Face à Sandrine Rousseau et le droit à la paresse, les médias ont un devoir d’oubli

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Une fois n’est pas coutume, Sandrine Rousseau a brillé deux fois cette semaine. Dans cet extrait relevé sur Twitter (si l’envie vous prend de vous faire du mal et d’écouter toute la conférence, elle est ici.), la pertinente professeure d’université et députée écologiste nous explique que « [La] science [est] au XVIIIe et XIXe siècle (sic) très inspirée par les travaux de Darwin ». Plus loin, elle indique que : « Ricardo et Malthus […] prônent de laisser mourir les pauvres », et tout cela serait « inspiré des théories de Darwin ». Comme l’a relevé un twitto, Darwin (1809-1882) a donc inspiré Ricardo (1772-1823) avant ses 14 ans et Malthus (1776-1834) avant qu’il en ait 25… Mieux, un siècle et demi avant la parution de son ouvrage (1859), il influençait déjà la science de son temps… Quel talent ce Darwin !

Non contente d’exhiber des connaissances économiques universitaires que l’on peut qualifier avec bienveillance de limitées (ou d’ultracrépidarianisme), Madame Rousseau a su encore nous surprendre en défendant “le droit à la paresse”. Elle fait partie de cette gauche écolo qui n’aime pas l’Homme, qui pense que l’activité économique est la source de tous nos maux environnementaux. Pour elle, faire l’apologie du non-travail est donc normal, l’effort pollue et sauver la planète induit la décroissance. “La réduction du temps de travail est une urgence écologique” dit-elle encore. Il s’agit de ce fait d’un combat politique, allant jusqu’à réduire le travail à une valeur de la droite capitaliste écocidaire.

Les médias sont friands des sorties répétées où l’ancienne vice-présidente d’université se ridiculise. Elle s’en est même plainte, estimant qu’elle n’était pas l’objet de caricatures, mais de harcèlement ! Toujours est-il qu’en étant source d’amusement général, chaque papier ou reportage se fait l’écho d’une pensée dangereuse, cherchant à divertir à son tour le téléspectateur ou le lecteur. Là est le danger. La responsabilité serait de laisser dans les méandres de l’ignorance toutes ses interventions qui, reprises, donnent une sorte de crédit et de publicité à ce qui ne devrait pas en avoir. Car à force d’entendre des inepties, certains peuvent finir par les croire vraies. Les médias devraient faire oublier Sandrine Rousseau, pour le bien du monde.

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