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La Commune, De l’histoire au mythe, par François Broche, Édition France-Empire, 2021

vendredi 23 avril 2021, par Jean-Philippe Delsol

Ce cent cinquantième anniversaire de la Commune de Paris suscite de nombreux récits. François Broche nous raconte ces heures sombres qui forment un extraordinaire roman au travers des personnages d’une vraie tragédie. Paris en fut mortifiée et la France se déchira alors sous l’œil narquois de Bismarck.

L’auteur déconstruit la légende transformée en fresque épique par les communistes. Alors que Napoléon III avait fait de Paris une ville moderne et aisée, sa folle déclaration de guerre à la Prusse et sa rapide capitulation précipitèrent les événements. La République est proclamée à Paris le 4 septembre 1870, avant l’arrivée des Prussiens et la trahison de Bazaine. Les Parisiens qui avec Blanqui ne veulent pas d’armistice envahissent l’Hôtel de ville le 31 octobre. Le gouvernement provisoire reprend la ville en main et demande à Thiers de négocier avec Bismarck.

Des élections organisées dans la précipitation donnent une large majorité aux monarchistes dans une assemblée qui siège à Bordeaux. Un armistice est conclu à Versailles le 21 février 1871. Mais l’accord qui permet aux troupes prussiennes d’entrer dans Paris sans y rester et la proposition de Thiers de fixer le siège du gouvernement à Versailles mettent le feu aux poudres. L’Internationale marxiste en profite pour agiter la population. Un Comité central est créé, déjà ! De maladresses en provocations du gouvernement, la situation dégénère. Garibaldi devient général en chef de la Garde parisienne. Deux généraux sont assassinés, la populace dresse des barricades et occupe les bâtiments publics.

François Broche expose les événements par le menu. La révolution gronde, la ville s’enferme et le gouvernement se rassemble à Versailles. Le 26 mars, des élections communales impromptues mettent en place une nouvelle assemblée qui ne tarde pas à proclamer la Commune. Ce furent des jours de grande confusion et de surenchères révolutionnaires, des jours de terreur et d’exécutions sommaires.
Après la signature le 10 mai avec la Prusse d’un traité de paix qui aurait pu être meilleur si la révolution n’avait pas grondé dans les murs de Paris, les Versaillais vont passer à l’offensive pour reprendre la ville fin mai. Ce fut hélas l’occasion de pillages, d’incendies et destructions désastreuses par les Communards et de nombreux massacres perpétrés par la troupe, malgré les ordres de Mac Mahon qui dirigeait la reconquête de la capitale. Des dizaines de milliers de Parisiens furent faits prisonniers et nombre d’entre eux furent ensuite jugés et déportés.

Cette insurrection ne fut pas même une révolution, manquant d’idéologie structurée et de leaders déterminés. C’est Marx qui en bâtit immédiatement la légende comme outil de propagande. Mais Francois Broche observe que d’une certaine manière la Commune a renforcé la République renaissante et que sans elle la chambre aurait sans doute voté le retour de la monarchie. Ironie, perversité ou providence de l’histoire ?

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