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La fuite en avant de Valérie Pécresse continue

lundi 13 septembre 2021, par Aliénor Barrière

Hier lundi, les premiers témoins des attentats terroristes du 13 novembre se sont succédé à la barre. Interrogée la semaine dernière au micro de France info sur les attentats, Valérie Pécresse a déclaré : « On a voulu tuer la fête, on a voulu tuer notre mode de vie ». Elle a ensuite repris les mots de l’ancien Premier ministre Manuel Valls pour qualifier les attentats commis par les terroristes de « guerre de civilisation ». Comment ne pas être navré de l’enchaînement logique qu’elle opère entre la fête, notre mode de vie et notre civilisation ?

Théorisé par le romancier Philippe Muray, « l’Homo festivus » désigne le jouisseur insouciant moderne : « J’ai donné ce nom-là à l’habitant moderne de notre époque, parce qu’il me semble qu’on est dans une période de bouleversements complets. La fête, qui était une rupture dans le continuum de la vie quotidienne, est devenue le tout de la vie quotidienne ». Philippe Muray critique ainsi les manifestations artificielles de joie de vivre dans lesquelles il voit le symbole d’une société sortie de l’histoire et obsédée par la bienveillance.

On peut dès lors imaginer ce que le grand homme répondrait à la Présidente de la Région Ile-de-France : notre civilisation ne s’est pas formée sur le sens de la fête, pas plus que sur le divertissement ou le sentimentalisme à l’eau de rose. Avec Homère, Le Roi Arthur et Cyrano de Bergerac, Philippe Muray lui rétorquerait que c’est la recherche du Beau et du Bien qui a orienté notre civilisation. D’abord connue sous le nom de kalokagathia sous l’Antiquité, elle s’est appelée chevalerie à l’époque médiévale, avant de devenir noblesse à l’époque moderne. Mais ce qui a perduré au cours des siècles à travers ces différentes dénominations, c’est la recherche de l’excellence dans tous les domaines, une vertu totale pour une humanité rayonnante.

La déclaration de Valérie Pécresse révèle donc, encore une fois, les racines de l’échec occidental moderne, et son ambition présidentielle semble suivre le même chemin lorsqu’elle proclame : « Mon adversaire (…), c’est l’immobilisme d’Emmanuel Macron ». Même le Président du mouvement perpétuel ne marche pas assez vite pour Valérie Pécresse !

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