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Les enjeux des élections fédérales canadiennes du 20 septembre

Entretien avec Daniel Dufort de l’IEDM

vendredi 17 septembre 2021, par IREF

Le 20 septembre prochain auront lieu les élections fédérales canadiennes. Les canadiens éliront leurs députés à la chambre des communes deux ans avant la date prévue. En effet, l’actuel premier ministre Justin Trudeau a déclenché la dissolution de l’assemblée. Les électeurs auront le choix entre reconduire leur confiance envers leur premier ministre actuel ou porter à Ottawa un autre gouvernement, conservateur selon les sondages.

Pour décrypter les enjeux de cette élection, Aymeric Belaud a interviewé pour l’IREF M. Daniel Dufort, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal (IEDM).

Panorama des principaux partis en lice pour ces élections :

L’entretien :

AB : Quel est le bilan de Justin Trudeau depuis qu’il est premier ministre ? Pourquoi a-t-il convoqué des élections anticipées ?

DD : Le bilan du Premier ministre Justin Trudeau est caractérisé par des dépenses publiques accrues qui sont en rupture avec l’équilibre budgétaire prôné par ses prédécesseurs, tant au Parti libéral du Canada qu’au Parti conservateur, et ce avant même les très importantes dépenses pandémiques. Les élections ont été déclenchées dans un contexte où le gouvernement a une minorité des sièges à la Chambre des communes et qu’il cherche à obtenir un mandat plus fort de la population.

AB : Selon les derniers sondages, le Parti Conservateur d’Erin O’Toole et le Parti Libéral de Justin Trudeau sont les deux partis en mesure de remporter cette élection. Le Parti Conservateur du Canada est en tête dans les sondages actuellement. Lequel de ces deux partis aurait le meilleur programme pour le Canada selon vous ?

DD : Comme organisation non partisane, l’IEDM ne se prononcera pas quant à savoir lequel des deux partis est préférable. Il est toutefois navrant de constater que le fait de renouer avec l’équilibre budgétaire ne soit pas davantage discuté dans le cadre de cette campagne électorale, bien que les Conservateurs s’engagent à y arriver d’ici dix ans.

AB : Suite à la gestion de la crise sanitaire et aux mesures de restrictions prises par le gouvernement Trudeau, le Parti Populaire du Canada de Maxime Bernier a le vent en poupe. Selon un sondage Ekos du 6 septembre dernier, le parti de l’ancien député conservateur est crédité de 7,9 % des voix alors qu’il n’avait fait que 1.6 % en 2019. Comment analysez-vous l’émergence de ce parti libéral, conservateur et populiste ?

DD : Clairement, il y a un ressac dans une partie de la population contre les mesures sanitaires et le passeport vaccinal. On observe une telle tendance ailleurs dans le monde également.

AB : La Parti vert n’est crédité que d’environ 4 % dans les sondages. Les canadiens sont-ils peu préoccupés par les questions environnementales et écologiques ? Ou sont-elles incarnées par d’autres partis ?

DD : Tous les partis ayant des députés élus à la Chambre des communes sont en faveur d’une taxe sur le carbone afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En ce sens, on peut dire qu’il s’agit d’un enjeu prioritaire pour un grand nombre de Canadiens, et que les grands partis politiques s’approprient cet enjeu de différentes façons, à différents niveaux d’intensité. Le Parti libéral du Canada, en particulier, en a fait un de ses cheval de bataille.

AB : Le Bloc Québécois pourrait faire son pire score à des élections fédérales (16,6 % au Québec selon le sondage Ekos). Lors de sa création, et pendant plusieurs années, il a obtenu plus de 40 % des voix dans la province. En tant que Québécois, comment expliquez-vous ce recul ? La question de la souveraineté du Québec est-elle définitivement enterrée ?

DD : Je crois que deux choses sont vraies à la fois : ce sondage sous-estime largement la popularité du Bloc Québécois, qui devrait réaliser un pointage honorable, et la population n’a pas la tête à discuter de souveraineté du Québec. Ils désirent néanmoins sentir que la nation québécoise est défendue à Ottawa, de là la popularité du Bloc qui semble augmenter alors que la campagne progresse.

AB : Quelles sont pour vous les mesures prioritaires que devra prendre le prochain gouvernement fédéral du Canada ?

DD : Il semble de plus en plus clair que nous sortirons de la pandémie avec un bilan fiscal peu reluisant. Il sera important que le prochain gouvernement, quel qu’il soit, se penche sérieusement sur la question de l’assainissement des finances publiques.

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