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Immigration, Ces réalités qu’on nous cache. de Patrick Stefanini

dimanche 28 février 2021, par Alain Mathieu

La carrière de Patrick Stefanini, commencée comme sous-directeur des étrangers au ministère de l’Intérieur, puis secrétaire général du ministère de l’immigration créé par Nicolas Sarkozy, ensuite préfet, conseiller d’Etat, directeur des services de la région Ile-de-France, a été largement consacrée à l’immigration. Il a été en outre directeur de campagne de Jacques Chirac, de Valérie Pécresse, de François Fillon.

Ses propositions sur l’immigration sont informées et réfléchies. Sur ce sujet qui passionne les Français, elles pourraient être la base d’un programme électoral.

Patrick Stefanini constate que notre pays subit depuis vingt ans une vague migratoire grandissante : depuis 2000, le nombre d’immigrés résidents en France a augmenté de 43 % ; en 2019, 274 000 titres de séjour ont été accordés à des non-Européens (+ 81 % sur l’an 2000), 133 000 demandes d’asile enregistrées (+ 233 %) et 36 000 admises (multiplication par 7).

Il constate que les nouveaux immigrés ne peuvent pas s’intégrer, car les conditions nécessaires, la maîtrise de la langue, un emploi et un logement, ne sont pas remplies. La plupart des non-Européens rejoignent leurs compatriotes déjà installés dans des régions où les logements et emplois sont rares : 44 % des immigrés résident en Ile-de-France, le reste principalement en PACA et région lyonnaise.
Il faut donc freiner l’entrée des immigrés.

Mais comment le faire, alors que la pression migratoire africaine va s’accroître ?

-  En fixant des quotas d’immigration par pays (pour les regroupements familiaux) et par métier (pour l’immigration de travail). Ce que font les pays de forte immigration réussie, le Canada, l’Australie, la Suisse. C’est l’« immigration choisie » de Nicolas Sarkozy. Le Royaume-Uni a commencé le 1er janvier 2021 à appliquer un tel régime. De même depuis le 1er mars 2020 l’Allemagne facilite les conditions d’entrée de certains diplômés étrangers.
-  En appliquant aux demandeurs d’un titre de séjour ce que le Code civil exige pour les naturalisations : « nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française par une connaissance suffisante de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises ». Les Allemands le font pour leurs réfugiés : 600 heures de langue allemande obligatoires, au cours desquelles des contrôles constatent que l’immigré a la volonté de s’intégrer, et 100 heures de cours sur la société allemande.
-  Comme le Danemark, en limitant à 30 % le nombre d’enfants d’immigrés dans les collèges et lycées. C’est ainsi qu’on obtient une véritable mixité sociale. Les Danois limitent aussi à 40 % la proportion de logements sociaux dans les ghettos, et mettent en détention les déboutés du droit d’asile.
-  En contrôlant sérieusement les inscriptions sur les registres d’état civil français des mariages célébrés à l’étranger (45 000 par an).
-  En revoyant le traitement des 40 000 « mineurs » isolés, qui ne devraient pas être confiés à l’administration française au même titre que les jeunes Français « en danger ».
-  En freinant l’arrivée des immigrés clandestins (entre 6000 000 et 900 000). Patrick Stefanini fait confiance à Frontex, une administration européenne, dirigée par un Français, qui enregistre maintenant de façon efficace les empreintes digitales des immigrés et les partage avec les autres pays européens. Son budget sera en moyenne entre 2021 et 2027 le triple de celui de 2019. Ses effectifs vont passer à 10 000. Elle organise des vols de retour vers 64 destinations. Déjà le nombre d’immigrés clandestins arrivés en Italie par la mer est passé de 120 000 en 2017 à 23 000 en 2018. Des « centres de transfert » devraient être construits à la frontière de l’Europe.
-  En appliquant le traité de Lisbonne : « l’UE développe une politique commune en matière d’asile, d’immigration ». Patrick Stefanini reconnaît que cette politique commune sera difficile à définir : les pays de l’Est sont des pays d’émigration qui ne souhaitent pas d’immigrés, sauf la Pologne qui reçoit de nombreux Ukrainiens ; les Allemands sont plus favorables à l’immigration que les Français ; l’Italie veut éviter d’être traversée par des Africains, etc.
-  Les demandes d’asile devraient être déposées dans nos consulats, dans le pays d’origine du demandeur. L’acceptation devrait être limitée à la résidence dans une seule commune, comme le font les Allemands.
-  En évitant qu’un demandeur d’asile abuse de recours judiciaires répétés pour se maintenir en France (la promesse de Jacques Chirac d’une durée totale maximale de six mois n’a pas été tenue), ou ne passe d’un pays européen à l’autre pour déposer des demandes d’asile successives. La responsabilité du pays européen par lequel est entré le demandeur, actuellement de six mois, devrait être portée à cinq ans.
-  En organisant les retours décidés par les tribunaux français. Il faudrait réduire notre aide aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants entrés illégalement en France.
-  En dénonçant les accords passés avec les pays du Maghreb, dont les ressortissants bénéficient d’avantages injustifiés.
-  En contrôlant, et même en taxant, les transferts financiers des immigrés vers leur pays d’origine.
-  En limitant les naturalisations (112 000 par an, plus 32 000 « déclarations anticipées » de nationalité, faites à partir de 13 ans pour des enfants nés en France de parents étrangers) aux cas prévus par le Code civil et après cinq ans de résidence (ou même 12 ans comme en Suisse). Les maires devraient donner leur accord aux naturalisations.
-  En réduisant l’AME (les « clandestins officiels » bénéficiant de prestations de santé gratuites) aux seuls cas d’urgence et de contagion, comme le font nos voisins européens.
-  Les prestations familiales, comme les autres prestations versées sans cotisation, ne seraient versées qu’après cinq ans de résidence, et suspendues en cas de refus d’emploi ou de formation.

