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Ukraine : les démocraties aveuglées et coupables de non-assistance à peuple en danger

par Nicolas Lecaussin
Rien n’a arrêté dans le passé les dirigeants soviétiques et ni les sanctions économiques ni l’envoi d’armes à l’Ukraine n’arrêteront Poutine. Sauf miracle, il ira jusqu’au bout pour imposer la russki mir, le nouvel ordre mondial russe. Si le monde libre reste les bras croisés, s’il laisse les Ukrainiens se battre seuls pour la liberté, alors la défaite morale de la communauté occidentale sera consommée.

Pour comprendre, il faut lire ou relire « Comment les démocraties finissent » de Jean-François Revel

Je crois que les Ukrainiens se demandent en ce moment la même chose que mes grands-parents (et avec eux des dizaines de millions d’Est-européens) après l’occupation soviétique au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale : quand est-ce que les Américains viendront nous sauver ? Pensées vaines et attente inutile… l’Histoire nous le rappelle avec cruauté. La lâcheté des Occidentaux, aujourd’hui, face à l’invasion et au massacre en Ukraine, confirme douloureusement que les démocraties sont incapables de comprendre le fonctionnement des dictatures et la manière dont il faut les traiter :  « La démocratie incline à méconnaître, voire à nier les menaces dont elle est l’objet, tant elle répugne à prendre les mesures propres à y répliquer. Elle ne se réveille que lorsque le danger devient mortel, imminent, évident. Mais alors soit le temps lui manque pour qu’elle puisse le conjurer, soit le prix à payer pour survivre devient accablant. », écrit Jean-François Revel dans son essai « Comment les démocraties finissent » (Grasset, 1983). Ce constat, argumenté brillamment dans le livre, est, hélas, terriblement actuel. Que Poutine ait envahi l’Ukraine semble avoir surpris les dirigeants occidentaux. Or, cela fait 20 ans que l’on peut déchiffrer, dans les faits, ses intentions. Destruction d’Alep et Grozny, réinstauration du dictateur Bachar al-Assad au pouvoir en Syrie, mise en place d’un régime islamiste inféodé à Moscou en Tchétchénie, attaque et annexion d’une partie de la Géorgie, de la Crimée, du Donbass… tout cela n’était-il pas, déjà, au plus haut point inquiétant ?  Dans sa politique intérieure, il y a longtemps que Poutine se durcit. Il devient un autocrate de plus en plus redouté, il truque les élections, déconsidère les opposants et les journalistes, élimine les plus virulents, ce qui ne l’empêche pas de se dresser dès qu’il en a l’occasion en « victime » du « mépris occidental ». On ne voit pas très bien pourquoi, car il est reçu par tous les grands chefs d’Etat comme un interlocuteur « normal », la Russie est traitée comme un partenaire sérieux, intégrée dans les organisations internationales comme le G8 et même invitée à participer aux réunions de l’OTAN. Mais, paranoïa vraie ou tactique, ça marche, personne ne moufte.

Cela fait 20 ans que l’on peut déchiffrer, dans les faits, les intentions de Poutine

Poutine n’a rien à faire des salamalecs diplomatiques. Il piétine inlassablement le droit et les traités internationaux : la Russie a bien signé un pacte avec l’OTAN en 1997, qui prévoit une collaboration et des consultations entre les deux parties. Il n’est nullement question d’engagements ou de promesses de non-élargissement de l’organisation atlantique. Poutine n’a pas fait plus de cas de ce pacte que du mémorandum de Budapest de 1994, signé par la Russie, qui l’engage à respecter la souveraineté et l’intégrité de l’Ukraine. Il agit exactement comme ses prédécesseurs soviétiques. Les Occidentaux au pouvoir durant la guerre froide sont tombés dans tous les panneaux, pourquoi seraient-ils plus avisés maintenant ? Poutine a commencé par soutenir que son pays était menacé par les pays membres de l’OTAN ayant une frontière commune avec la Russie. Mais en février dernier, lorsqu’il a envoyé plus de 130 000 hommes vers l’Ukraine, il y avait moins de 8 000 soldats de l’OTAN stationnés dans les pays membres, de la mer Baltique jusqu’à la mer Noire. Ces quelques milliers de soldats menaçaient-ils de foncer sur Moscou ? Les frontières de la Russie totalisent environ 20 000 km et seulement 6 %, soit environ 1 250 km, jouxtent des pays membres de l’OTAN.

