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Conversion de la filière automobile vers l’électrique : de quoi se mêle la CFDT ?

dimanche 4 juillet 2021, par Romain Delisle

La CFDT métallurgie et la Fondation Nicolas Hulot ont publié le 30 juin dernier un rapport destiné à démontrer que la conversion à l’électrique et à l’économie circulaire permettront de garantir un avenir à la filière automobile. Les deux organisations se sont, en effet, associées dans le cadre d’un « Pacte pouvoir de vivre » afin de peser sur les débats de la présidentielle 2022.

« Cette étude veut montrer qu’au-delà des mots, on peut aller vers une transition écologique juste pour les travailleurs » assure Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avec une phraséologie type « gagnant-gagnant » que n’aurait pas reniée les plus grands maîtres de la langue de bois.

Le rapport prévoit plusieurs scénarios : la désindustrialisation, c’est à dire la prolongation des tendances actuelles aboutissant à une baisse des effectifs de 70% en 2050 ; la poursuite de la relance, c’est-à-dire la continuation de la mise sous perfusion du secteur, qui aboutirait à une baisse des effectifs de moitié à la même date ; et la « transition juste », c’est-à-dire la restructuration de l’appareil productif autour d’un filière intégrée moteurs-batteries-véhicules-recyclage, qui aboutirait, sur le papier, à une augmentation des effectifs de 33% à horizon 2050.

Notons que le rapport ne chiffre pas la dépense publique induite pour atteindre ces objectifs. Il ne s’agit pas de critiquer l’idée du développement d’une filière de véhicules électriques en France, mais nous pensons qu’il est préférable de laisser les entreprises prendre les décisions les plus rationnelles pour leur survie, rationalité qu’aucun pilotage administratif centralisé ne saurait assurer. En un mot comme en cent, la CFDT, et la Fondation Nicolas Hulot, devraient laisser faire les professionnels.

Alors que la désindustrialisation de la France se poursuit à marche forcée, les effectifs de l’industrie automobile ne font pas exception et ont fondu d’un tiers en 15 ans. Avant la crise sanitaire, quelque 210 000 personnes vivaient dans l’Hexagone de la conception et de la fabrication de véhicules contre 330 000 en 2004. Et en promouvant des mesures qui alourdissent le coût du travail, le CFDT est loin d’être étrangère à cette saignée.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-pendules-a-l-heure/article/Conversion-de-la-filiere-automobile-vers-l-electrique-de-quoi-se-mele-la-CFDT

Vos commentaires

  • Le 5 juillet à 06:52, par Serge Rochain En réponse à : Conversion de la filière automobile vers l’électrique : de quoi se mêle la CFDT ?

    Ah, parce que Romain Delisle, lui, est compétant pour dire le niveau de competances des syndicalistes de la profession et d’un ancien ministre de l’écologie....sur la voiture électrique, alors que les Carlos dirigeants l’industrie automobile française auxquels Delisle accordé toute sa confiance ont fait la preuve de leur incompetence à assurer la transition vers le VE ramant contre le reste du monde ?

  • Le 5 juillet à 08:23, par Marcoz Philippe En réponse à : Conversion de la filière automobile vers l’électrique : de quoi se mêle la CFDT ?

    Les Carlos sont bien plus compétents que tous les écologistes et politiques qui nous barbouillent de réchauffement par gaz carbonique totalement mensonger. Les politiques et syndicalistes continuent de détruire l’industrie automobile française et de creuser les déficits à coup de subventions stupides aux technologies électriques imbéciles.

  • Le 5 juillet à 21:34, par AlainD En réponse à : Conversion de la filière automobile vers l’électrique : de quoi se mêle la CFDT ?

    Les syndicalistes devraient d’abord s’occuper de syndicalisme et peut être prendre la peine de répondre aux messages qui leur sont adressés (n’est ce pas Laurent Berger ?).
    Quant à N. Hulot, a t il acheté un hors bord électrique pour remplacer son énorme moteur thermique ?
    Les technologies électriques sont subventionnées notamment par une taxe de plus sur les factures d’électricité et puis s’il advenait que la parc automobile soit totalement électrifié, que deviendraient les stocks de gazole qui resteraient chez les pétroliers ? Car on oublie facilement que c’est à leur demande qu’ont été développés tant de moteurs diesel que les utopistes veulent mettre à la ferraille à présent.
    La question se pose également de savoir si la production serait suffisante pour alimenter l’ensemble du parc et qu’en est il des poids lourds ? Quel poids de batteries faudra t il pour faire circuler un 40 tonnes ? et pour quelle distance ? Il y a beaucoup de camions qui roulent plusieurs milliers de kilomètres par semaine...
    Enfin que feront les écologistes des batteries en fin de vie mais avant aurons nous assez de matières premières pour répondre à la demande ? Et si demain la Chine gardait pour elle ses terres rares ???

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