Ce vaste programme constituerait un véritable programme électoral si Patrick Stefanini était entré dans le détail des mesures : conditions des quotas, rédaction des propositions de lois, calcul des coûts et bénéfices de chaque mesure, etc.
Il y faudrait un deuxième livre, qui serait lu avec autant d’intérêt que le premier.

Acheter le livre

https://fr.irefeurope.org/Publications/Chroniques-de-livres/article/Immigration-Ces-realites-qu-on-nous-cache-de-Patrick-Stefanini

Messages

  • Oui, l’immigration est un véritable problème. Lorsque je suis arrivé dans le XIV ème arrondissement en 2000, il y avait dans le quartier où j’habite environ 30 à 40% d’habitants d’origine non française ce qui était déjà émorme. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, la population d’origine française de souche est tombée à environ 10% sinon moins. Souvent quand je suis dans la rue ou dans les magasins, je suis le seul Français "de souche". Toutes les boucheries, sauf 1 seule, sont devenues des boucheries halal, et le français en tant que langue est devenu une langue étrangère. Et en tant que Français, je devrais trouver cela normal ? Non, ceci est hors de question. J’ai toujours combattu le colonialisme mais je combats tout autant "l’invasionisme". Nous avons absolument tout à y perdre, depuis notre culture jusqu’à notre propre pays. L’immigration a été voulue par les dirigeants et non par les populations. L’issue ne peut en être que fatale.

  • Nous pouvons réfléchir à un système qui favorise des flux migratoires qualifiés tout en évitant une bureaucratisation supplémentaire avec des méthodes innovantes :
    1.Permis de résidence mis aux enchères.
    2.Vendre le droit de séjourner en France comme proposé par Garry Backer prix Nobel d’économie.
    3.Tirage au sort.
    Pour réguler les flux on peux jouer leur les prix ( enchères ou vente ) ou le nombre de permis (tirage au sort)
    2.Expulsion rapide pour les étrangers ayant un mauvais comportement.
    3.Aide limitée aux cas d’urgence.
    4.Réforme de l’aide au développement pour la rendre efficace et sur une base temporaire.
    Innovons !

  • Une quinzaine d’actions sont répertoriées en guise de conclusion de ce papier .
    Elles sont toutes sans exception de nature BUREAUCRATIQUE, à l’image de Mr Stéphanini qui a passé l’essentiel de sa carrière dans l’administration.

    Cependant il manque un préalable indispensable à tout cela !
    (selon le postulat, bien sur, où la République est un système politique au service du peuple)
    Quelle est la position des Français sur l’immigration ?

    Quel candidat proposera un référendum sur le sujet en 2022 ?
    Une question "package" global du type :
    "Arrêt du regroupement familial + Suppression de la double nationalité extra européenne + Suppression droit du sol"
    OUI/NON
    Quelle que soit le résultat, nous aurons fait un grand progrès.
    Au moins nous serons fixés, une fois pour toute (car le problème a été escamotée en 2017), sur le souhait des français de reprendre (ou non) une politique d’assimilation dont beaucoup n’arrêtent pas de vanter les mérites.

