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ONU : faut-il en rire ou en pleurer ?

Le 25 septembre dernier, lorsque le président des Etats-Unis a affirmé que son administration a fait plus, en moins de deux ans, que n’importe quelle autre administration dans le passé, une partie de ceux qui étaient présents dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU a éclaté de rire. On peut ne pas être complètement d’accord avec ce qu’a dit Trump (même si plusieurs indicateurs économiques et boursiers vont plutôt dans son sens) mais il est très difficile d’avoir le même sens de l’humour que ces membres de l’ONU.

Il y avait peut-être plus de raisons de rigoler au discours de « bisounours » du président Macron qui a « l’universalisme chevillé au corps » et croit à une « troisième voie » basée sur la « responsabilité de la paix ». Embrassons-nous et tout ira très bien dans le meilleur des mondes possibles. Mais alors comment réagir après la décision de l’ONU concernant la France ? Réuni au sein du Comité des droits de l’homme de l’ONU, un groupe d’experts a « condamné » la France pour avoir verbalisé deux femmes qui portaient le voile intégral. Estimant que « l’interdiction du niqab viole la liberté de religion et les droits humains » de ces deux musulmanes, ils demandent à Paris de « compenser » le tort fait aux plaignantes et « surtout » de réviser sa loi. Ce qui veut dire que la loi doit se plier à la religion comme c’est le cas dans de nombreux pays musulmans. Cette décision ne devrait pas nous étonner. Parmi les membres de ce Comité des droits de l’homme figurent la Chine, le Venezuela, l’Egypte, le Pakistan et… l’Arabie Saoudite. L’un de ses anciens présidents a même été… le dictateur Kadhafi. Pas étonnant que ce Comité ait demandé une minute de silence lors de la mort de l’ancien dictateur Fidel Castro. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Et ce n’est pas fini. La République islamique d’Iran fait partie du Comité exécutif de l’agence de l’ONU en charge de l’égalité entre les hommes et les femmes ! La dictature des mollahs est classée par le Forum économique mondial à la 140e place sur 144 nations en ce qui concerne les droits des femmes. Qui est le rapporteur spécial du Comité spécial de l’ONU sur la décolonisation ? La Syrie. Et dans le bureau exécutif figurent l’Indonésie, Sierra Leone et Cuba, des pays, comme chacun sait, très respectueux des droits de l’homme.

Dans une enquête intitulée ONU : la grande imposture (Albin Michel, 2017), la journaliste Pauline Liétar cite un des hauts fonctionnaires de l’ONU qui soutient qu’environ 30 % de la masse salariale de cet organisme seraient superflus. Sur 5.5 Mds de dollars de budget régulier par an et 7.8 Mds pour les opérations de maintien de la paix dans le monde, il y aurait sûrement des économies à faire. Peut-être pas pour ce qui est du nombre de fonctionnaires qui y travaillent : 40 000, moins que pour la mairie de Paris (54 000), mais pour ce qui est du rôle des Commissions et Comités, véritables « machins » très nuisibles.

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