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Quand la droite polonaise donne une leçon de souverainisme à la droite poutinienne française

par Aymeric Belaud
« L’Ukraine se bat pour la liberté de l’Europe ». Voilà les mots du Premier ministre Mateusz Morawiecki, s’adressant le jeudi 24 février 2022 au Sejm (la Diète de la république de Pologne, chambre basse du pays). Membre du PiS, parti Droit et justice (Prawo i Sprawiedliwość), il est sur le plan européen l’allié du Rassemblement National : ce parti a signé une déclaration commune avec le RN et d’autres partis de droite souverainiste et d’extrême-droite sur l’avenir de l’Union européenne. Ceux-ci critiquent « la voie fédéraliste [que prend l’Union européenne] qui l’éloigne inexorablement des peuples qui sont le cœur battant de notre civilisation. » Pourtant, la droite polonaise s’écarte de la vision géopolitique des « souverainistes » autoproclamés français, et de leur servilité poutiniste.

 

Pour la droite conservative polonaise, vive l’Ukraine libre et vive l’OTAN !

Le Sejm a adopté jeudi 24 février 2022 une résolution incontestée condamnant la Russie pour avoir envahi l’Ukraine. Pour tous les députés, de la gauche à la droite la plus « dure », l’heure est à l’unanimité dans un pays pourtant très divisé politiquement, notamment sur la gestion de la crise sanitaire et la politique européenne. Mais les intérêts de leur pays et de l’Occident prime sur tout le reste. Le Sejm dénonce unanimement l’agression russe et demande le retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine. Dans le communiqué, il est précisé que « La Fédération de Russie s’exclut de la communauté internationale, nous retournons aux temps les plus sombres du XXe siècle ».

Dans son discours, le Premier ministre Morawiecki explique que le 24 février est « le jour où un pays en a attaqué un autre sans aucune raison. Cette barbarie à laquelle nous faisons face à notre frontière orientale doit se heurter à une résistance résolue de l’ensemble du monde libre ».

Il continue sa plaidoirie devant les députés par ces mots forts : « Aujourd’hui, l’Ukraine ne se bat pas seulement pour sa propre indépendance et sa liberté. Aujourd’hui, l’Ukraine se bat pour la liberté de toute l’Europe ». Il poursuit :

« Nous ne sommes pas surpris par ce qui se passe aujourd’hui. Nous avons anticipé cet état de fait. Déjà en novembre et décembre, j’ai mis en garde contre ce qui pourrait arriver, contre ce qui se passe maintenant. Vladimir Poutine a choisi la voie de la terreur, il veut briser l’Europe par la terreur. Notre réponse ferme déterminera si nous serons en mesure de restaurer l’intégrité territoriale de l’Ukraine. […] Il a fait revivre ces démons que nous avions déjà oubliés, les démons de la guerre. L’agression est devenue un fait. Des innocents meurent de l’autre côté de notre frontière orientale. Notre attitude doit être ferme. »

Le Premier ministre Morawiecki a également déclaré « aux Ukrainiens qui ont élu domicile en Pologne et à ceux qui viendront ici, nous ne vous abandonnerons pas en cas de besoin. Nous sommes avec vous ». Il a ajouté que « nous accepterons les réfugiés, nous soignerons les blessés s’il y a un tel besoin ». Répondant ainsi aux critiques des progressistes occidentaux qui estiment que la Pologne est xénophobe, alors que c’est l’un des pays européens qui compte le plus de ressortissants étrangers sur son territoire.

Il termine en appelant à un renforcement du flanc oriental de l’OTAN et il estime que la Pologne est en sécurité car elle est « dans le cadre de l’alliance militaire la plus forte du monde, qui est le Pacte de l’Atlantique Nord » avant de conclure son discours par un « Vive l’Ukraine indépendante ! »

Le président Andrzej Duda (PiS) s’est également adressé à la Nation via la télévision jeudi 24 au soir. Drapeaux de la Pologne et de l’OTAN en fond, il a dénoncé une « agression armée contre notre voisin, l’Ukraine indépendante et souveraine. La décision de Vladimir Poutine a déclenché la guerre contre l’Europe. Cela signifie d’innombrables tragédies, la mort et la destruction. Personne ne le sait mieux que nous, les Polonais, qui avons été si durement touchés par les guerres et les agressions ».

