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Bernard Zimmern : Inégalités. Contrepartie de la croissance et du plein emploi
Editions Libréchange, 2019

Début juin, lors du centenaire de l’OIT (Organisation internationale du travail), Emanuel Macron a prononcé un discours consacré à la « lutte contre les inégalités dans le monde ». Inégalités ! Ce mot est devenu l’alibi idéal des politiques, de gauche mais aussi, pour certains, de droite. Une politique contre les inégalités ne peut pas avoir de limites et justifie n’importe quelle dépense. Le président de la République reprend à son compte l’approche marxiste de l’économie selon laquelle le capitalisme ne ferait qu’aggraver les inégalités. C’est aussi la théorie de nombreux économistes, en commençant par Thomas Piketty, qui ont fait de l’égalitarisme leur théorie principale.

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Or, s’il existe des inégalités énormes et inadmissibles dans des pays comme la Russie, la Chine ou d’autres, où l’on pratique un capitalisme d’Etat ou d’apparatchiks, les inégalités dans nos sociétés occidentales ont des causes différentes. C’est ce qu’a analysé l’IREF dans ses travaux sur les inégalités et dans son livre collectif intitulé AntiPiketty, c’est ce que qu’analyse aussi Bernard Zimmern dans son dernier livre. Un pays comme les Etats-Unis, que l’auteur connaît très bien et qui est montré régulièrement du doigt lorsqu’il est question d’inégalités, doit assimiler tous les ans des centaines de milliers d’immigrés très pauvres. Entre 1982 et 2010, l’Amérique a accueilli plus de 30 millions d’immigrés dont plus de 50% étaient misérables et sans éducation. Il est évident que la différence entre leur revenu et celui des Américaines riches est abyssale. Mais ce qui compte c’est la possibilité pour ces immigrés de sortir de la pauvreté. Et là, les études que cite Zimmern offrent des statistiques impressionnantes : environ trois quarts des Américains qui ont flirté avec le seuil de pauvreté se sont retrouvés par la suite parmi les 20 % les plus riches.

Un autre mythe démonté dans ce livre est celui de l’extrême richesse des plus riches. Oui, en haut de l’échelle des revenus, l’enrichissement est beaucoup plus rapide que dans la moyenne de la population. Mais comment sont-ils devenus riches ? Grâce à l’entrepreneuriat. Plus de 65 % des 1 % des plus riches Américains sont des entrepreneurs, la majorité étant partie de rien. Les 1% des Américains les plus riches créent plus du tiers des emplois aux Etats-Unis.

Ce que Piketti & Co ne comprennent pas, c’est que ce sont bien ces riches qui font la croissance économique et les emplois. L’auteur dénonce aussi avec maints arguments d’autres incohérences chez les égalitaristes. Piketty a par exemple effectué ses calculs et bâti ses statistiques en ne prenant en compte que 20 millions de Français et en éliminant d’office la masse des retraités. Les résultats concernant les inégalités ne sont évidemment pas corrects.

Qui sont ces croisés de l’égalitarisme ? Des universitaires pour la plupart. Des chercheurs travaillant dans des instituts financés par l’argent public : Observatoire des inégalités, OFCE, Ecole d’économie de Paris, INSEE, la revue Alternatives Economiques… Leur travail principal est de pratiquer la chasse aux riches et réclamer de nouveaux impôts sur les riches. Tout cela grâce aux fonds publics.

Il faut aborder le sujet des inégalités avec toutes les données à disposition et sans parti-pris. C’est ce que fait Bernard Zimmern dans ce remarquable livre d’économie qui fait exploser pratiquement tous les clichés que nos politiques aiment citer sur les inégalités. Ils devraient plutôt admettre, et faire savoir, que les deux tiers du total des revenus des 1 % les plus riches (la cible préférée de Piketty) proviennent d’entrepreneurs actifs. Selon le Survey of Consumer Finances de la FED, ce 1 % au top de la richesse est à l’origine des grandes entreprises les plus créatrices d’emplois. En fait, et c’est la conclusion très originale du livre, les inégalités incitent les individus à sortir de leur condition primitives, elles poussent beaucoup d’entre eux à la réussite, elles sont même le moteur de la croissance économique et de la création d’emplois.

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