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La justice climatique n’existe pas

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La doxa développée à la COP 27 est que les dégâts liés au réchauffement frappent particulièrement les pays en développement qui sont obligés d’y faire face en s’endettant alors que ce sont les pays développés qui sont responsables de ce réchauffement dû aux énergies fossiles grâce auxquelles ils ont construit leur richesse. Ainsi s’impose l’idée que les pays du sud sont les victimes de ceux du nord et subissent des dommages qui, dit la chercheuse Inès Bakhtaoui, « découlent de l’échec du Nord à réduire ses émissions et à fournir l’aide financière promise aux pays du Sud pour s’adapter ». Les pays développés devraient donc réparer les préjudices causés et les enjeux sont considérables. Selon un rapport égyptien et britannique présenté à la COP27, il faudrait que les pays du nord versent 2.000 milliards de dollars par an aux pays du sud jusqu’en 2030 pour leur permettre de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et compenser les dommages qu’ils subissent du fait des émissions du nord.

Pour renforcer cette injonction de voler au secours des pays pauvres face à l’urgence climatique, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, agite la peur : « L’humanité a un choix : coopérer ou périr. C’est soit un pacte de solidarité climatique, soit un pacte de suicide collectif ». Et cette nécessité d’indemniser le sud est habillée de la belle formule, ayant valeur de sésame, de justice climatique. Tout est dit même si tout reste à faire.

Mais cette manipulation des mots et des opinions relève d’un combat idéologique, pour dénoncer un « capitalisme prédateur » et appauvrir l’Occident.  Car la justice climatique n’existe pas. Ses partisans soutiennent que le réchauffement est dû au CO2 anthropique dont les pays développés sont et ont été depuis deux siècles les principaux émetteurs. Cette thèse, qui ressort en effet des travaux du GIEC, n’est pas d’évidence. Le réchauffement ne paraît pas contestable, mais son importance et celle de ses effets ne sont peut-être pas celles qu’annoncent les prophètes de malheurs.

 Un réchauffement à relativiser

L’Association des climato-réalistes considère, avec force arguments et chiffres, que :

  • depuis janvier 1979, année origine des relevés par satellites et des ballons-sondes, la tendance linéaire au réchauffement s’établit à +0,13° par décennie et se stabilise depuis 2015 ;
  • depuis l’origine des mesures, le niveau de la mer augmente au rythme d’environ 2 à 2,5 mm par an, sans signe d’accélération durant ces dernières années ;
  • depuis 1999, le nombre des catastrophes naturelles dont la liste est tenue à jour par l’organisme EMDAT, montre une parfaite stabilité. Le nombre de décès dus à ces catastrophes est en nette diminution.

Sur le fond, de nombreuses voix s’élèvent pour contester ou nuancer sérieusement les propos alarmistes du GIEC. Des scientifiques et experts de divers horizons, Camille Veyrès, Pascal Richet, Jean-Louis Pinault, Olivier Postel-Vinay, Christian Gerondeau, Steven Koonin et bien d’autres, émettent des doutes sur l’importance du CO2 anthropique, sur sa durée de conservation dans l’atmosphère, sur la question de savoir si c’est l’augmentation du CO2 qui favorise l’augmentation de la température ou l’inverse… Ces questions sont évidemment essentielles car si le CO2 est plus la cause du réchauffement que l’inverse, comme le soutiennent certains, ou si le CO2 anthropique, dont il ne s’agit pas de nier l’existence, est marginal, alors il faudrait admettre que le réchauffement est dû, pour l’essentiel, moins à l’action humaine qu’aux forces cosmiques, au mouvement des astres ou autres phénomènes qui ont déjà à plusieurs reprises dans l’histoire de l’humanité modifié sensiblement le climat de la Terre, fait monter et descendre les océans et conduit les populations à migrer. Pour le moins, on ne peut pas admettre les conclusions que tirent les fanatiques des COP annuelles comme des vérités d’évangile avant que la science ne fasse son œuvre en écoutant tous les points de vue et en les confrontant, ce qu’en l’état le GIEC refuse indument en invoquant un consensus sur le réchauffement et ses causes qui n’existe pas.

 La justice climatique n’est pas celle de l’histoire

 Mais, en imaginant même que le GIEC puisse avoir raison, la justice climatique n’existerait pas pour autant car si d’aventure les immenses découvertes et innovations des hommes du nord devaient être réellement à l’origine du réchauffement, elles permettront aussi les transformations pour y faire face. Les pays en voie de développement accablent volontiers la colonisation de leur retard économique et social. Mais la réalité est que même si la colonisation n’a jamais été parfaite, elle a plutôt permis à ces pays de bénéficier des avancées techniques et culturelles des pays du nord. La justice de l’histoire voudrait-elle alors qu’on fasse payer par ces pays moins développés aux pays développés les fruits inestimables du progrès que ceux-ci leur ont apportés et leur apporteront ?