  • Ce qui nous arrive aujourd’hui ... avec la perspective possible de la victoire de Marine Le Pen, n’est que l’aboutissement d’années de démagogie et de démissions de nos dirigeants ...
    Premier responsable, le grand manipulateur, (et ses thuriféraires extasiés par tant de machiavélisme) qui, après avoir, avec la mise en place de la proportionnelle , a créé quasiment ex-nihilo le FN pour contrer la Droite Française et perpétué son règne ...
    Il est précédé ou suivi par tous les présidents successifs qui, notamment au travers du regroupement famillial et de politiques laxistes pour ne pas dire aveugles ...
    - ont laissé envahir la France par des populations qui affirmaient haut et fort leurs volonté de ne pas s’intégrer ...
    - ont sacrifié au nom du "pas de vagues" le système d’éducation qui était le nôtre
    - se sont laissé enfermé dans des débats sur la race et le genre, la reconnaissance à sens unique d’une culpabilité historique, la repentance ... et cerise sur le gâteau : l’islamo-gauchisme !
    - bref, n’ont jamais pris le taureau par les cornes en appliquant depuis des années le programme de bon sens préconisé aujourd’hui par Mr Stéfanini ... etc ... etc ...
    Compte tenu de sa proximité avec nombre de nos plus hauts dirigeants, il est permis de s’interroger sur sur son action. S’il était si convaincu de la montée des périls, pourquoi n’a-t’il pas convaincu celles et ceux qu’il servait ?
    Poser la question n’est-ce pas y répondre ?
    La seule réalité c’est que nous en sommes là et qu’il sera très difficile d’enclencher la marche arrière ... Comme tous les multiples diagnostics établis, vainement, depuis des années par des sonneurs d’alerte, je crains que ce beau programme ne soit, hélas, une fois de plus, une fois encore, à ranger dans les vœux pieux !
    Et l’on s’étonnera si des gens désespérés finissent par se résoudre à voter pour le RN.
    Si tel est bien le cas, j’en voudrai terriblement à tous ces responsables-irresponsables qui nous ont conduit dans le mur tout en se gavant .... Quelle forfaiture ! De Gaulle doit s’en retourner dans sa tombe ...

  • Ce qui nous arrive aujourd’hui ... avec la perspective possible de la victoire de Marine Le Pen, n’est que l’aboutissement d’années de démagogie et de démissions de nos dirigeants ...
    Premier responsable, le grand manipulateur, (et ses thuriféraires extasiés par tant de machiavélisme) qui, après avoir, avec la mise en place de la proportionnelle , a créé quasiment ex-nihilo le FN pour contrer la Droite Française et perpétué son règne ...
    Il est précédé ou suivi par tous les présidents successifs qui, notamment au travers du regroupement famillial et de politiques laxistes pour ne pas dire aveugles ...
    - ont laissé envahir la France par des populations qui affirmaient haut et fort leurs volonté de ne pas s’intégrer ...
    - ont sacrifié au nom du "pas de vagues" le système d’éducation qui était le nôtre
    - se sont laissé enfermé dans des débats sur la race et le genre, la reconnaissance à sens unique d’une culpabilité historique, la repentance ... et cerise sur le gâteau : l’islamo-gauchisme !
    - bref, n’ont jamais pris le taureau par les cornes en appliquant depuis des années le programme de bon sens préconisé aujourd’hui par Mr Stéfanini ... etc ... etc ...
    Compte tenu de sa proximité avec nombre de nos plus hauts dirigeants, il est permis de s’interroger sur sur son action. S’il était si convaincu de la montée des périls, pourquoi n’a-t’il pas convaincu celles et ceux qu’il servait ?
    Poser la question n’est-ce pas y répondre ?
    La seule réalité c’est que nous en sommes là et qu’il sera très difficile d’enclencher la marche arrière ... Comme tous les multiples diagnostics établis, vainement, depuis des années par des sonneurs d’alerte, je crains que ce beau programme ne soit, hélas, une fois de plus, une fois encore, à ranger dans les vœux pieux !
    Et l’on s’étonnera si des gens désespérés finissent par se résoudre à voter pour le RN.
    Si tel est bien le cas, j’en voudrai terriblement à tous ces responsables-irresponsables qui nous ont conduit dans le mur tout en se gavant .... Quelle forfaiture ! De Gaulle doit s’en retourner dans sa tombe ...

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