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Sociétés biopharmaceutiques : les atouts de la France

La France repart enfin. Alors que notre pays a été gravement touché par le COVID-19, nous pouvons sortir de cette pandémie sans précédent plus forts que jamais. Le président Macron a l’opportunité de s’imposer en élargissant l’accès à de nouveaux traitements et vaccins susceptibles de vaincre la pandémie. Il peut convaincre les nations de s’unir pour rationaliser des réglementations complexes et fournir en toute sécurité des médicaments et des vaccins aux malades dans le monde entier.

Les entreprises françaises sont à la pointe de cet élan sans précédent et historique parce que mondial : la recherche contre la covid_19, c’est plus de 725 initiatives pour développer et tester des thérapies et des vaccins, utilisant un large éventail de composants. Certains sont des médicaments qui existent depuis un certain temps, comme l’interféron-bêta, en quelque sorte reprogrammés. D’autres sont issus de nouvelles technologies qui repoussent les limites de l’innovation médicale, comme le vaccin mRNA, et qui incitent le corps à produire des protéines pour lutter contre l’infection.

Il est important de rappeler que certains des médicaments qui se sont révélés prometteurs contre la COVID-19 en phase d’observation, comme la dexaméthasone, sont des génériques utilisés pour traiter d’autres affections. Ils sont le fruit de décennies d’investissements en recherche et développement, basés sur un système bien établi de protection de la propriété intellectuelle. La santé et le bien-être des générations futures dépendront des nouvelles découvertes médicales. Ceux qui prennent des risques doivent plus que jamais être protégés si l’on veut qu’ils continuent à investir.
Il est probable que ces gigantesques efforts aboutiront bientôt. Il s’agira alors de se préoccuper sans délais de la fabrication et de la distribution du, ou des traitements, à l’échelle mondiale (au moins 120 pays sont touches par la pandémie). Cela ne s’étant jamais produit, nous n’avons pas de modèle, pas d’instructions sur la manière de procéder. Mais les gouvernements peuvent d’ores et déjà prendre des mesures contre certains obstacles prévisibles. Chaque pays a ses exigences et ses réglementations en ce qui concerne l’accès aux medicaments et vaccins : avis d’experts des autorités sanitaires gouvernementales, traductions de documents, accords de licence, droits de douane, préparatifs de la chaîne d’approvisionnement, protocoles administratifs, etc. Si certaines étapes ne peuvent être franchies qu’une fois le produit introduit sur le marché, d’autres peuvent être anticipées.
Pour élaborer et diffuser un vaccin efficace contre les coronavirus, produit biologique créé avec des organismes vivants, le processus de fabrication ne peut être que hautement specialisé, et le parcours du laboratoire au patient au plus haut point sophistiqué. Des actions gouvernementales non coordonnées, des pratiques trop draconiennes d’octroi de licences, sèmeraient la pagaille. Impossible, sans un minimum d’harmonisation, d’établir une communication cohérente, d’opérer des transferts de connaissances et de savoir-faire suffisamment rapides pour doper la production. Difficile aussi, avec des systèmes de santé sous tension, d’atteindre avec certitude l’efficacité maximum dans la repartition et l’utilisation de ressources pourtant essentielles.
Ces problèmes, on les retrouve dans le concept de “pools de patients volontaires ». L’Organisation mondiale de la santé l’a introduit au nom du gouvernement costaricien. Il s’agit d’un outil de collecte et de diffusion concernant les droits des malades, les données sur les tests obligatoires et d’autres informations liées aux traitements, vaccins et diagnostics COVID-19. Pour ses partisans, cela permettrait aux autorités de la santé d’homologuer des produits qui seraient ainsi plus facilement accessibles aux pays à revenu faible ou intermédiaire.

L’idée est séduisante mais impossible à mettre en oeuvre. L’Organisation mondiale de la santé a perdu beaucoup de sa crédibilité - ainsi que son principal bailleur de fonds, les États-Unis - en raison de faux pas répétés et de directives contradictoires pendant la pandémie. Lui donner le pouvoir de gérer les chaînes d’approvisionnement et les accords de licence ne fera que créer des divisions et éloigner encore les malades de l’aide dont ils ont besoin.

Il ne sera pas facile de convaincre les gouvernements - chacun avec des contextes politiques différents et des défis variés - de s’entendre. Peut-être une opportunité pour Macron. Abritant certaines des sociétés biopharmaceutiques majeures, la France possède les atouts nécessaires, influence politique et expertise médicale, pour espérer pouvoir jouer un rôle de guide éclairé dans cette période sombre.

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