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La réforme de la finance d’Obama

Parmi les mesures que cette réforme (connue aussi sous le nom de Dodd-Frank du nom de ses instigateurs) doit mettre en place figure la limitation à 3% du capital des banques, les investissements que ces dernières pourront faire dans des fonds spéculatifs. En outre, ces investissements ne pourront pas dépasser 3% des actifs de ces « hedge funds » ou de fonds de capital investissement.

Enfin, les banques ont deux ans pour transférer leurs opérations sur certains produits dérivés dans des filiales capitalisées séparément.

A la dernière minute, un groupe de démocrates centristes, inquiets de l’impact sur la place de New York de restrictions proposées par leurs collègues, a obtenu que les banques conservent sur leur bilan les risques liés aux produits dérivés sur taux de change, sur taux d’intérêt, et certains produits dérivés de crédit utilisés pour contrôler leurs propres risques. Elles devront en revanche traiter par une filiale distincte leurs produits dérivés de crédit (« credit default swaps ») et ceux liés aux denrées et matières premières. Par ailleurs, la loi prévoit la standardisation de la plupart de ces produits pour qu’ils s’échangent désormais sur des marchés organisés transparents.

Mais la loi est trop complexe (2 319 pages) et ne s’attaque pas aux vraies causes de la crise comme par exemple les organismes para-publics Fannie Mae et Freddie Mac qui restent les oubliés de la réforme…

Cette réforme n’est d’ailleurs pas promise à un développement durable. En effet, voici plus d’un demi-siècle que la plupart des pays ont rendu aux banques la liberté de faire de la « transformation », c’est-à-dire de financer des crédits à long ou moyen terme avec des dépôts à court terme – ce qui est à l’origine de l’expansion bancaire au XVIIème siècle. On voit mal comment les Américains seraient désormais les seuls à subir les contraintes de la « spécialisation bancaire ».

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