C’est pour lui « un tournant pour toute notre communauté occidentale » et il dénonce les « nombreux dirigeants mondiaux [qui] se sont bercés d’illusions en pensant que des négociations normales pouvaient être menées avec Vladimir Poutine et la Russie, que des accords pouvaient être conclus et qu’ils seraient respectés. En tant que Pologne, nous avons à plusieurs reprises mis en garde contre une telle attitude. Le président Lech Kaczyński en a parlé dans son discours lors de l’agression russe contre la Géorgie, lorsqu’il a averti : « Aujourd’hui la Géorgie, demain l’Ukraine, après-demain les pays baltes, et plus tard peut-être, ce sera le tour de mon pays, la Pologne ». Malheureusement, aucune leçon n’en a été tirée, et d’autres tragédies se sont produites et se produisent encore ». Le président polonais appelle l’Occident à l’unité et à une position commune, desquelles doit découler une réponse « extrêmement ferme et dure ».

Plus loin, il affiche son soutien plein et entier à l’OTAN : « L’attaque russe en Ukraine a clairement montré l’importance du rôle de l’OTAN, l’importance de la présence des troupes américaines en Pologne et en Europe. […] Aujourd’hui, dans la situation des menaces sécuritaires, nous pouvons clairement voir combien les liens transatlantiques sont forts et importants. Les États-Unis sont et doivent rester un leader sur la question de la sécurité mondiale ».

Dans ce contexte, les prises de paroles des « alliés » politiques français doivent laisser perplexes les dirigeants polonais et la direction du PiS.

Le Rassemblement National, et en particulier certaines figures du mouvement comme Thiery Mariani, sont assez proches de la Russie et souhaitent construire une alliance avec Vladimir Poutine. La veille de l’invasion, M. Mariani expliquait que « dire que Poutine poussera ses troupes jusqu’à Kiev est grotesque. ». Le lendemain, des troupes aéroportées étaient aux abords de la capitale. Pour lui, tout est de la faute de l’OTAN, et des Etats-Unis qui voudraient « écouler leur gaz de schiste en Europe ».

Pour ses précédentes campagnes, le RN ex-FN a bénéficié d’emprunts de banques russes et les décisions de la Russie sont toujours excusées. Le parti de Marine Le Pen est également très critique à l’égard de l’OTAN. Sans bien évidemment s’interroger sur les raisons qui poussent tous les pays frontaliers de la Russie à vouloir devenir membres de l’OTAN, alors que personne ne le leur impose d’aucune manière… L’impérialisme est toujours du côté américain pour le RN, et jamais du côté russe. Fin janvier, lors d’une rencontre en Espagne entre partis souverainistes européens, Marine Le Pen s’est opposée à la vision de ses partis européens alliés pour lesquels l’action de la Russie est une menace. « Nous n’avons pas la même position sur le dossier ukrainien » a-t-elle dit, alors que Viktor Orban et Mateusz Morawiecki avaient adjuré de « faire front commun ».

Ce front commun sur la question de la Russie n’existe pas entre les souverainistes de l’Est de l’Europe et le RN. Et il en est de même avec Éric Zemmour[1], proche idéologiquement du PiS en politique nationale.

 

« Il y a une culture pro-russe en France »

La droite en Pologne critique fermement les déclarations d’Éric Zemmour, dont les interventions télévisées ainsi que les écrits, depuis des années, sont parsemés de louanges envers l’autocrate russe. Rappelons qu’il avait déclaré rêver d’un Poutine français dans une interview au journal l’Opinion en 2018. Lors de son ancienne émission phare sur CNews en juin 2021, il expliquait qu’il « faut arrêter de faire de Poutine l’agresseur, c’est Poutine l’agressé. Évidemment, après il se défend. » Plus récemment, le 20 février dans le « grand rendez-vous » d’Europe 1 et CNews, alors que les troupes russes étaient déjà massées le long de la frontière ukrainienne, il déclarait ne pas croire à l’invasion russe en Ukraine.

