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Est-il moral de taxer les riches ?

Une « Opinion » écrite par Eamonn Butler, Directeur du Adam Smith Institute, revient sur la taxation des plus riches. Alors que le président Obama veut augmenter les taux d’imposition pour ceux qui gagnent plus de 250 000 dollars par an et que la Grande-Bretagne veut instaurer un taux à 50 % pour les revenus à partir de 150 000 £, l’auteur se demande tout simplement s’il est moral de taxer encore plus les riches.

Une « Opinion » écrite par Eamonn Butler, Directeur du Adam Smith Institute, revient sur la taxation des plus riches. Alors que le président Obama veut augmenter les taux d’imposition pour ceux qui gagnent plus de 250 000 dollars par an et que la Grande-Bretagne veut instaurer un taux à 50 % pour les revenus à partir de 150 000 £, l’auteur se demande tout simplement s’il est moral de taxer encore plus les riches.

D’ailleurs, quelle est la limite de cette taxation ? Jusqu’à quel niveau un riche doit payer ? Au XIXe siècle, Frédéric Bastiat disait que, à force d’augmenter les impôts, les individus ne se considéreront plus comme des contribuables mais comme des exploités. Pourquoi devraient-ils payer pour des choses qu’ils n’approuvent pas. Car c’est bien l’Etat, au nom de l’intérêt général, qui décide comment dépenser cet argent collecté. Plus encore, des études montrent qu’une taxation à 50 % ferait même perdre de l’argent à l’Etat…

L’auteur rappelle aussi le fait que les pays qui pratiquent de taux d’imposition plus bas ont une croissance plus forte que ceux avec des taux élevés. Les taux élevés ont aussi une influence sur la responsabilité des individus. On ne connaît pas très bien les vrais coûts des services publics et leur efficacité alors qu’ils sont financés avec l’argent des contribuables. Par contre, lorsqu’on donne aux fondations et aux organisations caritatives, on est beaucoup plus responsable et on peut suivre les résultats. Aux Etats-Unis où l’Etat prend 27 % de la richesse nationale, les individus donnent deux fois plus que les individus en Grande-Bretagne où l’Etat prend 40 % de la richesse. Les gouvernements devraient comprendre que ce qui est « moral » pour eux ne l’est peut-être pas pour le reste de la population.

(WSJ, Résumé, 20/09. Lire l’article )

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