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La violence et les inepties des idéologues anti-riches

Les attaques contre les riches continuent alors que c’est bien l’Etat qui se goinfre sur le dos des contribuables. Dans un livre qui vient de paraître, les sociologues-idéologues Michel et Monique Pinçon-Charlot s’en prennent à ceux qu’ils considèrent comme des "délinquants". Non, les "riches" ne sont pas des délinquants, ce sont surtout des entrepreneurs qui créent des emplois.

Si vous n’étiez pas au courant, la France souffre du « néolibéralisme ». C’est le constat des sociologues Michel et Monique Pinçon-Charlot dans leur dernier livre suggestivement intitulé La violence des riches qui fait, malheureusement, la Une de nombreux médias. Etant co-auteur, avec Jean-Philippe Delsol, d’un ouvrage sur les « riches », il m’est difficile de laisser passer les énormités économiques et sociologiques que je découvre. D’abord, le point de départ. Comment peut-on parler de « néolibéralisme » dans un pays où la dépense publique représente 57.2 % du PIB et où les prélèvements obligatoires sont pratiquement les plus élevés au monde ? Dans un pays dont le nombre de fonctionnaires est deux fois plus élevé qu’en Allemagne ? Et aussi comment peut-on écrire, sauf à être victime d’un infarctus idéologiques, que la France a connu des « avancées sensibles » entre 1981 et 1983 alors que l’économie sombre, le franc est dévalué trois fois et 1 million de personnes se retrouvent au chômage ?

Les auteurs nous ressortent aussi la salade sur les revenus du capital qui est servie régulièrement par une (très) grande partie de nos politiques – de droite et de gauche – et qui a été plusieurs fois démentie autant en France que dans d’autres pays membres de l’OCDE. Même l’INSEE a publié en 2009 un rapport qui montrait que depuis 20 ans on ne voit pas du tout une augmentation des revenus du capital au détriment des salaires. De même, selon l’INSEE (Le revenue et le patrimoine des ménages), la moyenne de fortune du 1% le plus riche se situe autour de 4,5 millions d’euros. Et cette fortune est essentiellement (environ 50 % d’entre eux) constituée par l’entreprise familiale dont les « riches » sont propriétaires. Aux Etats-Unis, selon le Survey of Consumer Finances, environ 74 % du patrimoine du 1% les plus riches se trouvent dans des « unincorporated business », des entreprises commerciales non constituées en sociétés.

Ce qui est aussi incroyable c’est que pour ces auteurs, le riche est un délinquant (ils parlent même de « délits en bandes organisées ») en puissance ! Faut-il donc rester pauvre ? Bien entendu, il y a des gens plus fortunés qui ont fraudé et aussi des gens moyens qui volent, ce n’est pas pour autant la majorité. Le terme de justice implique celui de vol. Si l’on est riche, cela veut dire qu’on a forcément volé quelqu’un ??? Les Pinçon Charlot devraient savoir que les riches d’aujourd’hui ne sont plus les nobles d’hier. La très grande majorité de ces fortunes représente des entreprises, des centaines de milliers d’emplois et aussi des milliards d’impôt pour l’Etat. Si l’on compte les emplois créés par la totalité des 500 plus grosses fortunes, nous arrivons à des millions d’emplois.

Il est aussi faux de dire que les riches ne paient pas d’impôts. En France, en 2011, les 30 % des foyers déclarant les plus hauts revenus ont réglé 87 % de l’impôt sur le revenu avant application des crédits et réductions divers et 95 % de l’impôt net. De leur côté les 10 % des plus riches ont payé environ 70 % du total de l’impôt sur le revenu. Ensuite, l’histoire montre qu’une plus forte taxation des riches n’augmente pas les rentrées fiscales. En 1981, les socialistes appliquent une tranche à 65 % assortie de majorations d’impôts applicables aux contribuables les plus riches. La même situation s’est rencontrée aussi aux Etats Unis. Lorsque le taux d’imposition des revenus comprenait une tranche de 91 % dans les années 1970 et par la suite de 70 %, les rentrées représentaient moins de 8 % du PIB. Lorsque les taux ont été abaissés et le nombre de tranches diminué sous Reagan et Clinton, les rentrées fiscales ont augmenté, atteignant même 9,4 % du PIB dans les années 1997-2002.

