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Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

lundi 28 juin 2021, par Radu Portocala

Emmanuel Macron, l’homme de la mirobolance, a été élu, en 2017, par la majorité d’une minorité de Français. Sa légitimité est donc douteuse. Un autre aurait, peut-être, refusé le pouvoir. Pas lui. Il se sentait investi par l’Histoire, afin d’accomplir des choses grandioses.

Son parti a obtenu, aux municipales de l’année dernière, 2,2 % des voix. Aucune conséquence. Les choses grandioses étant en cours, on ne pouvait les arrêter sous peine d’agacer les dieux.

Lors des élections régionales et départementales, cinq membres du gouvernement ont réussi la triste performance d’obtenir moins de 10 % des voix. Vont-ils démissionner ? Difficile à croire, sachant que l’honneur, cette vieillerie de l’ancien monde, a un goût plutôt fade et ne rassasie pas.

Aux mêmes élections le fameux parti qui marche sans qu’on puisse deviner vers quoi a recueilli, pour l’ensemble de la France, 7 % des suffrages. C’est peu, lamentablement peu pour continuer à jouer au président et au gouvernement.

Si Macron n’était pas Macron – c’est-à-dire rien –, s’il n’était pas tourmenté par une ambition maladive, il devrait, demain, présenter sa démission. Il ne le fera pas. Parce qu’il pense toujours, en dépit de tout, être un sauveur. Sans se rendre compte qu’un politicien dont le peuple ne veut plus, mais qui s’obstine à garder le pouvoir parce qu’il se prétend le bienfaiteur providentiel de ce peuple ne se distingue presque en rien de celui qu’on appelle habituellement un... dictateur.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-pendules-a-l-heure/article/Echec-aux-regionales-Emmanuel-Macron-sauveur-providentiel-ou-president-demissionnaire

Vos commentaires

  • Le 29 juin à 04:01, par Laurent46 En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    On peut en dire autant de la totalité des politiques élus de nos jours, ils sont tous élus à la majorité d’une minorité mais ont tous un point commun le mépris total de la population.. Leur seul objectif est de se faire un maximum de fric et de faire suffisamment de social pour conserver leur petite cour minoritaires au détriment de la grande très grande majorité de la population. Et toute cette petite mafia s’étonne encore de la montée progressive de la violence !

  • Le 29 juin à 07:25, par Serge Rochain En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    L’effondrement de la société dite démocrate est en cours. On se trompe de mot en appelant démocratie un système qui n’est qu’électoral, un système qui ne favorise que les ambitieux, un système qui ne porte au pouvoir que ceux qui n’ont que le contraire des qualités nécessaires pour l’exercer.
    Ce système s’effondrera partout dans le monde, il suffit qu’un seul déclenche l’hallali et les autres suivront. Ce sera une ère nouvelle où le pouvoir législatif tiré au sort dans la population nous gardera du travers des ambitions personnelles. Ce sera un renouveau de civilisation où le pouvoir exécutif sortira des urnes du hasard choisi parmi les sachants des spécialités qui font une civilisation.
    Peut-être cet avenir est à chercher par là :
    http://rochain.over-blog.com/alternative-d%C3%A9mocratique

  • Le 29 juin à 08:55, par Robert GARDEY En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    Bonjour,

    C’est la première fois que j’interviens dans un débat sur votre journal mais cet article m’a révolté par son caractère haineux et, qu’en plus, je considère d’une mauvaise foi incroyable
    Je dis bien haineux, car il transpire la haine qu’il ne peut qu’encourager chez les gens de caractère primaire.

    Si le Président MACRON étaitt réélu en 2022 avec, probablement avec une faible participation, il aura tout de même plus de voix que ses concurrents.
    Alors qu’est-ce qui justifie la qualification de régime dictatorial ?
    Nous ne vivons pas dans une république bananière ou à caractère dictatorial, que je sache ! Je sais, aussi, que ce n’est pas l’avis de tout le monde.
    En 2017 j’ai voté MACRON mais, en 2022, je souhaiterais pouvoir voter pour Valérie PECRESSE, ceci précisé pour montrer que je ne suis pas un supporter aveugle du Président MACRON.

    Si cet article est le fruit d’un membre de la rédaction de l’IREF, donc approuvé par le comité de rédaction, je ne renouvellerai pas mon don en 2022, car je me garderai bien d’encourager ce type d’articles.

    Dans l’attente d’une réponse, avec ma grande déception, Robert GARDEY.

  • Le 29 juin à 09:59, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    Vous avez raison, c’est un exagéré mais c’est plus ironique qu’autre chose. Le présidentialisme et l’étatisme à la française sont deux tares terribles et qui font beaucoup d emal à notre pays. Merci d enous lire et de nous soutenir.
    Cordialement

  • Le 30 juin à 09:35, par GuyMax06 En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    Vous parlez de DEMOCRATIE ?
    Une simple assemblée générale de copropriété à besoin d’un QUORUM pour délibérer valablement.
    Un scrutin électoral est valide, même avec 65% d’abstention.
    Et Je ne parle même pas de la prise en compte des votes blancs.
    Cette situation n’est pas prête de disparaitre, la corporation des édiles ne compte pas se tirer une balle dans le pied.
    Si tout cela est une démocratie, il est urgent de réformer la Vème république en profondeur.

  • Le 30 juin à 09:49, par Obeguyx En réponse à : Echec aux régionales : Emmanuel Macron, sauveur providentiel ou président démissionnaire ?

    Je ne suis pas d’accord pour dire que le présidentialisme est une tare. La tare : c’est le parti pris ou tout simplement le PARTI ! Revenons tout au début de la constitution de 1958, sans les aménagements ignobles qui sont venus la modifier et vous verrez que les bases sont très solides. Pompidou avait gardé le cap. Sa mort subite a propulsé un dénommé Giscard Bimbin, si ma mémoire est bonne, et qui a tout foutu par terre. Rapidement viré, Mitterrand qui lui a succédé s’est senti obligé d’en rajouter une couche : socialisme oblige. 18 mois plus tard, il s’est aperçu de son erreur et a freiné des quatre fers. Hélas trop tard, entourés d’idéologues de caniveau (qui sévissent encore) la barre n’a pu être redressée. Mitterrand réélu s’est contenté de dérouler. Après, c’est le plongeon dans les abysses. S’il n’y avait pas eu les tripatouillages de 2017 impliquant Fillon, Macron ne serait pas là. Le peuple l’a choisi par dégoût et non par espoir et comme dit Robert Gardey il a été élu avec plus de voix que tout autre. C’est donc bien notre Président (enfant capricieux). Alors ne nous étonnons pas d’être là où nous sommes et ne critiquons pas notre constitution qui est certainement, encore aujourd’hui, la meilleure de la planète.

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