Enfin, l’attitude des pays sous-développés est pour le moins ambiguë, sinon inadmissible, quand ils passent leur temps à vilipender la colonisation rampante dont ils seraient encore l’objet du fait des investissements des pays capitalistes du nord tout en réclamant à ces derniers toujours plus d’argent. Les pays sous-développés auraient raison de refuser les oukases du GIEC, mais avant d’accuser les autres de leurs déboires, ils devraient regarder s’ils ne sont pas responsables eux-mêmes de leurs malheurs.

Angus Deaton, prix Nobel d’économie 2015, observe que dans ces pays peu développés, la pauvreté est généralement le fait de mauvaises institutions et de politiques contraires au bien commun. Quand le monde développé donne de l’argent aux pays pauvres, cette manne qui reste souvent dans les mains de pseudo-élites défaillantes et malhonnêtes ne sert qu’à perpétuer la misère dans le pays concerné. Et il constate que la croissance de ces pays a baissé de manière significative quand l’aide s’est accrue non moins significativement et vice versa. « Nous devons laisser les gens pauvres se prendre en charge et s’en sortir par eux-mêmes (Ibid., p. 312.) », conclut le prix Nobel. Le développeur de software ghanéen Herman Chinery-Hesse, fondateur de SOFTtribe, est encore plus clair : « Je n’ai jamais entendu parler d’un pays qui se serait développé grâce à des aides. Je ne connais que des pays qui se sont développés grâce au commerce, à l’innovation et à l’entreprise ([1] Robert Sirico, Catholique et libéral, les raisons morales d’une économie libre, Paris, Salvator., p. 89.). » Pour permettre à ces pays de vivre et se développer, il vaudrait mieux moins d’aide et plus d’ouverture, libérer le commerce avec eux et accueillir leurs produits en réduisant les contraintes douanières et réglementaires qui entravent aujourd’hui leurs importations. Ce qui a permis la baisse sensible de la pauvreté, c’est la croissance économique plus que les mesures de redistribution forcée.

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17 commentaires

Jean Guicheteau 14 novembre 2022 - 6:38

La crise du pétrole a opéré un prélèvement considérable de ressources des pays développés vers les pays « producteurs », Moyen-Orient, Norvège, Russie, USA… Mais ces pays « producteurs » ne sont producteurs de rien du tout, car sans le moteur à explosion (inventé par un Français -2 temps- et un Allemand -4 temps- au XIXè siècle), leur pétrole n’est bon à rien, sinon à brûler dans des lampes. Il est curieux qu’on ne réclame aucune « justice climatique » aux pays détenteurs de pétrole qui se sont davantage enrichis sur l’utilisation des énergies fossiles que l’Europe, et sont donc encore plus directement responsables des émissions. Et comment et par qui sera utilisé cet argent ? La pauvreté ne résulte pas d’un manque de moyens, mais de la mauvaise gouvernance de ces pays, victimes de la corruption et la prédation institutionnalisées par leurs dirigeants. Par ailleurs, nous aurons besoin nous aussi d’investir dans la prévention des conséquences du désordre climatique (exemple : effacer les lignes électriques contre les tempêtes, sécuriser les cours d’eau…) qu’on peut chiffrer à plusieurs milliards.

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Laurent46 14 novembre 2022 - 7:52

Et ensuite les accueillir chez nous tous frais payés le restant de leurs jours ! Pour faire avaler cella il sont moins con que les pays dits civilisés.
D’autant que tout cela n’est que du pipo inventé par des gens qui en font de l’argent. La planète à toujours changée en bien ou en mal il n’y a que les abrutis dits civilisés qui veulent dominer la planète et l’univers.

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Duhamel 14 novembre 2022 - 9:01

Après avoir passé plusieurs années dans la province du Katanga au Congo ,j’émets une réflexion de vécu ; l’ Afrique est riche mais sa gouvernance tribale favorise la spoliation des richesses par un clan qui se remplit les poches .

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Michel de JOANNES 14 novembre 2022 - 9:22

Pascal Richet (https://www.youtube.com/watch?v=ptZLE0MoIG4&t=4576s), après avoir analysé les résultats des carottages des glaces de l’Antarctique sur 400 000 ans, expose (à partir de la minute 36) que 4 cycles de 100 000 ans ont récemment rythmé la vie thermique de la Terre et la teneur en CO².

