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« Dernière crise avant l’apocalypse », par Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot

vendredi 24 septembre 2021, par Jacques Bichot, Jean-Baptiste Giraud

Notre société est au bord de l’effondrement. Pourquoi ? Parce que les gouvernements successifs, au mépris de tout bon sens, s’obstinent à s’occuper de tout, alors qu’ils devraient se concentrer sur les fonctions régaliennes. C’est la thèse de Dernière crise avant l’apocalypse, ouvrage co-écrit par Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot qui analysent, sans concession, les errements de notre temps. Régime de retraite absurde et voué à l’échec, inflation, baisse dramatique de la natalité dans les pays développés et création monétaire annonçant une crise économique sans précédent, le titre est justifié. Certaines des propositions de l’IREF sont reprises dans cet ouvrage.

Ainsi, la retraite par répartition ne peut pas être considérée comme une solution acceptable alors que nous vivons plus longtemps, parfois avec des pathologies lourdes, et surtout que les générations futures sont moins nombreuses et moins bien instruites, comme le montrent les différents classements internationaux concernant les niveaux scolaires. Pour les auteurs, l’Etat doit accepter de revenir à une retraite par capitalisation et d’aider les familles à avoir plus d’enfants, par exemple avec une Sécurité sociale qui soit partenaire des entreprises et les aide à remplacer les salariés partant en congé parental.

Cependant, cette Sécurité sociale doit être mise en concurrence, et c’est là une autre thèse clé. La France va vers la catastrophe parce que l’Etat s’occupe de ce qui ne le regarde pas et il s’occupe mal de ce qui la regarde. A titre d’exemple, la justice souffre d’un manque de moyens, qui apparaît d’autant plus criant quand on regarde ceux qu’alloue l’Allemagne à la sienne.

Les auteurs explorent ces différents sujets dans le détail, chiffres et exemples internationaux à l’appui, et s’appliquent à détruire les solutions utopiques de certains, en montrant par exemple combien il est vain d’espérer réussir la transition énergétique en 2050. En effet, cette dernière ne pourra être possible qu’avec la fusion nucléaire, c’est-à-dire pas avant le siècle prochain. Encore cela ne sera-t-il possible que si les politiques laissent les entreprises chercher des solutions innovantes.

Dernière crise avant l’apocalypse est un ouvrage documenté, référencé et fouillé pour qui veut comprendre, non seulement son pays, mais aussi le monde dans lequel il vit. Les candidats à la prochaine élection présidentielle y trouveront des constatations sans appel qui leur permettront d’adapter leurs propositions à une réalité qu’ils ne connaissent pas forcément, et leurs électeurs pourront lire leur programme en connaissant cette réalité.

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Vos commentaires

  • Le 25 septembre à 07:38, par Serge Juyoux En réponse à : « Dernière crise avant l’apocalypse », par Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot

    Nous sommes trop nombreux sur terre.
    La fonction économique occidentale actuelle fonctionne avec le paramètre " croissance " .
    Le terme salaire à été remplacé par " pouvoir d’achat "
    + nombreux = + de C02 et de conflits.

    Il faut désormais pouvoir vivre en " équilibre régulier " et travailler pour le maintenir.
    Le " français " est logé, a une voiture ou du moins peut se déplacer + éducation et santé gratuites.
    Les habitants des pays où cela n’est pas acquis regardent la télévision, et meurent d’envie de venir chez nous.
    AIDONS LES CHEZ EUX.
    Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot ?????????????????????????????
    Répondez-moi SVP

  • Le 25 septembre à 17:02, par Nicolas Carras En réponse à : « Dernière crise avant l’apocalypse », par Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot

    Serge Juyoux : "Nous sommes trop nombreux sur terre."

    Ah bon ?

    "+ éducation et santé gratuites."

    Gratuites ? C’est une plaisanterie.

    "AIDONS LES CHEZ EUX."

    Allez dire ça aux anticapitalistes qui aimeraient que l’Afrique ne fasse pas de croissance et que le socialisme y soit instauré (quand on connaît les ravages du socialisme et du planisme en Afrique...Avec la haute corruption).

    50% de l’humanité vit sur environ 1% du territoire terrestres. Il y a encore largement assez de place.

    Concernant les ressources, tout ce qu’il y a sur Terre se trouve sur Mars (eau y compris).

    Pour quelles raisons des gens construisent des fusées ? Pour faire du tourisme ?

    Et il y aurait d’autres planètes habitables dans le cosmos. Ce qui ne m’étonne absolument pas.

    Cela fait des milliers d’années que l’espèce humaine s’adapte*, elle n’a pas disparu, elle est encore là, et il est fort probable, à moins d’un cataclysme venant du cosmos, ou d’une maladie incurable engendrant une disparition, qu’elle soit là encore dans des millions d’années.

