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« Le rapport Gallois est une cynique plaisanterie »

Coup d’épée dans l’eau ou simple plaisanterie ? « Le Rapport Gallois est une cynique plaisanterie : j’aurai une baisse de…. 2.5 % des charges sociales ». C’est le constat d’un chef d’entreprise qui n’est pas convaincu par les « mesures » de réduction des taxes et qui attend la prochaine taxe…

Le rapport Gallois, tout le monde en parle (voir aussi l’analyse de Jean-Philippe Delsol). Mais qu’en pensent les principaux intéressés, les chefs d’entreprise ?

L’IREF a demandé l’avis de l’un d’entre eux. Axel Arnoux dirige une entreprise familiale plus que centenaire (Chauvin & Arnoux) qui compte 2 000 salariés.

« Fort de ma carrière d’industriel dans une entreprise familiale, je peux dire que le rapport Gallois fait figure de cynique plaisanterie. Il prend place dans la galerie des grandes œuvres bureaucratiques : les rapports du "commissariat au plan" des années 1946/1970 écrits dans un jargon incompréhensible, ceux des actuels commissariats à l’investissement, ou du « commissariat à la prospective », ou encore ceux de la Caisse des Dépôts et enfin ceux de la récente BPI (Banque Publique d’Investissement) qui se met en place, etc. A tout cela s’ajoute une foule de rapports prétendus économiques issus des divers départements et régions. En définitive, il ne s’agit, une fois de plus, que de quelques arguties bureaucratiques sur fond de pillage fiscal et social permanent, changeant, complexe, servies à la sauce du baratin des hommes de l’état et des acteurs de la « gestion paritaire » en France. Sur le fond cette littérature ne repose que sur les études financières et fiscales de Bercy, dont celles du SNUI (le syndicat majoritaire à Bercy). Ménager la chèvre et le chou tout en imposant toujours plus ... c’est d’un classique désespérant. »

« Plus concrètement, sous réserve des futures modalités d’exécution, j’aurais au mieux une baisse des impôts sociaux pour tous les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le smic. Cette économie (plus précisément cette moindre taxation représenterait, en première hypothèse et à partir de 2014, environ 400 000 euros sur les 16 millions d’euros qui sont aujourd’hui prélevés. C’est du 2,5 % ».

Cela dit, ces petites ristournes de taxes sur les entreprises pourraient alléger quelque peu le pillage fiscal auquel elles sont soumises et améliorer tant soit peu les ressources financières si rares aujourd’hui. Mais ce sera sans doute jusqu’à la prochaine sauce, par exemple la fiscalité environnementale ...supposée rendre l’air pur ... ».

Ce sont les entreprises qui manquent d’air pur. Les mesures préconisées par le Rapport Gallois sont largement insuffisantes pour leur permettre de respirer. Après les 20 Milliards de hausses d’impôts annoncés en septembre, il est difficile de redonner confiance aux chefs d’entreprise…

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Messages (4)

Gallois

le 16 novembre 2012, 07:58

Comment s’étonner qu’un fonctionnaire , fut-il "haut" s’adonne à ce genre d’exercice stérile. Car Monsieur Gallois qui est certainement très respectables, très intelligent et très socialiste nous est abusivement présente comme un chef d’entreprise pour l’aureoler de l’expérience - qu ’il est déjà étonnânt qu’elle soit jugée nécessaire- de la direction d’une entreprise n’a jamais vu une "vraie" entreprise de sa vie, une entreprise dans laquelle il faut assurer les fins de mois sans l.aide de l’état actionnaire . C’est,en effet, une supercherie. Une de plus.ippAr

- Répondre -

VENTILATEUR

le 16 novembre 2012, 21:10

Comme beaucoup de hauts fonctionnaires, M. Gallois nous fait le coup du ventilateur ! Des dizaines de pages de texte, l’intervention d’une commission (hautement spécialisée et très bien payée) pour nous sortir un rapport poubelle.

J’attendais une baisse significative des charges patronales qui nous étranglent et bien non. Rien, un espèce de crédit d’impôts qui ne résout rien, enfin bref comme d’habitude un bon coup de bluff auréolé d’une hausse dramatique des prélèvements.

Pourquoi ne pas demander à des gérants de sociétés, des petits patrons, des entrepreneurs qui comptent avec les prélèvements sociaux chaque mois afin que vive leur société ? Pourquoi se priver de l’expérience de ces gens ?

La réponse est d’une simplicité hallucinante : l’ENA

Tous nos "penseurs" sont issus du même sérail, du même moule qui consiste a fabriquer des "êtres" soi-disant intelligents pour pourrir la vie des gens qui investissent, qui fabrique.

La France, une des rare nation gérée par une minorité de penseur qui non jamais rien prouvé et qui n’ont aucune obligation de résultats car même en cas d’échec, ils retrouvent facilement une place douillette et confortable au sein de notre très chère administration.

L’apologie du vent ! On brasse, on brasse pendant que les autres payent.

Le travail dissimulé va s’intensifier, l’exode fiscal va empirer mais ce n’est pas grave. Ils, enfin eux ont un QI d’huître pour ne pas comprendre que c’est bientôt la fin.

P.Faure

# Au charbon Gallois !

17 novembre 2012, 08:14

Je ne vois qu’une condamnation possible pour Gallois : gérer une PME.

- Répondre -

Gallois

le 17 novembre 2012, 09:08

Il faut nettoyer les écuries d’Augias. Mr Gallois devrait y être condamné ....avec une équipe d’énarques !

- Répondre -

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