Il présente un graphe (minute 45) convainquant : au début de chaque cycle la température monte, puis le CO² l’imite avant. Il semble clair que nous sommes au début d’un 5ème cycle.

Ceux qui s’intéressent à la préhistoire et à l’histoire savent bien effectivement, que depuis 18000 ans nous sortons d’une glaciation; c’est la raison du développement de l’humanité, de la sédentarisation, donc de l’invention de l’agriculture et de l’éclosion de nos civilisations.

L’intérêt de cette vidéo (certes malheureusement difficile à suivre) réside dans l’exposé du fait que le réchauffement précède systématiquement la montée du taux de CO². Et, logiquement, en est la cause. Et non l’inverse.

Je ne suis pas assez compétent en sciences pour valider cet exposé, mais il me semble mériter une attention toute particulière.
Et l’on ferait peut-être mieux de travailler sérieusement sur la validité de ces carottages et de ce graphe plutôt que de nous culpabiliser sans preuve.

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HANLET 14 novembre 2022 - 10:04

Le réchauffement précède le CO2 pour la simple raison que tout gaz dissous dans un liquide s’échappe quand la température de celui-ci s’échauffe. Chauffez un verre de bière entre vos mains, et vous verrez monter les bulles… Or il y a plein de CO2 dissous dans les océans !

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Bernard GUILHON 14 novembre 2022 - 2:53

J’ajouterai une hypothèse : le délai entre réchauffement et émission de CO2 étant d’environ 1000 ans, il est possible, sinon probable, que les émissions actuelles soient la conséquence de « l’optimum médiéval », aux alentours de l’an 1000, où la température moyenne était de 2° supérieure aux actuelles. Sans usines.

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JR 14 novembre 2022 - 9:33

Bonjour, et sur le fond, le climat ne se dérègle pas, tout simplement parce qu’il ne se règle pas, pas plus qu’il ne peut être lié à l’usage des énergies fossiles, 100 % d’origine naturelle.
Rappelons que la combustion des fossiles ne fait qui libérer du Carbone fait prisonnier lors du glissement des plaques tectoniques, libérons le Carbone.
De plus, par définition le climat est chaotique, et ce, depuis la nuit des temps:
https://static.climato-realistes.fr/2021/01/FicheACR6-1.pdf
Cessons de toute urgente cette gigantesque supercherie créée par Maurice Strong avec l’aide de ses complices régressistes. Il y a assez de religion sur terre, il est inutile d’en inventer une nouvelle qui se nomme désormais; la religion hystéro-climatique.
Ce qui n’empêche pas de se poser la question légitime ; « combien d’habitant peut supporter la planète », mais sans incriminer la génération de C02 bon pour l’humanité.
Merci. Bien à vous

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JR 14 novembre 2022 - 9:44

Bonjour, dans la droite ligne de cet excellent billet et en complément :https://climatetverite.net/2022/11/11/que-fera-lafrique-a-la-cop-27/
Il y a un moment que j’ai compris que la porte d’entrée de ce nouvel ordre mondial serait le prétexte climatique au nom du pourtant bienfaisant et indispensable C02 (0,04 %) . De l’aveu même des metteurs en scène (Maurice Strong)) de la monstrueuse escroquerie climatique destinée à asservir les peuples , le C02 n’a aucune influence ou quasi infinitésimal sur le climat. Il s’agit clairement d’une nouvelle religion instaurée par un gouvernement mondial autoproclamé, dont l’ONU est gangrénée jusqu’à la moelle.
https://climatetverite.net/2022/11/11/que-fera-lafrique-a-la-cop-27/
Il est urgent de reprendre son indépendance et de lancer une vaste campagne d’information.
Merci. Bien à vous

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Jonathan Rien 14 novembre 2022 - 10:32

« Un réchauffement à relativiser »: effectivement, il est tellement relatif qu’on ne peut pas vraiment parler d’un réchauffement. Dans l’absolu, oui, il y a réchauffement puisque les chiffres annoncent une très légère augmentation des températures (pour autant que ces chiffres soient exacts). Mais au final, un réchauffement véritable ne doit-il pas s’observer et s’inscrire dans une durée beaucoup plus longue à l’échelle du Temps que des statistiques établies sur 150 ans (pour autant également que les appareils de mesure d’une autre époque soient fiables vu les différences minimes observées). Par ailleurs, on ne parle jamais de ce qui se passe dans les entrailles de la terre. La nature n’est pas notre amie. Nous sommes assis sur du magma en fusion et cette planète est donc tout sauf éteinte. Ensuite, vous citez Robert Sirico et son livre « Catholique et Libéral ». C’est parfaitement bien vu ! Merci aussi pour ça.