    Des colonies seront envoyées pour aller vivre dans d’autres systèmes solaires.

    Ça n’est pas du tout inenvisageable, vu les progrès de la science, et le développement des technologies liées à la propulsion ( "L’antimatière et la matière, quand elles entrent en contact, peuvent s’annihiler mutuellement. Elles sont alors transformées en énergie, suivant la célèbre équation E=mc2. En fait, il s’agit de la seule situation connue dans laquelle la masse est intégralement convertie en énergie."..."Si des sources d’énergie et des moyens de production efficaces permettent de créer de l’antimatière en quantité suffisante, il serait théoriquement possible d’atteindre des vitesses proches de celle de la lumière. )

    Il y a peu, un génie a inventé des fusées qui peuvent revenir sur terre et atterrir : Elon Musk.

    Ce n’est pas pour aller faire de la bronzette sur la Lune.

    Et la technologie pour construire un ascenseur allant jusque dans l’espace existe : l’ ascenseur spatial : "Brad Edwards, de la fondation californienne Eureka Scientific décrit en détail une méthode possible de construction d’un tel ascenseur".

    Bonne journée.

    *- Il y a 2,5 millions d’années, Homo habilis apparait en Afrique de l’Est : c’est la première espèce humaine. Son nom veut dire “homme habile” parce qu’il fabrique des outils simples.

    - Il y a 1,8 million d’années, un nouvel humain apparait : Homo erectus. Son nom veut dire “homme debout” et c’est un bon marcheur.

    - Il y a 200 000 ans, une autre espèce humaine nait en Afrique : Homo sapiens. Son nom veut dire “homme savant”. Aujourd’hui, tous les humains de la Terre sont de cette espèce.

  • Le 29 septembre à 08:12, par Claude Courty En réponse à : « Dernière crise avant l’apocalypse », par Jean-Baptiste Giraud et Jacques Bichot

    Ce n’est probablement ni l’insuffisance d’espace vital, ni un virus, ni le feu nucléaire... qui viendont à bout de l’humanité – ou d’un pays parmi tant d’autres –, après qu’elle ait saccagé la planète, mais l’ingouvernabilité d’une population mondiale ayant proliféré jusqu’à la démesure.

    Il faut savoir que si l’homme accuse aussi facilement ceux qu’il se donne pour dirigeants de manquer de courage pour affronter les vicissitudes de l’existence, il y a été incité de tous temps par des pouvoirs politiques et religieux plus soucieux du nombre que du bien-être – ici et maintenant – de ceux sur lesquels ils se sont fondés et prospèrent depuis. C’est ainsi qu’il a toujours négligé, ignoré, voire nié sa condition plutôt que de l’affronter. Or, ce faisant, il se comporte comme la mouche se heurtant aussi obstinément que vainement à la vitre ou aux parois de verre du bocal dont elle est prisonnière et qu’elle ne voit pas ; ou que l’autruche enfouissant sa tête dans le sable pour se dissimuler le danger, plutôt que de l’affronter… ou le fuir.

    Est-ce la compassion de ceux qui ont connaissance de ces vérités, qui les conduit à les cacher à moins instruits qu’eux ? Serait-ce par respect de l’adage selon lequel les vérités ne sont pas toutes bonnes à dire ? Les maîtres de ce monde y verraient-ils un moyen de limiter l’angoisse existentielle des peuples ? ... Telles sont les questions qui peuvent se poser, sachant que la prise de conscience par chacun de sa propre condition peut effectivement aggraver ses peurs et ses frustrations. N’est-ce pas pourtant le prix à payer pour avoir la moindre chance de vaincre un ennemi, que se donner la peine de savoir qui il est, avant de prétendre l’affronter ?

    « Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet.

    Or, ici et maintenant, parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, « l’homme est, avant toute autre opinion ou considération, un consommateur » Gaston Bouthoul. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin, et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi un agent économique au service de la société, aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques.

    Tous les malheurs du monde, que l’homme a la capacité de maîtriser, en découlent et sont aggravés par le caractère incontournablement pyramidal de la société, dû au fait que richesse et pauvreté existent l’une par l’autre, dans leur relativité, et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale, quels que soient les aléas heureux ou malheureux de son existence par la suite et jusqu’à sa mort. En raison de ce caractère pyramidal de notre structure sociale, les pauvres s’y multiplient à une cadence étant plusieurs fois celle des riches. Outre l’irrémédiable niveau zéro de la richesse, coïncidant avec la base de cette pyramide sociale – là où survit la honte de l’humanité qu’est la multitude des pauvres profonds –, c’est dans ces conditions, que sous la pression de 200 000 êtres humains qui viennent s’ajouter quotidiennement à la population mondiale, que la pyramide sociale s’atrophie toujours plus et que son sommet s’éloignant incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant.

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