Quand la Nupes fait l’éloge de Che Guevara, bourreau des ouvriers et des paysans

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Dans un tweet, le député de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) Antoine Léaument fait l’éloge de Che Guevara à l’occasion des 55 ans de sa mort. Selon le député, « l’Argentin militant pour la liberté de Cuba, avait fait sienne la devise des révolutionnaires français : “la patrie ou la mort” ! Une preuve éclatante, continue Léaument, que le patriotisme vient du cœur et pas de l’arbre généalogique ».

Le député de la Nupes ne sait pas (ou ne veut pas savoir) que le « patriote » Che Guevara a été l’un des pires criminels du communisme. Non pas en nombre de personnes tuées, car rien ne peut dépasser les crimes de Staline ou de Mao, mais par la manière. Che Guevara a tué de ses propres mains et ne s’en est pas caché.

Tourmenté, dogmatique et violent

Voici ce qu’il déclare le 11 décembre 1964 à l’Assemblée générale des Nations unies : « Nous devons dire ici ce qui est une vérité connue que nous avons toujours dite au monde : oui, nous avons fusillé ; nous fusillons et nous continuerons de fusiller tant qu’il le faudra. » Cette terrible phrase aurait pu figurer à l’entrée de l’exposition à la place de celle — cynique et sinistre — choisie par les organisateurs : « Il faut s’endurcir sans perdre la tendresse. »

Personnage tourmenté, dogmatique et violent, Che Guevara deviendra — et malheureusement, il l’est toujours — un mythe pour des générations de jeunes. Celui qui voulait prendre le marxisme « avec autant de naturel que toute chose qui n’a plus besoin d’être discutée » a tout fait pour que la “révolution socialiste” réussisse. Pour lui, « la vie d’un révolutionnaire commence le jour où il pose sa première bombe ». Et il a respecté à la lettre cette affirmation faite en 1961.

Lorsque Fidel Castro prend le pouvoir, en 1959, Guevara n’a que 30 ans. Il s’était déjà affirmé grâce à ses qualités de guérillero, son sang-froid et ses talents pour les tâches militaires. Avec Castro, il devient ministre de l’Industrie et gouverneur de la Banque nationale de Cuba. Or, le Che ignore complètement l’économie et les finances. Il s’acquittera de ces tâches comme un commissaire politique qui prend les décisions les plus absurdes, de la taxe de 25 % sur la valeur brute des minerais extraits à Cuba et exportés, jusqu’à la baisse des salaires pour les ouvriers sans conscience politique.

Pour lui, les ouvriers devaient se sacrifier à la révolution en travaillant de plus en plus mais pour des avantages symboliques : certificats, titres, fanions, photos avec Fidel Castro… Ceux qui rechignaient à leurs missions étaient envoyés en centre de “réhabilitation” à Segundo Cazalis, l’un des endroits dont le Che était fier et qui deviendra le premier “goulag tropical”. On y pratiquait le “travail volontaire” qui « sert fondamentalement au développement de la conscience de chacun ». Des centaines d’ouvriers sont passés par là.

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3 réponses

  1. Excellent article. Le « Che » est devenu un mythe. Laissons-le là où il est. Il est vrai que les admirateurs du « Che », de « Lénine », de « Staline » ou de « Trotski » (le pire des 4, encore plus sanguinaire que Che) sont plus que condamnables, mais les médias ne les invectiveront pas car en France on ne touche pas à la « gauche ». On considère que c’est le bien. La gauche a remplacé le clergé et ce ne sont, tous, sans exception, qu’une bande de curés défroqués.

  2. Guevara n’était qu’un tueur brutal et cynique, une vie humaine ne valait pas lourd entre ses mains. Que l’on puisse le porter aux nues est la preuve que l’on ne connaît pas grand chose à l’histoire à moins que l’on ait une âme bien noire !

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