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Le collectivisme saisit le monde

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L’Etat prévoyance a habitué les citoyens de nombreux pays à tendre la main à l’Etat plutôt que de mettre la main à la pâte pour gérer leur vie. Ce comportement est si ancré désormais dans les mœurs qu’il déteint sur le comportement des Etats eux-mêmes. Les nations les plus pauvres ne s’en accusent pas elles-mêmes. C’est toujours la faute des autres, les plus riches bien sûr selon la transposition à l‘échelle de la planète du schéma marxiste exploiteur-exploité qui agite depuis longtemps les nations. Mais désormais, l’Europe elle-même se conduit en assistée.

Les aides au développement

Depuis très longtemps les pays développés assistent financièrement les pays en voie de développement. L’ « aide publique au développement » (APD), fournie par les États dans le but exprès de promouvoir le développement économique et d’améliorer les conditions de vie dans ces pays, a atteint un niveau sans précédent de 179 Md$ en 2021.

Les pays bénéficiaires de ces aides prennent goût à l’agent facile, leurs dirigeants peut-être surtout. En sus ils ne cessent de s’endetter. Depuis dix ans la dette des pays à revenus faibles et intermédiaires a doublé et atteint désormais 9 000 Md$. Leur dette s’est notamment accrue à l’égard de la Chine dont la part dans les encours de la dette bilatérale des pays pauvres est passée de 18 % en 2010 à 49 % en 2021. Pékin détient ainsi 55 % de la dette des îles Tonga et de Djibouti qui devront consacrer cette année respectivement 4,9 % et 3,9 % de leur revenu national brut pour lui rembourser leurs dettes. La Chine possède encore 52 % de celle du Laos et 44% de celle du Cambodge. Elle prête à tout va à ces pays pauvres, au-delà de leur capacité de remboursement, pour pouvoir les soumettre. Avec la hausse des taux d’intérêt, la dette va devenir insupportable. Les pays développés vont donc aider ces pays pauvres à supporter la domination chinoise et ce sera pire demain.

Les aides contre le réchauffement

La Chine se targue d’être un pays important et puissant. Mais quand il faut participer à des dépenses collectives, elle s’en défausse comme elle l’a toujours fait lorsqu’il s’agit de fournir les efforts réclamés par le GIEC et les COP successives pour lutter contre le réchauffement climatique. Alors qu’elle est aujourd’hui le pays qui émet le plus de CO2 à l’échelle mondiale,  elle ne financera probablement pas le fonds pertes et dommages décidé par la COP27 dont le financement incombera aux pays développés, encore eux !  On pourrait la comprendre si c’était pour de bonnes raisons, considérant, par exemple, qu’il vaut mieux lutter contre la pollution que contre le réchauffement dont il n’est pas encore démontré que l’activité humaine est la principale cause. Mais non, elle prétend dans ce cas qu’elle n’est encore qu’un pays émergent qui ne saurait participer aux aides à la charge des pays développés.

Tous assistés

Les nations -mêmes n’ont plus honte à élever les mêmes exigences vis à vis de leurs partenaires.

La France se plaint de la domination de l’OTAN par les Etats-Unis et voudrait se voir reconnu un rôle prépondérant sur le théâtre du monde. Mais elle peine à consacrer au moins 2% de son PIB aux dépenses militaires et se repose sur l’effort des Américains qui y consacrent en moyenne deux fois plus de son PIB en pourcentage.

Le pire est maintenant l’Allemagne qui voudrait faire payer à la France une partie de son électricité. Pour stabiliser le marché de gros de l’électricité, l’Europe a aligné le prix du mégawat/heure sur celui de la dernière centrale activée appelée pour assurer l’équilibre entre l’offre et la demande et donc la plupart du temps une centrale thermique qui fonctionne au charbon ou au gaz. Cette vente au coût marginal a plutôt déstabilisé le marché ces derniers mois en faisant grimper les prix en flèche et en engraissant indument les producteurs d’électricité dont les coûts sont plus faibles.  Ainsi, les Français ne peuvent plus bénéficier pleinement des bas tarifs de leur production nucléaire, tandis que les Allemands profitent du système après avoir supprimé leurs centrales nucléaires sans concertation.

