A force de persévérance, tout finit par payer. L’une des principales propositions de l’IREF a toujours été l’adoption d’un système de retraite par capitalisation. On ne cesse de le dire et de l’écrire dans nos articles, études et dans nos livres depuis des années. Nous avons aussi montré comment la transition pourrait se faire. Et nous avons eu raison d’insister, de ne pas abandonner le combat. Alors qu’il y a seulement quelques années, ce sujet était pratiquement tabou, aujourd’hui, dans le monde politique et des médias, on en parle ! On évoque à mots de moins en moins couverts l’inévitable réforme du système de retraite et la possibilité d’introduire un pilier par capitalisation… Plus encore, les Français semblent convaincus qu’il faudra bien y venir un jour. Selon un sondage Elab, une majorité d’entre eux (59%) est ouverte à l’idée d’injecter une dose de capitalisation. Les électeurs de droite (69%), d’Ensemble (67%) et du RN (60%) se prononcent majoritairement en faveur d’un système en partie financé par capitalisation et même par près d’1 électeur sur 2 du NFP (47%, contre 51% qui s’accrochent à la seule répartition) !
De même, 57 % des employés/ouvriers et professions intermédiaires sont pour, ainsi que 68 % des cadres. Ce n’est encore, il est vrai, qu’un petit pas dans cette direction mais il est très important. D’autant plus que les fonctionnaires et les sénateurs, eux, en bénéficient. Pourquoi pas tous les Français ?
Nos politiques adorent les sondages. Que ne tiennent-ils compte de celui-ci pour enfin agir !
8 commentaires
… en commençant par ceux qui n’ont pas élevé d’enfants!
Ce sondage est un raz de marée si on tient compte du fait que 99% des français ne comprennent rien à la répartition!
“”Nous avons aussi montré comment la transition pourrait se faire. “” C’est la question clé. Yatil un lien vers cette démonstration pour éviter que les jeunes cotisent doublement : pour les retraités en répartition et pour eux en capitalisation.
Capitalisation oui, à condition qu’elle soit individuelle. En choisissant moi-même mes investissements, plutôt qje de faire confiance au fonds de placement de mon entreprise, j’ai obtenu une bien meilleure performance et ceci, malgré les prélèvements sociaux et fiscaux. De plus, j’ai pu disposer personnellement de mon capital et opérer les arbitrages opportuns. Ceci me permet aujourd’hui de presque doubler mes revenus mensuels, donc de maintenir mon niveau de vie d’une part, et de continuer à maintenir, voire accroître, mon patrimoine. Donc capitalisation, oui, mais pas collective. Mais pour cela, il que l’enseignement national développe une discipline “gestion de budget et de patrimoine” dans son programme et, ceci, dès l’école primaire, en dehors de toute idéologie, avec le simple bon sens comme fondement. Le B. A. de l’économie.
La retraite par capitalisation n’est rien d’autre que ce que la plupart des retraités ont fait pendant toute leur activité professionnelle en investissant dans la pierre (ce qui leur est reproché à ce jour) et en plaçant en se privant de tous ces loisirs qui ont fleuri depuis les années 80.
Mais tous les enfants de ces retraités salariés seront bien contents de toucher un certain pactole le moment venu, pas assez vite à leur goût !
Liberté Egalité Fraternité , devise sur tous les batiments publics en France . Ou est l’Egalité quand les fonctionnaires et sénateurs peuvent bénéficier d’un régime par capitalisation et pas le reste de la population ?.
La cerise sur le gateau : Les syndicats de la Fonction Publique admettent ce privilége mais mais mais mentionnent que vu les revenus des fonctionnaires ils ne peuvent que trés peu cotiser a une retraite par capitalisation . Toujours des excuses de la Fpublique .
Les mamy , Papy américains US bénéficient de ce systéme depuis des décennies ce qui leur permet de voyager / dépenser etc …Les sommes sont telles en capitalisation que certaines sociétés Européennes préférent une cotation boursiére a New York , exemple : Total Energies dont 60% du capital est détenu par ces capitaux étrangers
L’avantage d’un système car capitalisation, c’est que seuls ceux qui ont cotisé perçoivent. Or, force est de constater qu’avec notre système actuel, ceux qui n’ont pas cotisé (c’est à dire travaillé) perçoivent autant, voire plus que ceux qui ont travaillé toute leur vie.
Exact.
Ne pas oublier une autre forme d’investissement : dans l’achat de son habitation. Il se fait souvent au prix de renoncements à des vacances et autres plaisirs, durant plusieurs décennies. Un pactole que les enfants des “fourmis” sont bien contents de se partager
Arriver à la retraite sans avoir à payer de loyer n’est pas un détail ! Cependant, les propriétaires sont la cible d’un état glouton qui préfère financer l’assistanat.
En pratique, il ne s’agit pas d’introduire une petite dose de capitalisation pour garder une majorité par répartition. Pour que le système de retraite survive, il faudrait que ce soit une majorité par capitalisation et une petite dose par répartition jusqu’à l’extinction totale de cette partie. Cette partie existe parce qu’il fallait financer les retraites de ceux qui n’avaient jamais cotisé lors de la création du système. Depuis longtemps, le système aurait dû glisser vers la capitalisation qui, au niveau des cotisations actuelles, fournirait des retraites nettement supérieures à celles qui sont fournies par le système actuel. Nous sommes pas loin du double. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est extrêmement facile de proposer des retraites complémentaires avec des taux de retour nettement supérieurs à ce qui se passe avec la retraite par répartition.
Le grand problème, c’est qu’il existe un nombre incalculable d’opérateurs et de caisses qui vivent grassement des cotisations de l’assurance vieillesse, à commencer par les syndicats dits représentatifs et un nombre important de caisses qui entretiennent avec ces cotisations un nombre pléthorique de salariés et de charges immobilières.
Le pourcentage des cotisations qui sert réellement à payer les retraites est tellement faible qu’on peut dire que ce système est corrompu. C’est d’ailleurs pour ça qu’il va être très difficile à modifier. Et ce n’est malheureusement pas la seule chose qui est corrompu en France, on peut regarder aussi l’assurance maladie. On a réussi à faire en sorte que le système français soit un système où tout est cher, grâce à ces détournements d’utilisation et aux impôts faramineux qui augmentent le coût de la vie de tous les jours.