Le jour de l’agression russe sur tout le territoire ukrainien, il a bien dû quelque peu revenir sur sa position en condamnant certes l’invasion russe. Mais il a aussi, et surtout, réclamé un traité pour signer la fin de l’expansion de l’OTAN. Si l’on lit entre les lignes, c’est donc l’OTAN qui pour lui est responsable de cette guerre et de l’invasion de l’Ukraine. … De plus, croire que négocier un traité avec un criminel de guerre qui passe son temps à ne pas les respecter va arranger la situation, est idiot. C’est surtout ne pas comprendre la logique de Vladimir Poutine, qui est un impérialiste revanchard de l’URSS et de la Grande Russie. Il considère que l’Ukraine n’est pas un vrai pays et qu’elle doit revenir à la Russie (une falsification historique éhontée). Il entend « dénazifier » l’Ukraine, alors que l’actuel président Volodymyr Zelensky est… juif. Drôle de pays nazi, comme le qualifie la propagande poutinienne, qui élit démocratiquement un juif comme président.

Pour Krzysztof Bosak, ancien candidat à la présidentielle polonaise pour le parti national-libéral-conservateur Konfederacja, « il y a une certaine culture pro-russe en France, qui tient en partie à l’histoire et en partie à l’antiaméricanisme. » Pour lui, la déclaration d’Éric Zemmour sur une Ukraine qui serait « neutre » est « malheureusement une idée idiote, car il ne peut pas y avoir de neutralité en politique internationale avec un voisin comme la Russie. » A la tribune du Sejm jeudi 24 février, il a critiqué ouvertement le parti de gauche Lewica qui a souhaité l’année dernière diminuer les dépenses de défense tout en attaquant les militaires polonais défendant la frontière avec le Belarus. Rappelons ici qu’une partie de notre droite souverainiste ne voit pas en Alexandre Loukachenko, le président-despote de la Biélorussie, un danger. Comme la gauche polonaise donc…

Les députés de Konfederacja ont également fait une déclaration, estimant que « l’agression armée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine est, bien sûr, un acte de banditisme international qui doit être condamné au plus haut point. En même temps, cet acte nous fait réaliser à quel point la propagande pacifiste et de désarmement était subversive. » Propagande relayée par les réseaux pro-russes à travers l’Europe. Le parti déplore aussi la « lâcheté de l’Allemagne » qui préfère illuminer la porte de Brandebourg aux couleurs de l’Ukraine plutôt que d’agir concrètement, notamment sur la question de l’interdiction d’accès du réseau  SWIFT aux banques russes.

La complaisance avec la Russie et Vladimir Poutine n’est malheureusement pas l’apanage du RN ou de Zemmour. Si l’extrême-gauche se plait à défendre le néo-soviétisme de Poutine, la droite républicaine a ses « infiltrés ». Et que dire de notre président de la République Emmanuel Macron, qui aujourd’hui parlemente dans le vide avec le criminel de guerre Poutine dont il « condamne fermement » l’action, alors qu’il appelait en novembre 2019 à ce que l’OTAN cesse de considérer la Russie et la Chine comme des ennemis potentiels ! Aveuglé, comme beaucoup, par une façon de penser étrangère à Poutine, il a péché par naïveté face à la montée de la menace russe. Or, Vladimir Poutine est un impérialiste qui teste en permanence les limites de l’Occident et qui ne comprend qu’un seul langage : le rapport de force.

Robert Ménard, le maire de Béziers, semble le plus apte de la droite souverainiste à comprendre la réelle géopolitique. « Quand j’entends un certain nombre de gens dans mon camp, j’ai l’impression que ce sont les éléments de langage du Kremlin» déclarait-il le 23 février sur l’antenne de LCI. Il renchérit plus tard : « Mais ils sont fous! ». Voilà ce que les souverainistes polonais, baltes, finlandais ou slovaques doivent également penser de leurs alliés d’Europe occidentale. Eux, connaissent vraiment la Russie et ses intentions.

 

[1] Il est tout de même cocasse que les partisans de la lutte contre l’islamisme et l’islamisation de la France soutiennent, admirent même, un chef d’Etat qui a installé un leader islamiste, Ramzan Kadyrov, en Tchétchénie. Mme Le Pen et M. Zemmour seraient-ils favorables à l’instauration d’une république islamique en Seine-Saint-Denis ?

 

 

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19 commentaires

montesquieu 28 février 2022 - 9:03

La Pologne et les ex pays de l’Est ont des expériences pénibles que l’UE ferait bien de prendre en compte en cessant pour commencer de les mépriser, les ostraciser pour complaire aux lobbies lgbt, anti chrétien et autres dont la prise en compte constitue tout simplement un abus de pouvoir. Ursula von der Leyen et Charles Michel en ont-ils conscience?

