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Mascarade de la destitution : la haine de Trump l’emporte sur la raison chez les Démocrates

Depuis plus de trois ans, les Démocrates américains, avec l’aide d’une grande partie des médias, mènent une campagne infernale contre le président Donald Trump qui a souvent navigué à la limite des pratiques démocratiques, voire au-delà.

Il y a eu d’abord la contestation de l’élection de novembre 2016 et la défaite - inacceptable pour eux - de la défaite de d’Hillary Clinton. On a accusé le président d’avoir collaboré avec la Russie et profité pour son élection. Mais, après deux ans d’enquêtes menées par 59 personnes, durant lesquelles plus de 500 témoins de 13 nationalités différentes ont été interrogés, après avoir délivré plusieurs milliers de mandats, la commission dirigée par le procureur Mueller a conclu qu’il n’y avait aucune preuve d’une quelconque collusion entre le président Trump, les membres de son équipe et la Russie. Ensuite, on l’a accusé d’avoir acheté le silence d’une prostituée. Puis les Démocrates ont violemment et honteusement attaqué le juge Kavanaugh nommé par Trump. Des accusations qui, après des auditions et plusieurs enquêtes, se sont révélées fausses, et même montées de toutes pièces.

Les Américains sont satisfaits de leur économie

Par ailleurs, on a critiqué les réformes fiscales du président américain et ses déréglementations : l’économiste Paul Krugman a mis en garde, en 2017, contre un écroulement « inévitable » de l’économie américaine. Il avait tout faux ! L’économie américaine se porte encore très bien malgré le ralentissement mondial. Il y a quelques jours, on a annoncé la création de 225 000 emplois, chiffre au-dessus des prévisions. Le taux de chômage (3.6 %) est à son plus faible niveau depuis 50 ans. Le taux de chômage des minorités noires et asiatiques n’a jamais été aussi bas et les revenus ont augmenté pour les classes populaires et moyennes. De plus, les Etats-Unis sont pratiquement indépendants sur le plan énergétique, les déréglementations ayant facilité les exploitations sur le territoire américain. Un sondage Gallup du 15 janvier dernier montrait que pour 62 % des Américains, l’économie est « excellente » ou « très bonne » et pour 59 % d’entre eux, elle va encore s’améliorer. 49 % des Américains ont une opinion positive du président et 56 % sont contents de la façon dont il dirige l’économie (en hausse de 10 points depuis septembre dernier).

Le populisme des Démocrates

C’est dans ce contexte économique favorable que Trump a été « acquitté » par le Sénat dans la procédure de destitution lancée il y a quelques mois par les Démocrates de la Chambre des représentants. Lancée à l’origine comme une procédure bi-partisane, elle n’a jamais été menée que par les Démocrates, une première dans l’histoire de la démocratie américaine. Les accusations d’« abus de pouvoir » et de « corruption » n’ont pas convaincu les Républicains, même ceux qui n’allaient pas se représenter en 2020. Les Américains ont commencé à se lasser de cette mascarade et... Trump est remonté dans les sondages. Il est sorti gagnant de cette épreuve, on ne peut pas en dire autant des Démocrates qui ont beaucoup terni et leur image, et la démocratie américaine. Le cirque lors de la primaire de l’Iowa, l’incapacité de produire des résultats fiables même quelques jours après le vote, ont ridiculisé ceux qui ont pour habitude de contester les élections lorsqu’ils les perdent de justesse. Leur acharnement farouche à vouloir destituer Trump alors qu’ils n’ont jamais pu fournir aucun témoin direct de la fameuse conversation avec le président ukrainien, le manque de preuves et la façon dont ils ont mené les débats - à huis clos ! - ont contribué à déconsidérer ces Démocrates qui semblent avoir aussi perdu sur le terrain des idées. Entre le dangereux marxiste Bernie Sanders et le soi-disant modéré Joe Biden, qui veut tout de même étatiser et taxer encore plus les Américains, le choix est restreint. Sauf si un des candidats « outsider » arrive à s’imposer d’ici le mois de juin. Cette procédure partisane va accentuer encore plus la polarisation politique et constituera pour la démocratie un dangereux précédent. A force d’accuser Trump d’être un populiste, les Démocrates en sont devenus les meilleurs représentants. Le geste partout diffusé de Nancy Pelosi déchirant le discours sur l’état de l’Union montre à quel point la critique de Trump s’est transformée en une véritable haine contre lui. Les électeurs vont-ils montrer leur désaccord en novembre prochain ?

Justement, dans ce discours, Trump a rappelé ses engagements pour libérer l’économie américaine des contraintes administratives et réglementaires et s’est montré toujours aussi ferme contre les menaces que représenterait le socialisme pour l’Amérique. Il a même insisté sur la liberté scolaire (school choice) et la possibilité pour les parents de choisir l’école de leurs enfants, un droit que les syndicats et les Démocrates contestent. Il serait temps que ses adversaires, et aussi de nombreux journalistes, en particulier plusieurs correspondants français en Amérique, jugent Trump sur ses actes et non pas en fonction de leur idéologie.

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