Aucune sanction commerciale et économique n’a eu raison de l’expansionnisme et de la répression soviétiques.

Depuis les débuts de la guerre froide jusqu’à l’effondrement du communisme et la chute du mur de Berlin, les démocraties occidentales ont cédé devant les appétits territoriaux de l’URSS. Aucune sanction commerciale et économique n’a eu raison de l’expansionnisme et de la répression soviétiques. Berlin en 1953, Budapest en 1956, Prague en 1968, Kabul en 1979, Varsovie en 1980… les leaders du Kremlin interviennent avec une brutalité extrême sans se soucier, et pour cause, de heurter les Occidentaux – qui d’ailleurs ne s’offusqueront pas plus des exactions chinoises. Pour Moscou, il s’agissait de punir – ce sont aussi les termes de Poutine – les « parasites » et les « fascistes ».

Pire encore, les démocraties ont signé une série de traités, en particulier à Helsinki en 1975 avalisant toutes les conquêtes et actions des Soviétiques. La fameuse « détente », la « realpolitik » vantées et théorisées par nos bienveillants politiques occidentaux dans les années 1970, ont été suivies par un très fort déploiement soviétique en Afrique, en Amérique centrale et en Asie et aussi par un alourdissement de la répression dans les pays communistes. Moscou a compris l’ « ouverture » dans une acception très particulière : comme un feu vert pour asseoir et renforcer son impérialisme dans le monde.

La méthode de Poutine est la même depuis des années. Il aime jouer la surenchère pour tester les Occidentaux et l’OTAN. Il masse des troupes à la frontière ukrainienne, et attend. Joe Biden et d’autres chefs d’Etat affirment qu’ils n’enverront jamais de soldats sur place. Pour Poutine, c’est « Go ! » et il fonce. Action, réactions : elles sont fortes, peut-être plus qu’il ne l’aurait imaginé. Alors il renchérit : menace nucléaire à peine voilée. Nouveau test pour l’OTAN, pression accrue pour que l’Ukraine cède sans qu’interviennent les Occidentaux pris de panique. C’est comme au poker sauf qu’au bluff s’ajoute la violence ouverte. Lorsque le président Biden affirme haut et fort qu’il faut éviter « l’escalade » avec la Russie, lorsque le président du Conseil européen, Charles Michel, s’inquiète de l’éventualité d’une « troisième guerre mondiale » ou que le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, affirme que « l’OTAN ne veut pas de guerre avec la Russie », le dictateur de Moscou comprend qu’il n’a aucune raison de s’arrêter. Biden a aussi abandonné l’idée de permettre à la Pologne, membre de l’OTAN, de fournir des Mig-29 à l’Ukraine. L’ONU demande à ses employés de ne pas parler de « guerre » ou d’ « invasion » dans leurs communiqués ou dans leur courrier professionnel.

Plus Macron parle au téléphone avec Poutine, plus celui-ci bombarde les villes ukrainiennes

Le président Macron se fait humilier et se ridiculise en multipliant les conversations téléphoniques avec Poutine. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant si le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’est montré très élogieux à l’égard d’Emmanuel Macron dans une interview au quotidien économique russe RBK, assurant qu’il est le seul dirigeant à ne s’être « pas couché » devant les États-Unis… Il est toujours bon de semer un peu plus de zizanie parmi les Occidentaux. Très pince-sans-rire, Sergueï, quand on voit que le seul résultat des conversations téléphoniques et du haut-fait de ne pas se coucher devant les Etats-Unis, c’est l’ intensification des bombardements russes sur les villes ukrainiennes.