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Obeguyx 28 février 2022 - 11:11

On ne doit pas lire, ni comprendre les mêmes choses Ce que je sais, c’est que je ne suis soumis à aucune idéologie et que je ne perçois pas le Rassemblement National ou Reconquête comme vous le sous entendez alors qu’ils n’ont jamais gouverné. Par contre, je vois bien les manipulations de ceux qui sont au pouvoir pour nous faire avaler des couleuvres. Je vous demande (comme disait Balladur) d’être un peu plus clairvoyants et de ne pas vous laisser envahir par vos appartenances idéologiques ou religieuses (ce qui est la même chose). Alors un grand pas sera fait.

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Aymeric Belaud 28 février 2022 - 12:21

Bonjour Monsieur,

Le Rassemblement National ainsi qu’Eric Zemmour voulaient (et intérieurement veulent encore) faire de la Russie de Poutine un allié stratégique pour la France. Toutes leurs déclarations à ce sujet sont sourcées et vérifiées. Nous ne parlons ici que de fait, et de la réalité géopolitique. Dans cet article, qu’il faut lire en entier même s’il est un peu long, nous critiquons également la position d’Emmanuel Macron sur le sujet de la Russie et de l’OTAN.
Nous ne nous laissons pas envahir par une quelconque appartenance idéologique ou religieuse. A moins que la vérité ne soit une appartenance idéologique.
Et en ce qui concerne la clairvoyance sur la Russie de Poutine, peu de responsables politiques en France, à droite, à gauche ou au centre, ne l’a possède clairement.

La droite française devrait prendre exemple sur la droite polonaise pour ce sujet. Les Polonais savent de quoi une Russie impériale et néo-soviétique est capable.

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JR 28 février 2022 - 5:02

Bonjour, à propos du conflit Russo-Ukrainien annoncé comme le 1 er depuis la seconde guerre mondiale. La guerre menée par les puissances occidentales de l’OTAN en Serbie en 1999 sans l’accord de l’ONU, n’était-elle pas une guerre ? Merci. Bien à vous

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Nicolas Lecaussin 1 mars 2022 - 9:36

Si, bien sûr. Sauf que ce sont bien les Européens (Chirac en tête) qui ont demandé l’aide des Américains pour mettre fin aux massacres perpétrés par le camarade Milosevic.
Cordialement

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nicolas 29 avril 2022 - 7:19

C’est toujours de revenir après les faits et de dire « Intel a dit qu’il était proche de Proche de Poutine », qu’il n’est pas dangereux »…mais personne, a part le président de la république et lui seul a tous les éléments en sa possession, toutes les informations données par les services secrets. Lui seul a le pouvoir de négocier et pas les candidats qui peuvent émettre des « souhaits » de partenariats, sans pour autant avoir les cartes en main et qui peuvent discuter quoi que ce soit. Je suis de ceux qui croient qu’on aurait pu éviter ce bain de sang. Tous ces présidents, comme Bide, qui a rencontré Poutine à Geneve, Macron qui lui parle tous les jours. Pour se dire quoi ? en final et c’est ce qui intéresse un certain nombre de personnes c’est : Que veut Poutine ? quel est son but. Merci de l’écrire clairement ! annexer l’Ukraine, la détruire, la désarmer ? aller plus loin ? lui a t-on demander au final ? bien sur que oui. Sans prendre en compte son objectif, aucune négociation ne sera possible.

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Balthazar 28 février 2022 - 7:07

 » il déclarait ne pas croire à l’invasion russe  » Comme tous les observateurs et commentateurs et spécialistes en fait.. Et comme Zelenski lui-même. faire de la Russie un allié. Ben oui, vous préférez être ennemis avec tout le monde ? Il n’y avait pas eu l’opération contre l’Ukraine à ce moment là. Quant au discours du Polonais, je ne suis pas certain qu’il soit beaucoup moins excessif que celui de Poutine, sur les menaces dont ils se méfient. Je ne suis pas sûr que Poutine.

« L’attaque russe en Ukraine a clairement montré l’importance du rôle de l’OTAN, l’importance de la présence des troupes américaines en Pologne et en Europe. […] Aujourd’hui, dans la situation des menaces sécuritaires, nous pouvons clairement voir combien les liens transatlantiques sont forts et importants. Les États-Unis sont et doivent rester un leader sur la question de la sécurité mondiale » Et ça se dit souverain….

