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L’impératrice Cixi, la concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité, de Jung Chang

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La Chine au XIXème siècle n’était presque rien au regard du monde. Elle était une contrée lointaine, fermée et hostile au progrès. Pendant des siècles, elle avait dominé les échanges de tissus et de connaissances par son ingéniosité et sa culture. Mais la dynastie mandchoue des Qing a refermé le pays sur lui-même, le coupant du monde tout en le maintenant dans la pauvreté et l’indigence.

La Chine du début du XIXème a aussi été meurtrie par des guerres et des révoltes incessantes : première guerre de l’opium, révolte des Taiping, seconde guerre de l’opium, guerre sino-japonaise et révolte des Boxers. Tous ces événements ont coûté des millions de vies au pays et l’ont fracturé.

Mais dans la deuxième moitié du XIXème siècle, la Chine connut un développement industriel, une modernisation dans tous les pans de la société, le pluralisme politique, les embryons d’une monarchie parlementaire. Tout cela a été permis par la volonté et la force de caractère d’une femme, l’impératrice douairière Cixi. Simple concubine de l’empereur Xianfeng au départ, elle devient première concubine en donnant naissance au premier fils de l’empereur : Tongzhi.

A la mort de l’empereur, elle et l’impératrice prirent possession des rênes de l’État en destituant le conseil de régence. Cixi va initier une vague de réformes à la suite de la deuxième guerre de l’opium qui a ruiné le pays. Elle décida de l’ouverture de quelques ports aux échanges internationaux, et consolida une administration douanière et fiscale à même de garantir des rentrées d’argent régulières. Cet argent fut investi dans la construction de lignes de chemins de fer, de routes, de bâtiments de guerre modernes et dans l’éducation. Avec le concours des Occidentaux, elle fit construire des écoles et des universités et chuter le taux d’analphabétisme. Elle réforma l’État et mit, notamment, fin au recrutement des fonctionnaires sur concours. La malnutrition diminua et le capitalisme et le libre-échange permirent de limiter le nombre de famines.

Sous son règne la Chine a connu le seul processus démocratique de son histoire puisqu’elle transforma le régime monarchique absolu en monarchie constitutionnelle inspirée du modèle britannique. Elle considérait qu’une période de transition de dix ans était nécessaire pour préparer le pays, et traça pour cela un plan pour donner une culture politique aux Chinois par l’éducation. Elle souhaitait que soient élues d’abord des assemblées provinciales puis l’Assemblée nationale. Elle ne verra jamais cette transformation puisqu’elle décéda en 1908. Après sa mort, le pays se disloqua et l’autorité impériale faiblit. La révolution de 1911, initiée par des libéraux, fut phagocytée par les nationalistes.

Cette période de modernisation et de réformes a aussi créé un embryon d’État moderne, sur lequel Mao s’appuiera pour prendre le pouvoir. Les communistes l’accusent d’être responsable de tous les maux du pays. La propagande du parti met en avant ses liens avec les puissances occidentales afin de nourrir le sentiment nationaliste, et occulte ses réformes et le processus démocratique qu’elle a initié.
Avec ce livre, Jung Chang apporte un nouvel éclairage sur cette période en s’appuyant sur les archives d’État ouvertes par le gouvernement communiste au début des années 2000.

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