plus protecteurs de l’Europe, pour le grand bien du championnat français. Rien de tout cela ne s’est produit. Les entrepreneurs continuent à préférer l’Angleterre où l’IS pourrait baisser jusqu’à 15 % et les footballeurs sont toujours aussi nombreux a préférer jouer dans le championnat anglais. On a même battu des records de transferts avec un total des dépenses engagées par les clubs anglais atteignant le montant de 1.4 Mds d’euros et un record pour l’achat d’un joueur français, Paul Pogba : 105 millions d’euros. Même la deuxième ligue anglaise a dépensé plus que la première Ligue française : 247 millions d’euros contre 192 millions.

Le Brexit n’a pas débouché sur l’apocalypse escomptée. Hélas, il n’a dopé ni l’économie française, ni le championnat français de football. Il a montré néanmoins que le marché libre peut s’adapter et continuer à créer des richesses s’il est débarrassé de l’emprise étatique et réglementaire.

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Messages (3)

Trop tôt

le 7 septembre, 08:31 par goufio

Le Brexit est récent et les effets économiques seront plus longs à enregistrer, laissons du temps au pragmatisme anglais l'emporter sur l'idéologie du tout état français qui sait tout mieux faire que tout un chacun, les quarante dernières années étant le temps long de la démonstration.

- Répondre -

Vous êtes sérieux ??

le 7 septembre, 10:47 par CervinGetorix

Comment pouvez-vous "surfer" sur une telle accroche ? Vous utilisez la méthode Hollande : une hirondelle fait le printemps. Les effets économiques doivent être jugés sur le long terme, n'est-ce pas ? Les négociations du Brexit qui détermineront les échanges, les nouvelles règles économiques sont a peine programmées, alors comment pouvez-vous en tirer honnêtement des conclusions. L'IFRAP succomberait il au sensationnel pour justifier ses visions ?? Dommage !

- Répondre -

Quelle erreur...

le 9 septembre, 07:40 par Manu

Le brexit à seulement été voté par la population.
L'article 50 n'a pas encore été activé et la grande bretagne aura 2 ans pour quitter l'union européenne une fois l'article 50 activé.
Comment pouvez-vous faire un article sur les conséquences d'un brexit qui n'a pas encore eu lieu ?
En attendant, la monnaie a perdu environ 15% de sa valeur en grande bretagne face a l'euro (qui lui a aussi baissé face au dollar). Cela se traduit par une hausse des prix a la consommation d'environ 5% qui sera repercutée sur le consommateur anglais d'ici la fin de l'année.
Le brexit n'a pas commencé que ses effets se font déja ressentir.
A bon entendeur

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