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Henri 6 mars 2022 - 5:09

Le vrai visage de l’extrême droite et des extrêmes en général se révèle enfin dans ces circonstances.
Espérons que cela va éclairer ceux qui les regardent avec sympathie .

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nicolas 29 avril 2022 - 7:21

vous n’avez lu qu’une partie et ce qui vous intéresse, c’est que l’extrême droite soit mis en cause. Votre Macron de l’extreme centre a fait quoi pour éviter la guerre ?

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Astérix 7 mars 2022 - 8:36

Excellent commentaire d’Obeguyx. Merci ! La droite classique française est cuite mais ils ne le savent pas encore !
La Pologne s’inquiète à juste titre de cette Europe fédérale imbécile voulue par E. Macron et les L. R. qui n’ont rien compris ?
Seule l’Europe des nations indépendantes et souveraines survivra.

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Henri+de+Richecour 29 avril 2022 - 8:05

Vos positions répétées sur de nombreux et différents sujets, messieurs Belaud et Lecaussin, sont trop curieuses pour ne pas réagir. J’en arrive à la seule conclusion possible. Sous couvert de la défense du libéralisme, vous n’êtes que de zélés serviteurs des USA. En fait, l’IREF me semble n’être qu’un think tank dédié à la défense des intérêts USA en France sous couvert de la défense d’idées libérales. A un moment, pourtant, il faudra grandir et se rendre compte que les intérêts des Français et des Européens ne sont pas par principe alignés sur ceux des USA. Très loin de là. Lesquels Américains, sans scrupules, font très bien, leur boulot à savoir défendre leurs intérêts partout en tout égoïsme. Quant à moi, j’aimerais que votre défense du libéralisme ait comme point central la défense de NOS intérêts dans un monde dans lequel quoi qu’en dise chacun voit de plus en plus midi à sa porte. Le reste ce ne sont que des mots. Accessoirement, ce serait bien que nous cessions d’être les dindons de cette énorme farce. Ce que nous finirons par payer très cher que ce soit économiquement ou d’un point de vue géostratégique.

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Nicolas Lecaussin 29 avril 2022 - 10:10

Nous sommes les serviteurs zélés des libertés face aux dictateurs. Nous critiquons régulièrement Biden mais nous n’hésitons pas une seconde pour choisir entre l’Amérique et la Pologne d’un côté et la Russie et la Chine de l’autre
NL

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Henri+de+Richecour 29 avril 2022 - 12:57

Soyez donc les serviteurs zélés de la France, ce sera un encore meilleur choix que celui de nous enfermer dans le rôle de vassal de tel ou tel. Que je sache le libéralisme est un moyen. Certainement pas une fin.

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Nicolas Lecaussin 30 avril 2022 - 6:57

De la France des libertés oui, pas de la France étatiste…

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Henri+de+Richecour 1 mai 2022 - 7:51

Il n’y a pas de débat sur ce point. Je ne suis pas étatiste et ne crois pas l’avoir ni écrit ni suggéré. En revanche, je me méfie des absolus et donc si je crois profondément aux vertus du libéralisme pour encourager et stimuler la créativité des uns et des autres, je ne crois pas du tout à un libéralisme capable par lui-même de mettre en place les garde-fous contrôlant ses propres excès.

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Nicolas Lecaussin 1 mai 2022 - 11:07

C’est l’une de nos différences. Nous avons confiance au libéralisme et à l’Etat de droit…

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Henri+de+Richecour 2 mai 2022 - 5:53

En effet. Puis-je faire remarquer que ce libéralisme auquel vous croyez n’a jamais marché. Et en particulier, pas aux US dont le libéralisme n’est que de façade.

Nicolas Lecaussin 2 mai 2022 - 9:50

Vos connaissances du libéralisme et de ses réussites sont assez étroites…
Cordialeemnt

Verdun 29 avril 2022 - 3:08

La droite polonaise est autant à droite que l’ue une politique de droite pour les locaux et une de gauche pour les étrangers surtout s’ils sont pro ue.

Il n’y a qu’à écouter les médias publics et privés pour comprendre à quel genre de public ils s’adressent et se faire une idée sur l’orientation politique main stream. Ceux qui ont un qi au dessus de 60 devraient être exonérés de la redevance audiovisuel ?!

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