La crise sanitaire a mis en sommeil nombre de projets gouvernementaux. Emmanuel Macron a décidé « que toutes les réformes en cours seraient suspendues à commencer par la réforme des retraites ».
Europe
Le budget de l’Union Européenne 2021-2027 est actuellement en discussion et suscite des dissensions entre les « frugal four » soutenus par l’Allemagne (devenant ainsi les « frugal five ») et les « amis de la cohésion » soutenus par la France. La sortie du Royaume-Uni prive l’UE de son second contributeur net et oblige, comme l’IREF l’avait prévu, les institutions européennes à faire des choix qui divisent les Etats. Pour autant, plusieurs éléments montrent que les « frugal five » méritent d’être suivis.
Classes moyennes : non, monsieur Macron, la hausse des dépenses publiques n’est pas la solution !
Lors de la conférence sur la sécurité de Munich, Emmanuel Macron a critiqué la gestion de la crise financière de 2008 et a préconisé une hausse de la dépense publique en Europe pour “réconcilier les classes moyennes avec l’avenir”. Il a estimé que la zone euro avait beaucoup trop donné la priorité à la réduction des dépenses publiques, qui a abouti à “désespérer les classes moyennes européennes”. Le président français a tort. Il suffirait de prendre l’exemple de son propre pays, qui contredit parfaitement ses propos.
La visite du président français Emmanuel Macron en Pologne début février était un effort pour compenser les forces centrifuges post-Brexit qui s’exerçaient sur l’Union européenne. Il est regrettable que la plupart de ses remarques aient consisté à faire la leçon aux États d’Europe centrale sur les avantages de l’harmonisation. M. Macron et les autres dirigeants de l’UE devraient plutôt se rendre compte que la force de l’Europe réside dans la variété de ses identités et de ses approches.
Ça y est ! Le Brexit a eu lieu. Sans manifestations ou débordements dans les rues, sans violences ou dégradations, sans un mouvement de « gilets jaunes britanniques ». Les Anglais ont d’abord donné une leçon de civilisation à une grande partie de l’Europe en général et à la France en particulier. Même terriblement divisés lors du référendum de 2016, ils ont respecté la majorité (courte) qui a choisi la sortie de l’Union européenne. Malgré de très longues discussions acharnées avec les représentants de Bruxelles et au sein des partis politiques britanniques, l’apocalypse n’a pas eu lieu. La vitalité démocratique de ce pays a triomphé.
Il existe plusieurs politiques rentables et favorables au marché qui pourraient être mises en œuvre par l’Allemagne et l’Union européenne pour réduire l’impact des émissions de carbone sur l’environnement. Toutefois, ces solutions sont mises de côté alors que la Commission européenne tente de créer une économie planifiée par des mesures “vertes”.
Une des blagues qui circulaient sous le communisme racontait qu’un jour, Moscou avait donné la permission à tous ces pays sous le joug totalitaire de construire des autoroutes. Tous s’y sont mis et le projet fut le même partout : l’autoroute avait six bandes de circulation dont cinq pour rouler et une pour… doubler. Elle était à sens unique, vers l’Ouest. La blague est aujourd’hui presqu’une réalité. Trente ans après la chute du Mur, ces pays regardent vers l’Ouest démocratique et ont choisi clairement le libéralisme économique.
En décembre dernier est parue l’édition 2019 de l’Human Freedom Index, produite de manière conjointe par cinq think tanks libéraux : le Cato Institute, le Fraser Institute, et la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, l’IAE et le Visio Institute. Effectuant un classement et une analyse des pays en matière de libertés publiques (mêlant liberté économique et personnelle), cet index est très instructif sur l’état du libéralisme en France vis-à-vis de ses voisins. Force est de constater que des progrès majeurs sont à faire au sein de l’Hexagone.
En économie, le futur est nécessairement incertain, car soumis aux décisions d’une multitude d’actions individuelles. La récente arrivée de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), le 1er novembre 2019, semble pourtant marquer la première étape d’un échec économique inéluctable.
Quelques enseignements pour la France et la droite en particulier
Le Parti conservateur britannique a obtenu une victoire historique lors des dernières élections législatives organisées dans un contexte particulier de débats acharnés autour du Brexit. Ce sont les meilleurs résultats depuis l’époque de Margaret Thatcher et de sa troisième victoire législative en 1987. En face, le Parti travailliste (Labour) dirigé par Jeremy Corbyn obtient les plus mauvais résultats depuis 1935. Que nous apprennent ces élections ?