« Les moyens alloués à la police vont principalement à la masse salariale et pas assez à l’équipement »

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Alors que le gouvernement doit présenter le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur en conseil des ministres ce mercredi, petit tour d’horizon des besoins de la police pour retrouver une pleine efficacité. Mais aussi, dans le même esprit, des pistes de meilleure allocation des moyens et/ou d’économies possibles.

Atlantico : Peut-on parler de dérive des coûts au sein de la police et de la gendarmerie ?

Les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions difficiles, donc il n’est pas question de mésestimer le travail des forces de l’ordre. Lorsqu’on lit le rapport de la Cour des comptes de 2021, on s’aperçoit que les moyens alloués à la police se dirigent principalement vers la masse salariale (primes, heures supplémentaires). Mais il y a un manque d’investissement dans l’équipement : le parc automobile a un âge moyen de 7 ans en France, contre 3 ans en Allemagne. À côté de cela, on constate qu’on a lâché du lest sur le concours, en passant de 2% à 18% d’admissions. On a besoin de plus de policiers, mais cela ne doit pas se faire au détriment des compétences. Aujourd’hui, on se retrouve avec des promotions de 400 personnes, ce qui ne facilite pas la formation des agents.

Pourtant, les policiers et les gendarmes ne bénéficient pas de salaires mirobolants. Comment peut-on faire face à cette situation?

La Cour des comptes préconise de rendre le temps de travail plus adapté aux besoins de ce corps de métier. Actuellement, le temps de travail est très peu flexible (repos de onze heures, deux jours de repos hebdomadaire qui doivent être en week-end une semaine sur deux, etc.). Il y a donc trop d’équipes en roulement, sans compter les coûts importants consacrés aux heures supplémentaires. À titre d’exemple, il y a plus d’une soixantaine de primes dans la police. Est-ce nécessaire ?

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