Rien n’a arrêté dans le passé les dirigeants soviétiques et ni les sanctions économiques ni l’envoi d’armes à l’Ukraine n’arrêteront Poutine. Sauf miracle, il ira jusqu’au bout pour imposer la russki mir, le nouvel ordre mondial russe. Si le monde libre reste les bras croisés, s’il laisse les Ukrainiens se battre seuls pour la liberté, alors la défaite morale de la communauté occidentale sera consommée. L’Occident sera coupable de non-assistance à peuple en danger. Prélude, on peut en être certains, à d’autres invasions.

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23 commentaires

Bonet 29 mars 2022 - 7:57

Faut -il prendre le risque que ce dictateur appuie sur le bouton rouge ??? Bluff ou réelle menace ??? Super angoissant car on n’est pas au jeu de poker !!!

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Nicolas Lecaussin 29 mars 2022 - 8:23

Difficile de le faire néanmoins…
Cordialement
NL

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PhB 29 mars 2022 - 10:10

Tout à fait d’accord avec Bonet, je n’ai pas envie de faire connaissance avec Satan 2 et autres consorts.
Comme je l’ai déjà mentionné dans un message antérieur:
« Quand la bête est acculée, elle est prête à tout, y compris à mourir » Rappelez-vous l’histoire de l’Hermine en Bretagne.
On n’est pas dans la tête de Poutine, mais plus il prend du pouvoir plus son comportement se rapproche d’un exalté, voir d’un terroriste qui n’hésitera pas à faire sauter toute la planète, juste pour ne pas …se coucher.
Alors personnellement, au-delà de notre petit confort, même si l’humain est nocif pour la planète qui elle a mis des centaines de milliers d’année pour nous offrir cette beauté qui nous entoure, celle-ci ne mérite pas d’être saccagée, juste pour une histoire d’Ego surdimensionné.
C’est beau l’héroïsme, mais là nous ne sommes dans une situation qui peut devenir suicidaire pour l’humanité entière.
PhB

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Kircher Jean 29 mars 2022 - 8:19

D’accord sur le constat mais ose-t-on imaginer que nos troupiers aillent se faire fracasser par les Russes?
Nos démocraties molles ne sont plus dans cet état d’esprit et il est vain de rêver…
Que faire?

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en fait 29 mars 2022 - 9:14

OUI, V. Poutine est très dangereux. OUI mais, il semble poursuivre une logique du long terme.
Pour le reste de l’Europe € ou U.E, je ne sais pas.
Par contre pour la France il est possible de se poser des questions, compte tenu des faits suivants:
– WW2 De Gaulle et Venona ?
– E.N.A. De Gaulle + P.C. , Ecole de Commissaires Politiques ? le plus souvent très anti U.S.A. , . .. ….,
– depuis des décades, 1981 en fait la France est un  » pays communiste » ?

tout semble en route pour terminer le souhait du grand libéral, le génial camarade Staline de Brest Litov à Brest, ne sommes nous pas déjà une  » Colonie Soviétique » ? qu’il faudra cependant désoviétiser au profit des oligarques ?.
donc, tout va bien.

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JCC 29 mars 2022 - 9:40

Les Russes visiblement ont du mal avec la guerre urbaine et la manœuvre de se retirer vers les seuls territoires de l’Est montre qu’on est fébrile. Maintenant, même si l’analyse est brillante et exacte sous bien des coutures, il y a une forme de partialité que je regrette. M. Lacaussin égraine les violation soviétiques du droit mais en oublie les nôtres : le viol de Belgrade par l’OTAN est un précédent qui, ignoré, laisse à penser que l’auteur s’arrange un peu avec les faits. Comme sur le non respect des accords de Minsk par Kiev. Tout n’est jamais tout blanc tout noir.

