Pour François Facchini, membre du conseil scientifique de l’IREF, l’optimisation fiscale peut aussi soutenir l’investissement, la productivité et, à terme, les recettes de l’État.
Taxer davantage les plus riches est une idée qui marque à nouveau ce début de campagne présidentielle. Comme si le socialisme était la seule doctrine à pouvoir obliger tous les autres courants de pensée à discuter et à se positionner par rapport à ses propositions. Cet idéal égalitariste, qui peut dans sa position la plus extrême conduire à vouloir une société où chacun a une part égale, a récemment connu deux issues politiques.
La première n’a finalement pas abouti, mais a failli être votée le 12 février 2025. L’Assemblée nationale avait voté l’impôt plancher sur la fortune (IPF), fondé sur les travaux de l’Institut des politiques publiques de l’École d’économie de Paris et ceux de l’économiste Gabriel Zucman. L’IPF était un impôt de 2 % qui devait être payé par tous les contribuables ayant un patrimoine excédant 100 millions d’euros. Ils devaient payer au minimum 2 % de leur patrimoine, tous impôts confondus. Si ce seuil de 2 % n’était pas atteint, ils devaient payer la différence. Selon ses défenseurs, ce dispositif devait permettre de favoriser la justice fiscale, de combler une partie des déficits publics et de lutter contre l’optimisation fiscale.