Il serait raisonnable de revenir à des marchés nationaux doublés d’accords européens d’échanges, comme avant. Il serait préférable de dissocier les prix du gaz et de l’électricité et de rétablir une vraie concurrence entre opérateurs et entre sources d’énergie pour favoriser des vrais prix et les bons investissements. Les Français paieraient alors leur électricité beaucoup moins chère. Mais les Allemands ne le veulent pas parce que leur énergie déjà chère le serait plus encore, en tout cas relativement à l’énergie française.

Il revient à chaque Etat de gérer au mieux ses atouts et ses handicaps. Aucune nation n’a le même climat, les mêmes fleuves et montagnes, les mêmes populations, les mêmes cultures…. A chacune d’en tirer parti.  C’est la concurrence entre elles qui est susceptible de mieux les enrichir toutes. A conditions bien sûr que cette concurrence ne soit pas faussée.

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6 commentaires

Laurent46 19 décembre 2022 - 5:44

Rare sont vos articles dignes de ce nom mais là je dois reconnaître que c’est du bon travail. OUI hélas c’est la triste vérité mais qui n’est pas nouvelle cela dure depuis des années. Néanmoins il reste un point important pour lequel il ne faut pas assister la population, celui des vacances tous les 2 mois, il suffit de tourner un bouton pour entendre tous les médias venter ces périodes et puis il y a aussi entre deux quelques RTT et maladies ce pourquoi le covid est devenu une opportunité pour rester une semaine à la maison. Alors, faites le compte de tout cela et regardez le résultat, des Dettes partout. Sans oublier que si vous n’adhérez pas à ce mode de vie nous n’êtes pas Républicain.

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JACQUES 19 décembre 2022 - 8:51

Le “schéma marxiste“ est beaucoup plus ancien que notre ami Karl. Sinon pourquoi la religion catholique aurait-elle classé l’envie parmi les péchés capitaux ?

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GHUS 19 décembre 2022 - 9:15

Pour quelles raisons la France accepte-t-elle les exigences allemandes au détriment de sa population mais aussi et surtout de la compétitivité de son industrie, déjà bien à mal avec le poids des impôts, charges et cotisations sociales, notamment lorsque l’on sait que le gouvernement allemand va accorder 200 milliards d’euros d’aides à son industrie ?

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CLEMENT 19 décembre 2022 - 11:18

« Le schéma marxiste « … Mais s’il n’y avait que le schéma marxiste ! N’oubliez pas que le socialisme était au coeur du National-socialisme d’Hitler (porté par le Parti dirigeant un Etat omnipotent) ainsi que du culte de l’Etat prôné par un autre socialiste, Mussolini. Et que dire de Pierre LAVAL et de l’Amiral DARLAN qui revendiquaient un socialisme à l’échelle européenne… La falsification historique abêtit nos peuples. L’ignorance est le tremplin de tous les abus !

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Hervé ROCLE 19 décembre 2022 - 1:25

“Ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable.”
Nikita Khrouchtchev à l’assemblée générale de l’ONU – 13 Octobre 1960

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maxens 23 décembre 2022 - 1:04

Quant on a un pays aussi endetté que la France, malgré l’un des taux de prélèvements les plus élevés au monde, il est urgent de se recentrer sur soi et sur les secteurs régaliens et d’arrêter toutes les dépenses autres: A commencer par les aides aux pays en voie de développement, les trop nombreuses aides sociales en tout genre, sans contrôle et versés par des tas d’organisme différents…sur l’hotel des aides sociales pour calmer la plèbe , on a dilapidé toutes les grandes constructions de l’après guerre: l’armée, l’agriculture, l’indépendance énergétique, la santé pour tous, la police, la justice…..

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