Mais pour reprendre Déat, faut-il mourir pour Marioupol? J’apprécie peu les va-t’en guerre à la BHL qui donnent des leçons de morale depuis le confort de leur sofa, qui sifflent à l’oreille des dirigeants pour finir avec des désastres comme la Libye. Alors, on se bat? On y va? Vous la voulez, la guerre totale en Europe? Pour l’Ukraine, qui n’a pas fait tout juste, dont même les Hongrois et les Roumains se plaignent un peu dans le traitement de leurs minorités qui sont sur le sol ukrainien? Les Ukrainiens qui ont aussi cramé vifs les pro russes à Odessa en 2014? Bien sûr les images de Marioupol font froid dans le dos et Poutine s’est discrédité tout seul. Même les Chinois sont gênés. Mais veut-on la guerre en Europe partout? Voulez-vous une menace atomique sur Paris? Et puis, pourquoi ne pas non plus sanctionner et faire la guerre aux Saoudiens qui se comportent comme des barbares au Yemen?

Navré Nicolas, mais vos propos de marche à la guerre ne me convainquent pas. ET je dis à tout ceux que cela excite : l’Ukraine recrute des mercenaires étrangers. Allez-y, prenez un AK 74 et faites votre guerre. Mais n’allez pas demander à nos boys de mourir pour votre cause.

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Nicolas Lecaussin 29 mars 2022 - 11:16

L’OTAN est intervenu en ex-Yougoslavie à la demandes des Européens (Chirac en tête) et afin de stopper les massacres perpétrés par les Serbes de Milosevic..Les Accords d eMinsk ont été signés par l’Ukraine avec un pistolet sur la tempe et d’ailleurs c’est Poutine qui vient de les enfreindre. Comme il a enfreint le Mémorandum de Budapest et l’Accord entre l’OTAN et la Russie de 1997. Je prendrais bien un AK47 mais ce n’est pas ma cause, c’est celle de l’ Europe et de la souveraineté et la liberté

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Picot 29 mars 2022 - 12:36

Oui, l’OTAN est intervenue en Yougoslavie, sans mandat de l’ONU. Et le résultat final est sa plus grande base en Europe, Bondsteel, au Kosovo. Bien joué.

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Nicolas Lecaussin 29 mars 2022 - 2:16

heureusement, sinon, ce serait toujours la guerre civile… Maintenant, ce sont des objectifs touristiques..

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JCC 30 mars 2022 - 1:24

Navré de vous contredire, mais les massacres de Milosevic ont été une conséquence des bombardements de Belgrade. Les Serbes avaient prévenu : « il y aura des conséquences »… On a laisser amputer la Serbie d’une province historiquement serbe peuplée par des Albanais en 50 ans d’émigration.

https://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/FISK/3228

Personne n’a forcé les Ukrainiens à signer Minsk : et non, les Ukrainiens ont violé les accords notamment avec les décisions linguistiques. Poutine les a violé également. Quant à la Russie de 1997, elle était complétement à genoux et là aussi on lui a fait signer des trucs « avec le flingue sur la tempe ». On a profité de la déconfiture d’Eltsine et de la déconfiture de la faillite qui a suivi. De quoi faire jouir Albright, Clinton et tous ces va t’en guerre. Humilier un grand pays comme la Russie n’est jamais sans conséquence.

Enfin j’attends vivement que l’OTAN arrête le massacre des Saoudiens au Yémen… oh non ils ont un permis de tuer ceux là. D’ailleurs, cette guerre fait tellement bien les affaires de ces messieurs du Golfe qui vont pouvoir nous refiler pétrole et gaz en échange d’une plus grande « tolérance » chez nous envers l’Islam…

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Nicolas Lecaussin 30 mars 2022 - 2:15

Navré de vous contredire mais les massacres et l’épuration ethnique de Milosevic ont commencé des années avant l’intervention de l’OTAN. Ila commencé ses guerres en 1991 et 1992 et ne serait-ce que le massacre de Srebenica qui a lieu en juillet 1995…

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JCC 3 avril 2022 - 9:49

En février 2006, la Cour internationale de justice rejette la responsabilité de l’État serbe dans le génocide, mais souligne que l’État serbe n’a pas pris «toutes les mesures en son pouvoir» pour empêcher le génocide de Srebrenic.
Je vous parle du Kosovo, pas de la Bosnie. Et Milosevic n’a pas été rendu responsable de Srebenica.

