Pékin a lancé mardi matin des exercices de blocus de « l’ile rebelle » de Taïwan, pour la deuxième fois de son histoire, cinq mois après les premières. Il s’agit de mimer l’encerclement de l’île par navires et avions avec interdiction d’accès pour quiconque essayerait de ravitailler Taïwan, dans le cadre de la préparation d’un blocus effectif dans quelques années. Une vingtaine de navires de guerre, dont un des deux porte-avions de Pékin, ont participé à ces exercices aux côtés de 70 avions de chasse. Pékin a annoncé des exercices de tirs de précisions par missiles et obus mais Taipeh n’a pas signalé de tirs dits à balles réelles.
La Chine a fait de la réintégration de Taïwan, après la destruction du système libéral de Hong Kong, sa priorité absolue, quoique ce territoire n’ait été sous sa souveraineté que durant un peu plus de deux siècles, au XVIIIème et XIXème, entre colonisations néerlandaise et japonaise.
Un blocus serait bien moins hasardeux qu’une invasion en bonne et due forme de Taïwan, solidement défendue et séparée du continent par un détroit de 150 km. Cela n’en constituerait pas moins un acte de guerre, ouvrant donc à représailles de tout type, que ce soit d’éventuelles sanctions économiques, ou une assistance militaire des alliés de Taïwan. De facto, même si les Philippines ont souligné qu’ils seraient « forcément impliqués » en cas d’offensive chinoise, seuls les Etats-Unis seraient en capacité militaire de s’interposer, si tant est qu’ils en aient envie. Donald Trump a plusieurs fois affirmé qu’il faudrait pour cela que Taïwan « paye ».
L’île s’est dotée d’une « assurance vie » censée inciter le monde entier à la soutenir et dissuader la Chine en raison de sa place prépondérante dans les industries de micro-processeurs : par diverses incitations, Taïwan s’est doté d’une firme majeure dans le secteur MTSC, qui produit la moitié des puces électroniques de la planète. MTSC a été chargée d’amadouer Donald Trump récemment en annonçant un plan d’investissements massifs, de près de 100 milliards de dollars, aux Etats-Unis.
1 commenter
Donald a dit :on ne veut pas faire la guerre,mais si il y a la guerre ,on a ce qu’il faut!