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« Le cheval rouge » par Eugenio CORTI

vendredi 23 juillet 2021, par Brigitte Clavel

En 1940, dans le petit village de Nomana en Lombardie, le fascisme n’existait pas. Et pourtant ses jeunes se voient appelés, malgré eux, sur le front russe pour combattre le marxisme aux côtés des nazis. S’ensuit une descente aux enfers que Corti tient à rappeler. Car si ces héros lointains semblables aux cavaliers de l’apocalypse de St Jean découvrent la défaite et la mort dans le paroxysme de l’horreur, ils font preuve de courage, de solidarité et d’un sens du devoir qui transcendent de loin leur inexpérience guerrière. La somme infinie des tortures subies dans les lager russes puis allemands ou des exterminations dessous les bombardements et dans les usines à gaz se voit surpasser par l’amour christique enseigné de génération en génération qui fera dire que ce livre est celui d’un réactionnaire. Considérons Corti plutôt comme un soldat blessé à tout jamais qui, témoin avec ses camarades de cannibalisme et de folie meurtrière, voulut néanmoins transmettre la beauté de la vie à travers les actes de grandeur de ses frères en l’humanité.

L’omniscience du narrateur s’appuie sur un récit à plusieurs voix qui ne fait qu’accroître la véracité des faits historiques en même temps que le sondage des cœurs. Car si la cruauté des uns est innommable, le secours désintéressé des autres est tout aussi réel. Mais Corti ne cache rien, ni les bombardements de Milan ou de Dresde, ni la découverte du camp nazi de Majdanek, ni les convois ferroviaires de la gare de Kerzan... Longue est la liste des horreurs commises par les nazis et les communistes dont le lecteur aura du mal à oublier les descriptions machiavéliques. Si l’Italie n’est plus la même après la guerre, Corti laisse un beau message : rétablir la richesse du pays et participer à sa rechristianisation sont les seuls moyens de retrouver l’unité entre compatriotes et d’apporter un sens aux souffrances vécues. Cette fresque historique est un bel hommage rendu à tous ces artisans de paix des années 40 à 70 représentés essentiellement par les villageois de Nomana et les proches de l’auteur, un véritable devoir de mémoire...

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Vos commentaires

  • Le 24 juillet à 12:20, par gaillarde En réponse à : « Le cheval rouge » par Eugenio CORTI

    Ce livre magnifique a une puissance évocatrice que le commentaire traduit imparfaitement.
    Aucun manichéisme dans ce roman, seulement des personnages attachants confrontés à des situations dramatiques et inédites dans une Italie déchirée.
    Après avoir goûté la scène bucolique qui ouvre le livre, impossible de s’en détacher.....
    On pense inévitablement après avoir lu ce livre à ce chef d’œuvre qu’est Vie et Destin de Vassili Grossman.

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