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Les scandales Oxfam

Publié au début du mois de février, le rapport de l’organisation Oxfam soutient dans ses conclusions qu’il faudrait taxer encore plus les riches pour réduire les inégalités et vaincre la pauvreté. Cette assertion est devenue un cliché dans le monde des bien-pensants et de ceux qui voient l’économie comme une simple opération de redistribution. Toutefois, une lecture attentive de ce rapport nous apprend plusieurs choses intéressantes qui contredisent en grande partie ses conclusions. Cela commence par le titre, que Jean-Luc Mélenchon pourrait prendre comme slogan : Récompenser le travail et non pas la richesse. Comment récompenser le travail, s’il ne doit pas servir à s’enrichir ?

Oxfam reconnaît le recul de la pauvreté dans le monde !

Tout d’abord, les auteurs reconnaissent que la pauvreté ne cesse de baisser dans le monde. Entre 1990 et 2010, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté (moins de 1.90 dollars/jour) a été divisé par deux et continue à baisser. Ces chiffres donnés par Oxfam sont extrêmement importants. Ils ont été confirmés par la Banque mondiale, selon laquelle le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté serait passé de près de 2 milliards en 1990, à 702 millions en 2015, soit de 37,1 % à 9,6 % de la population mondiale en seulement 25 ans dans un contexte de croissance démographique exponentielle ! Mais cela ne suffit pas à Oxfam qui, pour lutter contre les inégalités, choisit la méthode radicale : les riches devraient payer encore plus de taxes et d’impôts (sur le capital, l’héritage, etc..). Là-aussi, le discours est incompréhensible. Le rapport considère que les riches seraient trop riches et que les gouvernements leur accorderaient des passe-droits. Exemple : le milliardaire mexicain Carlos Slim (6e richesse mondiale) qui profiterait d’un monopole sur les télécommunications accordé par l’Etat. Contradiction car, si connivence il y avec les pouvoirs publics, pourquoi leur accorder le droit d’augmenter les impôts sur les plus riches ?

De plus en plus de riches et de moins en moins d’inégalités

Dans une récente Etude, l’IREF a montré comment l’idéologie prend si souvent l’ascendant sur les statistiques lorsqu’il s’agit de parler des inégalités. Le rapport d’Oxfam ne fait pas exception. Les auteurs soutiennent que les revenus des riches auraient augmenté de 13 %/an entre 2006 et 2015 et ceux des pauvres de seulement 2 %. La comparaison est faussée car il s’agit dans un cas de la valeur des biens et dans l’autre de la fiche de paye. Une étude des chercheurs Hellebrandt et Mauro du Petterson de l’Institute for International Economics, montre que les inégalités ont beaucoup baissé dans le monde entre 2003 et 2013 et vont continuer à baisser à un rythme très soutenu. D’ici 2035, le nombre de personnes gagnant entre 1 144 $ US et 3 252 $ US par an augmentera d’environ 500 millions, les gains les plus importants étant enregistrés en Afrique subsaharienne et en Inde ; le nombre de personnes gagnant entre 3 252 USD et 8 874 USD par an en 2013 augmentera de près d’un milliard, les gains les plus importants étant enregistrés toujours en Inde et en Afrique subsaharienne. A condition que la croissance économique actuelle continue et que les Etats ne ferment pas leurs frontières aux échanges commerciaux…

Oxfam bénéficie d’un budget annuel d’environ 1 milliard de dollars. Plus de la moitié provient de subventions publiques et des Nations Unies. C’est énorme pour une organisation qui a fait de la propagande anti-riches son principal cheval de bataille et qui vient d’être impliquée dans une série de scandales. L’argent des contribuables mérite un autre sort.

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