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I am not Greta

vendredi 1er octobre 2021, par Aliénor Barrière

Je suis allée voir I am Greta. Je ne suis plus lycéenne et je n’ai jamais manifesté pour le climat. Mais après tout, pourquoi ne pas découvrir davantage celle qui a initié un tel engagement des adolescents occidentaux ? Je me présente donc dans un cinéma du quartier Montparnasse. Nous ne sommes que six dans la salle, le film commence.

98 minutes plus tard, me voilà sortie, assez étonnée par ma séance. Tout d’abord, il est clair que le but n’est pas d’attiser la fougue des lycéens pour en faire des néo-révolutionnaires climatophiles : le rythme du film est extrêmement lent, avec beaucoup de silences et de gros plans sur le visage de la jeune activiste. La voix de Greta Thunberg accompagne le spectateur tout le long du film et lui fait partager ses pensées. On ressort de là pas du tout galvanisé, mais en ayant regardé sa montre à une fréquence record.

Très étonnant également, les premiers et derniers mots du film : les personnes autistes sont les seules à comprendre les enjeux climatiques. Pardon ? Je sais bien que notre époque est celle de la valorisation exacerbée de toutes les différences, mais tout de même, cet éloge du handicap me parait un peu gros. D’un autre côté, si son père répète à qui veut l’entendre qu’elle maîtrise mieux le sujet que 97% des hommes politiques, il n’est pas étonnant qu’elle tienne de tels discours. Elle explique d’ailleurs elle-même à quel point elle est effarée de l’incompréhension des politiques et des journalistes sur ces sujets (et de voir que les gens mangent de la viande lors de la COP21).

Mais le plus étrange, c’est que la jeune Greta ne cesse de dire la même chose durant tout le film : « les Puissants ont trahi les jeunes en aggravant la situation climatique », en arguant de son bon droit grâce à la science, sans qu’à aucun moment le film ne présente d’arguments scientifiques construits. Ce n’est qu’une longue suite d’éléments relevant du pathos : sa découverte du changement climatique, sa dépression, sa perte d’appétit, son mutisme, sa grève de l’école, la panique de son père quand elle n’a pas déjeuné à 12h44, la perte de sa routine, les cours de secourisme de son père au cas où elle serait caillassée (car le martyr est la consécration ultime de tout militant du « camp du Bien »)… En définitive, quelqu’un qui voudrait en apprendre davantage sur les sujets climatiques ne trouverait dans le film aucun argument pour forger son raisonnement.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/I-am-not-Greta

Vos commentaires

  • Le 2 octobre à 06:29, par Véron En réponse à : I am not Greta

    Je sais que notre monde repentant cherche des raisons de se flageller, mais de là à faire intervenir une gamine psychologiquement malade dans les institutions internationales...

  • Le 2 octobre à 08:07, par Jean-Pierre Bardinet En réponse à : I am not Greta

    Greta est une victime. Victime d’un lavage de cerveau par ses parents et d’autres adultes, tous éco-marxistes radicaux, qui ont profité de son autisme (syndrome d’Asperger) pour en faire une Jeanne d’Arc de la lutte contre le changement/dérèglement/réchauffement climatique (on ne sait plus quel nom utiliser...). Ce qui est incompréhensible, c’est que Greta ait pu parler à la tribune du Grand Machin Onusien et qu’elle ait été reçue comme une diva par des chefs de gouvernement, qui sont décidément bien climato-crédules. Pour retrouver bon sens et raison, voici quelques chiffres qui montrent que l’urgence climatique, qui est utilisée pour justifier des politiques climat-énergie destructrices, est une fable. Le réchauffement n’a été que de 0,7-0,8°C en 140 ans, et il a quasiment cessé depuis 20 ans (mesures Hadcrut et UAH : https://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2002/offset:-0.45/plot/uah6/from:2002), malgré une très forte inflation des émissions anthropiques et plusieurs événements naturels El Nino réchauffants. Quant aux projections multidécennales des modèles numériques, leur crédibilité est nulle, compte tenu du fait qu’ils se plantent lamentablement depuis plus de 20 ans.

  • Le 2 octobre à 12:24, par Dubos En réponse à : I am not Greta

    Rien ne pourra convaincre les rechafgistes de la non augmentation de la température par endroit la banquise gagne de la surface mais cela est soigneusement occulté par la greta et consort
    Les modèles produits depuis 30/40 ans se sont avérés faux
    Mais cela est tout aussi occulté que tous les éléments qui prouvent l’absence de tout réchauffementil y a peu (1870) le refroidissement brutal à provoqué des famines en Europe et même selon certain à été un des motif premiers de la guerre de 70
    Mais ça aussi c caché comme les refroidissements précédents
    dû principalement à des basculement de l’axe de la terre à des basculement des pôles où à des faiblesses momentanée du soleil
    Mais ça comme disait Kipling c une autre histoire

  • Le 2 octobre à 19:31, par Nicolle AGNES En réponse à : I am not Greta

    S’il en était besoin, la démonstration est visible de l’instrumentalisation de cette jeune Greta. Je suis très triste pour elle car elle semble convaincue de sa "mission" et que les choses étant différentes, elle va être très déçue. C’est raiment minable de se servir ainsi d’une jeune fille d’une certaine façon "sans défense". Bon courage à elle.

  • Le 5 octobre à 11:02, par Patrick Buis En réponse à : I am not Greta

    Comme beaucoup, je suis agacé par l’arrogance de cette personne, et en même temps, il m’arrive de la prendre en pitié, parce que sa vie de messie incompris (voire in-écouté) doit être vraiment très dure.

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