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Katrina et les réalités

Il y a cinq ans, l’ouragan Katrina (force sur 5) s’abattait sur les côtes américaines.Cette tragédie a fourni aux anti-américains une nouvelle occasion de répandre leurs lumières. Ils ont accusé - l’administration Bush, bien sûr - d’avoir sous-estimé la catastrophe et d’avoir agi avec retard, d’être coupable de racisme à l’égard des populations de cette région, en gros, d’être totalement indifférente aux malheurs de cette région.

L’ouragan aurait aussi révélé aux Américains (et au monde), la véritable face de l’Amérique, la pauvreté et ses inégalités. Les « experts » qui nous abreuvent de ces « informations » à travers les médias français dépourvus de tout esprit critique ont la mémoire courte. Quelques rappels s’imposent.

L’Amérique « oubliée » par l’administration Bush a largement voté pour lui. La Louisiane et le Mississipi en font partie. Les plus riches (ceux qui gagnent plus d’1 million $ par an) ont voté pour Kerry à hauteur de 60% ; par contre ceux qui gagnent moins d’1 million $, 63%, ont voté pour Bush). Contrairement à ce qu’on dit, les réductions d’impôts de Bush n’ont pas profité aux plus riches…. Le vote des Noirs en faveur du candidat républicain n’a jamais été aussi élevé (jusqu’à 12 %) et les familles pauvres hispaniques ont, elles aussi, voté pour Bush. L’Amérique coupée en deux ? Les riches du côté de Bush et, en face, les autres ? Un autre mythe de l’antiaméricanisme.

Une administration raciste ? Mais les différentes communautés américaines n’ont jamais été aussi bien représentées, et à des postes clefs. Les exemples de Colin Powell et de Condoleeza Rice sont éloquents.

« Le modèle social américain mis en cause », titre avec satisfaction « le Monde » du 8 septembre 2005, en rajoutant : « L’idéologie conservatrice en question ». Les réflexes sont éternels. Ceux qui connaissent un peu le fonctionnement des institutions américaines savent qu’il s’agit d’un Etat fédéral et que l’organisation en cas de catastrophe naturelle est du ressort du gouverneur et du maire. Dans le cas de la Louisiane, les deux ont failli à leur mission en n’envoyant pas leurs demandes d’aide au gouvernement fédéral. Le Gouverneur démocrate Blanco a attendu quatre jours pour déclarer l’état d’urgence et demander de l’aide à Washington. Le maire de New Orleans, Ray Nagin, a été quasiment absent pendant ces jours, oubliant même de mettre à la disposition de la population les bus scolaires pour quitter la ville. Et sous l’administration Bush, la Louisiane a reçu 1,9 Mds de dollars d’aide fédérale juste pour la prévention des catastrophes naturelles : c’est l’Etat américain qui a reçu le plus d’argent. Malheureusement, cet argent n’a pas été utilisé pour renforcer les digues mais pour la construction de différents objectifs…touristiques.

Quand on se rappelle comment le maire Rudy Giuliani a géré la crise après les attentats de New York…

Je ne reviens pas sur la pauvreté et les inégalités aux Etats-Unis. C’est le cliché préféré des anti-américains, une véritable constante. Au lieu de nous rebattre les oreilles avec le même discours, ils pourraient se poser la question de savoir pourquoi cette région a moins profité de la croissance économique que les autres régions américaines, pourquoi elle ne veut pas se diversifier au lieu de rester dépendante des revenus du tourisme ou bien quels sont les responsabilités de la bureaucratie locale, les conséquences des aides sociales.

Enfin, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une catastrophe naturelle énorme, qui a ravagé environ 230 000 km², une surface équivalente à la moitié de la France, plus que celle d’un pays comme la Roumanie.

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