Le livre « La violence des riches » s’inscrit dans la catégorie d’ouvrages marxisants écrits par des fonctionnaires et qui, au nom d’une soi-disant « justice sociale », dénoncent ceux qu’ils considèrent comme « riches » ainsi que les inégalités sociales. Thomas Piketty s’inscrit dans la même catégorie. Le problème c’est que ces auteurs font plus de mal que de bien. Tout d’abord en revitalisant l’idéologie de la lutte des classes qui a fait, - faut-il encore le rappeler ? – des dizaines de millions de morts au XXe siècle. Ensuite, en désignant à la vindicte populaire une catégorie sociale aux contours d’ailleurs assez floues. Les riches leur servent de boucs-émissaires comme autrefois les koulaks ou les juifs… Le comble c’est que ces idéologues ne savent pas qui sont les riches d’aujourd’hui. Leur analyse est faite en fonction de leur idéologie - qui sert d’ailleurs du carburant au Parti communiste et au Front national - et non pas en fonction des réalités.

C’est toujours utile de trouver des boucs-émissaires. Lorsque l’économie va mal, c’est la faute à la mondialisation, aux Etats-Unis, à la Chine ou aux...riches. C’est facile car ce n’est jamais la faute des mauvaises politiques économiques mises en place par des décideurs qui ne comprennent rien à l’économie. Au contraire, on a besoin de riches. Plus on a de riches, moins il y a de pauvres.

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Messages (3)

NEVROSE

le 18 octobre 2013, 20:01 par MAYA

Il est dommage de devoir parler de ces gens qui ont vécu toute leur vie d'argent public et utilisent cette position pour donner libre cours à une névrose profonde.

Effectivement, lorsqu'ils parlent de "riches" ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Pour eux, un nom (connu ou à particule), une profession suffisent pour cataloguer quelqu'un de "riche" sans avoir besoin de connaître ses revenus. Le seul fait de porter un patronyme à consonance bien française est pour eux une présomption de richesse : http://www.lemonde.fr/societe/artic ...

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Le mal Français

le 19 octobre 2013, 10:13 par Astérix

Le mal Français.

Les entrepreneurs, les créateurs, les inventeurs dont la France dispose attendent de l’état UNE SEULE CHOSE, qu’il ouvre la route avec des gyrophares : « Laissez passez les créateurs de richesses, poussez-vous, il ne faut pas que le convoi soit ralenti…. ».

Quelle est la réalité. Une route criblée de radars, de gendarmes cachés dans les buissons, équipés jusqu’aux dents pour piéger le convoi, le ralentir, le trucider……. ! A quand l’option bazooka automatique ? Si malgré tout ledit convoi a pu passer au travers des projectiles… des herses seront placées en travers de la route pour le stopper définitivement. Objectif atteint..… ! Tout faire pour perdre du temps et paralyser le Pays.

D’un côté une France intelligente, libre, qui avance, où tout le monde tire dans le même sens positif, pour créer des richesses, seul remède au chômage, de l’autre, une France qui croule sous les règlementations, les charges, les prélèvements, les taxes, les contraintes administratives imbéciles de toute sorte.

D’un côté le monde libre, de l’autre le totalitarisme, l’ex-URSS que la France a choisi d’imiter depuis plus de 30 ans.

Sans gestionnaires de BON SENS, la France n’a aucune raison d’espérer car le découragement et l’exaspération vont aller en s’amplifiant.

Quel est le comble de L’état : Payer très cher des fonctionnaires qui passent leur vie à paralyser le secteur privé, à casser son énergie, à l’empêcher de créer des richesses destinées pourtant, à hauteur de 80 %, à les faire vivre… ! ?

Excédés par cette incommensurable bêtise, ceux qui veulent avancer choisiront d’autres routes du monde libre et quitteront le Pays. Des malheurs, que nous ne n’imaginons pas, sont devant nous.

Les Français sont exaspérés, la cour des comptes ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur toutes les dépenses de l’état mais nos dirigeants s’en moquent. Ils n’entendent pas…. ????!!! Allez comprendre ?

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Anti-riches

le 21 octobre 2013, 09:10 par trentesaux

Bonjour,
Je ne suis pas anti-riches, bien au contraire, lorsque cette richesse vient du travail, et j'ai une énorme considérable pour les entrepreneurs.
En revanche j'estime que l'impôt sur l'héritage devrait être important pour les grosses fortunes, car ce n'est pas parce que papa a amassé des biens à la sueur de son front que le fils ou la fille pourront en bénéficier, ou alors, il faut en revenir avant 1792 et l'abolition des privilèges. Ceci concerne les biens mobiliers, l'immobilier, mais aussi les entreprises petites et moyennes car trop souvent, après le fondateur-entrepreneur, c' est bien le personnel, et surtout les cadres choisis par l'entrepreneur qui font fonctionner l'entreprise. et non la famille qui trop souvent dilapide le patrimoine.

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