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Hausse des crimes violents aux Etats-Unis : une autre conséquence des mesures anti-COVID

jeudi 28 janvier 2021, par Alexandre Massaux

L’année 2020 et le début de 2021 ont vu surgir d’importantes tensions aux Etats-Unis : des manifestations Black Live Matter au printemps et été derniers avec leurs émeutiers et leurs pillards, à l’assaut du Capitole en janvier 2021, la violence a pris de l’importance sur la scène politique. Il paraît clair que les mesures anti-COVID ont eu un effet néfaste sur la population, fragilisée par l’isolement et la crise économique… C’est d’autant plus inquiétant que la violence politique n’est que la partie visible de l’iceberg. Des données tendent à montrer une hausse des crimes et homicides violents depuis le début de la pandémie et des mesures de restrictions. Un phénomène qui devrait servir d’avertissement aux pays européens.

Une criminalité plus violente que jamais

Une étude du Council on Criminal Justice, datant de décembre 2020, donne ces chiffres : les homicides ont été en 2020 plus nombreux de 32 % de mars à octobre (soit pendant la période de la pandémie), de 42 % pendant l’été, 34 % en automne, que pendant les mêmes périodes de 2019. . Même chose pour les agressions aggravées (+11 % pendant la pandémie, +15 % pendant l’été, +13% pendant l’automne) et pour les attaques à main armée (+11% pendant la pandémie, +15% pendant l’été, +16% à l’automne). Inversement, toujours par rapport à 2019, les vols ont baissé de 14% en 2020 depuis le début de la pandémie, les cambriolages de 24% et les délits liés à la fabrication et à la consommation de drogue, de 32%.

Ces données mettent en évidence les effets des mesures de confinement (« stay at home orders ») : les infractions liées aux vols et aux cambriolages ont logiquement baissé, personne ne pouvant plus se balader à droite et à gauche, dans les commerces notamment. La vente de drogue à l’extérieur est évidemment plus difficile aussi quand les rues sont presque vides et les arrestations de toute façon moins nombreuses, la police ayant d’autres priorités que la lutte antidrogue. Néanmoins la baisse de ces infractions se paie au prix fort, si l’on considère que la hausse de la violence est liée aux couvre-feux, quarantaines et autres confinements. Deux observations du Council on Criminal Justice : les pics de criminalité ont été atteints lors des manifestations de masse liées à la mort de George Floyd, et ils frappent sans doute plus fortement les grandes villes plus touchées par les restrictions du COVID du fait de la concentration de population.

Des crimes touchant particulièrement la population afro-américaine

Selon le Wall Street Journal, l’augmentation des meurtres est particulièrement visible dans certaines villes : avec une hausse de 95% à Milwaukee, 78% à Louisville, 74% à Seattle, 72% à Minneapolis, 62% à New Orleans, et 58% in Atlanta. Une situation qui ne semble pas s’améliorer au début de 2021 : les fusillades dans le sud de Los Angeles ont augmenté de 742 % au cours des deux premières semaines de l’année. À Oakland, les homicides et les fusillades ont respectivement connu une hausse de 500 % de 126 % avant le 17 janvier. Les victimes sont principalement des jeunes afro-américains, tués chez eux ; démontrant que ce sont les minorités qui sont victimes de cette hausse de la violence. Celle-ci ayant commencé à partir des manifestations de soutien à Georges Floyd, elle montre que la politique anti-police a été nuisible et a amplifié le problème.

La crise économique mène à la violence et au crime

Les chiffres et bien des études montrent que les crises économiques, en créant de la précarité et de la pauvreté, en cassant le parcours scolaire des plus fragiles, entraînent bien souvent une hausse de la criminalité. La situation n’est pas inédite. Mais elle montre, avec une plus grande force peut-être qu’on ne l’a jamais constaté parce qu’elle est mondiale, que la politique basée sur « la santé plutôt que l’économie » a des conséquences très néfastes. La santé, c’est, aussi, l’économie. Les aides et les précautions sont nécessaires mais le bien-être aussi, qui n’est possible qu’avec un minimum vital de liberté et de culture. Tout l’art et le métier des politiques consiste à trouver les bons dosages ou du moins les moins mauvais.

Cet arbitrage est d’autant plus difficile à accomplir que l’Etat-providence veut agir sur l’ensemble des aspects de la vie sociale. La crise COVID démontre les limites de cette conception. La centralisation des décisions sanitaires entre les mains des politiques et de l’administration aboutit à des mesures déconnectées de la réalité et incapables de relever les défis. Il apparait nécessaire que l’Etat se reconcentre sur ses missions régaliennes et délègue, en partie, au privé la gestion des autres activités.

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