Dudufe 29 mars 2022 - 10:41

Ce n’est pas une excuse mais j’ai « entendu dire » que l’Ukraine avait bombardé le Donbass en 2014 et après,au prétexte qu’il y aurait eu des russophones dans ce pays…? Aussi que Zelenskiy était en contact avec des oligarques russes et qu’il avait une villa cachée en Toscane de 15 pièces estimée à 4 millions d’euros. Va savoir…?

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Nicolas Lecaussin 29 mars 2022 - 11:08

On entend beaucoup TROP de choses…surtout depuis l’invasion de l’Ukraine…Bizarrement…

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LEBLOND 29 mars 2022 - 2:01

Je sais que certains en France se sont offusqués que l’on puisse comparer la situation en Ukraine à celle de Hitler envahissant ses voisins de l’est etc.. Cependant Poutine emploie la même méthode que lui et notre réaction nous occidentaux européens, ressemble comme une goutte d’eau à celle de nos ancêtres à Munich.
Poutine va annexer l’Ukraine et nous allons nous faire tout petit. La suite tout simplement les riverains Pologne, Hongrie, les Baltes, la Tchéquie et peut être l’Allemagne de l’Est, plus au nord la Finlande. JML

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Nicolas Lecaussin 29 mars 2022 - 2:07

Entièrement d’accord avec vous !
NL

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JR 29 mars 2022 - 4:46

Bonjour, certes, mais c’est la politique logique d’un petit président, assisté par un petit gouvernement et le tout pas trop vite, En Marche arrière à 80 km/h. On ne peut pas passer son temps à inventer des taxes, des impôts, des malus à 50 000 € et se complaire dans l’inaction énergétique et faire de la politique étrangère. Sans soutenir Macron, qui m’a mis dans une folle rage depuis ses 80 km/h et ses malus à 50 000 €, ce qui m’a (nous, les 36 Millions d’automobilistes) a fait devenir des anti-macronistes invétérés. Il faut lui reconnaitre qu’il n’est pas aidé, seul Le Drian, pourtant socialiste est en mesure d’apporter un avis éclairé sur la situation. Plutôt que de dilapider les deniers des contribuables dans une stupide, inutile et ruineuse « transition écologique », Jupiter à 80 km/h et malus à 50 000 € aurait mieux fait d’investir dans au minimum un deuxième porte-avions et dans une défense digne de ce nom. Merci, bien à vous.

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JCC 30 mars 2022 - 1:25

Ce n’est pas ce qu’on voit. Poutine se replie vers l’Est. Il se fiche pas mal d’aller en Hongrie ou en Allemagne de l’Est et n’a pas les moyens de Goering. Si cela avait été Hitler, l’Ukraine aurait été battue en 2 jours, comme la France l’a été en 15. Comparaison n’est pas raison.

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Nicolas Lecaussin 30 mars 2022 - 2:12

Cela fait des années que Poutine attaque, occupe et massacre. Ce n’est pas parce qu’il se « replie » vers l’Est qu’il faut changer d’avis… D’ailleurs, il n’ a jamais cessé de mentir et de faire des promesses non-tenues..
NL

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DARRICADES Jacqueline 29 mars 2022 - 10:20

Trés interressants , tous ces commentaires variés pour moi qui ne suis pas une spécialiste
Merci

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Maellys93 29 mars 2022 - 10:35

Nous n’arrivons pas à nous faire respecter dans les « territoires perdus de la République ».
Et il faudrait aller se battre en Ukraine !!!
Hallucinant!!
Où est la logique de nos « élites » au pouvoir depuis plusieurs décennies?
Vivement le 10 avril Z0ZZ pour les recadrer sur les priorités en France!!

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Nicolas Lecaussin 30 mars 2022 - 8:58

Ou les deux !
NL

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JCC 30 mars 2022 - 1:28

Elle est pliée cette élection. Même jusqu’en Suisse où l’on suit vos débats parce que moins soporifiques que les nôtres, c’est la consternation. Ce sera du en même temps pour 5 ans. J’espère me tromper. Mais pour sauver les meubles, sauvez les législatives. Vous aurez du Macron, mais peut être pas les Schiappa, Ferrand, Guerini, and co…

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