« Quelque 800 millionnaires ont d’ores et déjà déplacé leur résidence fiscale hors de France en 2025, attirés par la fiscalité plus clémente pratiquée par certains de nos voisins, notamment en matière d’héritage et de transmission. Le montant total de ces patrimoines serait estimé à environ 4 à 4,4 milliards d’euros », indique l’avocat fiscaliste Jean-Philippe Delsol, président de l’Institut de recherches économiques et fiscales (Iref). Les idées lancées par les candidats ne sont pas de nature à tarir ce flux de départs, bien au contraire…
La campagne présidentielle aura bien pour enjeu le redressement du pays. Mais pour y arriver, faute d’avoir le courage de proposer des réformes, les candidats de gauche préfèrent augmenter les taxes et les impôts ! Alors que la France est l’un des pays qui ponctionnent le plus ses concitoyens, alors que ses habitants, sondage après sondage, disent clairement qu’ils ne veulent pas de hausse de la pression fiscale, de Jean-Luc Mélenchon (au-delà de 12 millions d’euros, il prélèverait, s’il était élu, l’intégralité d’une succession) à Raphaël Glucksmann (taxation de ce qu’il appelle les « méga-héritages » avec un seuil à 2 millions d’euros) en passant par François Hollande (taxe sur les grosses successions), tous proposent de recourir à l’imposition. Leur cible privilégiée : les successions des particuliers et des entreprises. Quand ce débat est revenu en 2025, lors de la préparation du budget, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle aussi suggéré de…