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Pourquoi avons-nous une Banque Centrale ?

Pourquoi les nations ont des banques centrales ? Les pays se sont pourtant développés en leur absence. Certains pays avec une banque centrale ont souffert pour en avoir une. Le Zimbabwe vient à l’esprit.

Le Système de la Réserve Fédérale a été créé par une loi du Congrès en 1913 seulement. Il a ensuite présidé une inflation du temps de guerre suivie d’une dépression majeure en 1920-21. Les années 1920 furent une ère de prospérité, aussi grâce au Secrétaire du Trésor, Andrew Mellon, qui a mené des sages politiques budgétaires que tout ce que la Fed a fait. Par contre, la performance de la Fed dans la Grande Dépression a été désastreuse, un jugement partagé par son actuel président, Ben Bernanke.

Le système bancaire canadien a résisté à la Grande Dépression sans Banque centrale. Au lieu des milliers de petites banques non diversifiées que les États-Unis avaient, le Canada avait un petit nombre de banques (avec de nombreuses branches à travers le pays) qui ont pu résister aux ralentissements localisés. Même dans la Grande Dépression, les faillites bancaires aux Etats-Unis ont été concentrées dans des régions spécifiques. La Banque centrale du Canada a été créée en 1935 en partie à cause des pressions exercées par le reste du monde.

En bref, la banque centrale n’a été ni nécessaire ni suffisante pour le développement d’une économie moderne et du système financier.

Les décideurs politiques débattent de la sagesse du double mandat de la Fed de fournir la stabilité des prix et le plein emploi. Rép Mike Pence (R., Indiana) a introduit un projet de loi modifiant la Loi sur la Réserve fédérale pour mettre fin au double mandat et de donner à la Fed un seul objectif : maintenir la stabilité des prix (HR 6406). Le double mandat est considéré par beaucoup comme donnant la Fed, une mission impossible d’optimiser simultanément deux variables avec un seul outil politique. Il n’est pas clair que la banque centrale soit capable de maintenir le plein emploi.

Pourtant, le maintien de la stabilité des prix ne faisait pas partie du mandat initial de la Fed.

La Fed a également oublié qu’une banque centrale ne devrait prêter que sur les actifs et aux taux d’intérêt de pénalité. Le dernier principe est d’assurer que les prêts d’urgence ne soient pas devenus un programme de subventions.

Il n’ya pas de crise de liquidité actuelle et aucune justification pour la poursuite de l’activité de prêteur en dernier ressort. Il ya peut-être même encore de grandes pertes non constatées sur les bilans des banques associées à l’effondrement de logement et d’autres prêts imprudents. Ces pertes moyennes de telles institutions sont en réalité sous-capitalisées, et non pas à court de liquidité.

La Fed a un certain degré d’indépendance opérationnelle conférée par le Congrès pour mener la politique monétaire. Cette indépendance ne serait pas viable tant que la Fed s’en tient à la politique monétaire classique. Si elle persiste à agir en tant qu’autorité budgétaire, les citoyens ordinaires et leurs représentants vont se demander : pourquoi avons-nous une banque centrale ?

Gerald P. O’Driscoll dans le WSJ (3/12). Résumé.

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