Alors que la réforme de l’audiovisuel public commence tout juste à être débattue, elle suscite déjà une forte opposition de la part des syndicats de France Télévisions et de Radio France. Préavis de grève et critiques virulentes se multiplient pour dénoncer un projet présenté comme une « mise sous tutelle » et un « démantèlement ». Pourtant, la création d’une holding regroupant les acteurs du service public sous l’égide de France Médias vise avant tout à rationaliser la gouvernance et à renforcer la compétitivité du secteur qui fonctionne encore comme une forteresse imprenable. L’idée de mutualiser des ressources entre France Télévisions et Radio France n’a rien d’une hérésie, surtout devant la concurrence des groupes privés et des plateformes numériques.
Le réflexe pavlovien de certains syndicats qui consiste à s’opposer à toute tentative de réforme est révélateur d’un mal plus profond : l’audiovisuel public est perçu comme un bastion intouchable, dont le budget est financé par l’impôt (près de 4 milliards d’euros par an), alors qu’il est mal géré, coûteux pour le contribuable et qu’il manque cruellement de concurrence. La privatisation du secteur serait une option bien plus pertinente qu’un simple rafistolage organisationnel. Dans un monde où l’information et le divertissement sont omniprésents et accessibles via de nombreux canaux, quel est le sens de maintenir un service aussi hypertrophié ? Il n’y a aucune raison pour que le contribuable finance des services qu’il n’utilise pas, d’autant plus lorsqu’ils sont d’une aussi piètre qualité.
9 commentaires
Vu le pognon que nous coute l’audio visuel publique, nous aimerions bien un peu plus de respect de leur part et un peu plus de pluralité. Et si il pouvait être un peu moins politisé cela n’en serait que mieux. Si ce machin devait perdurer, une chaîne télé et un émetteur radio serait largement suffisant.
On doit à M.Mittérand le fonctionnement actuel des Médias, augmenté en ce qui concerne la T.V. de la redevance rendue obligatoire par M.Macron. Les motifs de ces choix sont tout politiques. Seul l’État peut ainsi entretenir la foule des moyens de propagande donc diriger la pensée des lecteurs/spectateurs. Quelques rares journaux et sites Internet gardent une liberté partielle de penser. La mise à mort récente d’une chaîne T.V. qui n’avait pas l’heur de plaire à nos dirigeants politiques le prouve aisément.
France TV : absolument aucune création culturelle (Au théâtre ce soir !), plus de débats politiques de fond (des talk shows avec des animateurs plutôt que de vrais journalistes contradicteurs), des feuilletons policiers dont le scénario est toujours le même (la femme commissaire, amoureuse de l’un ou de l’autre, aucune intrigue).
En revanche, une nuée d’animateurs de la sphère médiatrice-technocratique, grassement payés et dotés de moyens publics considérables pour soutenir la propagande de ceux qui les gavent.
Il faut diviser leur budget par 2, la pub indigne doublonnant actuellement leur financement, et confier des chaînes au privé. La suppression de C8, au-delà d’une censure anti-Bolloré, est symptomatique du réflexe de défense du secteur public, que l’on retrouve par exemple dans le ferroviaire : puisque nous sommes mauvais en prestation et en budget, supprimons les privés qui font mieux et qui font de l’ombre à notre confortable incompétence…
Je connais quelqu’un qui travaillait à Fr3 il louait son appartement parisien et vivait chez un copain en Normandie suite à un ^ burn out ^ ( LOL) un an salaire payé.
C’est scandaleux ! A quand une Police des fonctionnaires comme celle de « la police des police « pour mettre fin aux abus .
Ah bé oui , mais n’ oublions pas que c’ est ce ” service PUBLIC ” qui apporte la ” vraie bonne parole ” venue du ” camp du bien ” !!
Remplacez “Audiovisuel” par “France Telecom” et vous avez le même débat qu’il y a 30 ou 40 ans quand France Telecom bénéficiait d’un monopole et en profitait pour imposer des prix exorbitants couplés à un service déficient (combien d’années d’attente en 1970 pour obtenir une ligne fixe ? Qui s’en rappelle ?)
Aujourd’hui, même les gauchos et les syndicats profitent de la concurrence entre fournisseurs et des appels gratuits partout dans le monde, personne ne voudrait revenir en arrière. Le service audiovisuel public est condamné, à plus ou moins long terme, et ferait mieux de préparer son évolution au lieu de mener des combats d’arrière garde pour défendre ses privilèges et sa gabegie.
je râle car je ne peux écouter la radio mais je ne suis pas d’accord avec vous au moins sur un point je ne sais si une radio privée – celles qui émettent sont assez médiocres convenez en – pourrait nous proposer une chaine comme celle de France Culture Je l écoute depuis 60 ans et c’est une compagnie dont je ne me lasse pas et quand elle me manque vraiment beaucoup . France musique n est pas mal non plus par contre France inter qui tente de rivaliser avec RMC ou Europe etc. est devenue médiocre la concurrence n a pas toujours de bons effets et peut tirer vers le bas . Donc je souhaite que France Culture demeure protégée par le service public mais je ne soutiens par la grève qui me prive de l écoute de ma chaine préférée
STOP
Assez de financer tout ces profiteurs.
Assez de financer tout ces parasites.
Assez de financer tout ces navets insipides !
Rêvons au fléchage des impôts….
Il est indispensable selon “les profiteurs” de ces médias médiocres de continuer à bien propager la bonne parole. Le politiquement correct est bien entendu leur monopole.