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JR 14 novembre 2022 - 9:04

Bonjour Jonathan, et de plus on ne voit pas bien ce que vient faire la France dans cette affaire: https://static.climato-realistes.fr/2021/01/FicheACR9-1.pdf , hormis tenter de justifier le déclin de la France et le déclassement des Français à 80 km/h et malus à 50 000 €. Merci . Bien à vous

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JANDEL 14 novembre 2022 - 3:17

Beau raisonnement.
Mais on oublie le principal.
Il est vrai que certains pays ont pu se développer grâce aux énergies non renouvelables.
Mais leur développement a permis de trouver des énergies renouvelables qu’il était impossible de mettre en oeuvre il y a 200, 100, 50 voire 10 ans.
Ces énergies sont maintenant à la disposition de ces pays qui osent demander 2 000 milliards de dollars. Faudrait-il leur faire payer le coût de ces développements ?

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PAL 14 novembre 2022 - 5:15

Excellent article, excellents commentaires, sauf certains, comme : « …pays détenteurs de pétrole qui se sont davantage enrichis sur l’utilisation des énergies fossiles que l’Europe »… On croit rêver! Il est évident que les pays de Centrafrique doivent payer pour les profits que leurs habitants ont faits et font grâce à la récolte du caoutchouc, nécessaire aux pneus de nos automobiles, profits qui ont sans doute permis d’organiser les funérailles des quelque 10 millions de morts causés par cette abomination.

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Obeguyx 14 novembre 2022 - 6:29

Lorsque je lis tout ce qui est dit sur l’Ecologie, le climat, le CO² je ne peux que constater que cette idéologie est aussi criminelle que DAESH. A terme nous allons arriver aux mêmes résultats. La terre ne va pas s’embraser à cause du réchauffement climatique mais bien à cause de la « connerie humaine » sans limite !!!

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JR 14 novembre 2022 - 9:00

Bonjour Obeguix, pire que des idiots, des traitres et des idéologues dangereux opérant aux services de nations étrangères. Pas étonnant que le délit de « haute trahison » ait été retiré de l’arsenal judiciaire à l’encontre des dirigeants ripoux. Merci. Bien à vous

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AlainD 14 novembre 2022 - 11:16

Je suis effaré quand je vois tous ces gens jeunes et moins jeunes à qui on a bourré le crâne d’idées fumeuses, barrer les routes en se collant les mains sur le macadam, en allant tenter de saloper des oeuvres d’art dans les musées…
Tout cela parce qu’il faut SAUVER LA PLANETE ! Qu’importe l’humanité toute entière… L’écologie est carrément devenue une secte.

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JR 17 novembre 2022 - 8:45

Bonjour, Samuel Furfari est du même avis: https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-sens-de-nos-vies-est-il-renouvele-de-cop-en-cop-941079.html . A quand le réveil des politiques et surtout des électeurs citoyens contribuables, à moins que cela arrange bien les adeptes du temple Davosien. Merci. Bien à vous

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Lucarn 27 novembre 2022 - 11:13

Se focaliser sur le réchauffement climatique est une erreur car les problèmes sont multiples, notamment la disparition du vivant. Dans un rapport de l’ONU publié en 2019, des scientifiques ont souligné qu’un million d’espèces, sur un total estimé à 8 millions, est menacé d’extinction. La plupart d’entre elles disparaitront dans les décennies à venir. Nous sommes en train de vivre la sixième d’extinction de masse de l’histoire de notre planète. Les extinctions de masse connues précédemment ont anéanti entre 60% et 95% des espèces, ce qui demande des millions d’années aux écosystèmes pour s’en remettre.

Il faut garder présent à l’esprit qu’avec la biodiversité nous disposons d’air pur, d’eau douce, d’un sol de bonne qualité et de la pollinisation de nos cultures. La biodiversité nous aide à lutter contre le changement climatique et à nous y adapter, et réduit l’impact des risques naturels.

Étant donné que les organismes vivants interagissent dans des écosystèmes dynamiques, la disparition d’une seule espèce peut avoir un impact considérable sur la chaîne alimentaire. S’il est aujourd’hui impossible de savoir quelles seraient, exactement, les conséquences de ces extinctions de masse pour l’humain, nous savons qu’aujourd’hui la diversité de la nature nous permet de prospérer. Donc, se poser des questions sur la réalité du réchauffement climatique, pourquoi pas, mais éviter de regarder l’ensemble des problèmes écologiques est un déni de réalité.

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