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La France de 2025 imaginée par ... l’IREF

Le gouvernement, incapable de résoudre les problèmes économiques actuels, aime faire comme le Commissariat au Plan et se lance dans la prospective en « dessinant la France de ... 2025 ». L’IREF, qui ne partage pas vraiment les choix du gouvernement, a aussi choisi d’imaginer la France telle qu’il aimerait qu’elle soit dans 12 ans. Voici à quoi elle ressemblera.

> En 2025, l’Etat français jouera seulement le rôle d’arbitre car la majorité de ses missions actuelles seront confiées au privé et à seront soumises à la concurrence. Il n’y aura plus de statut de fonctionnaire et le nombre d’employés d’Etat sera en dessous de 10 % de la population active (contre 22 % aujourd’hui). Grâce aux réformes et aux économies réalisées d’ici là, les dépenses publiques ne représenteront que moins de 40 % du PIB (au lieu de 57 % aujourd’hui).

> La pression fiscale sera réduite au minimum grâce à la mise en place d’un impôt à taux unique à 15 % pour les individus et un IS à 25 %. En même temps, les niches fiscales et sociales seront réduites au minimum.

> Le système de santé et de retraite sera complètement transformé. Comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Suède…), le système de santé sera ouvert au privé et à la concurrence. Les Français pourront choisir entre plusieurs assurances santé. Pour ce qui est des retraites, une réforme systémique aura été déjà accomplie. Plus de régimes privilégiés mais des possibilités d’opter pour des comptes-épargne par capitalisation. Les fonds de pension représenteront plus de 30 % du PIB.

> En 2025, les entreprises seront libres d’embaucher et de licencier. Il n’y aura plus de Code du travail (comme c’est le cas en Allemagne) et les charges sociales seront extrêmement réduites grâce à l’ouverture à la concurrence du système de santé et des retraites. Ainsi, la France connaîtra le plein-emploi.

> Dans le domaine de l’éducation, l’autonomie et la concurrence seront de mise. Ecoles et Universités connaîtront une vraie autonomie et leurs directeurs et présidents auront de vrais pouvoirs afin d’embaucher et de licencier les enseignants. Les parents auront droit au chèque-éducation qui leur permettra de choisir l’école pour leurs enfants.

> Grâce à la fin de l’Etat-providence, la France ne connaîtra plus de problèmes d’immigration. Les logements HLM seront privatisés et les aides sociales transformées en aides au retour à l’emploi. C’est la France de 2025 pour laquelle milite l’IREF ...

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Messages (6)

La France en 2025

le 31 août 2013, 09:27 par Bedel

Oui, cela revient à nettoyer les écuries d'Augias ! Mais existe - t- il dans ce pays un nouvel Hercule pour le faire ?
Là est toute la question !

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démago

le 31 août 2013, 09:47 par wpjo

Toute cette projection par le PS sur l'Etat de la France, est une grande fumisterie. Ce sont encore les lendemains qui chantent tout en faisant l'impasse sur ce qu'il fallait faire tout de suite (et n'oublions pas que le PS a déjà perdu une année précieuse). C'est une façon de faire oublier ses carences pour miroiter un avenir radieux. Dommage que IREF s'est fait prendre à son tour à ce jeu de démago.

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Quid du système bancaire ?

le 31 août 2013, 10:19 par Philippe

J'ajoute un chapitre (une 13e mission pour Hercule : Nettoyer l'hydre bancaire)

• Le système bancaire sera très profondément réformé. L'État reprendra possession de son pouvoir de création monétaire pour gérer une croissance sans engraisser le secteur bancaire privé sur le dos des contribuables et sans auto-alimenter une dette abyssale.
Les contribuables pourront aussi bénéficier d'emprunt sans intérêt auprès d'organismes spécialisés (établissements bancaires réformés). Seul le capital sera à rembourser, limitant ainsi l'inflation.
Ces nouvelles banques fonctionneront comme les toutes les entreprises en monnayant leurs services à travers des frais, donc avec mise en concurrence. L'argent ne sera plus créé par le privé, mais par l'État qui le mettra à disposition des établissements bancaires dans le seul but de le redistribuer sous forme de prêt.
Le secteur bancaire ne pourra donc plus racketter la croissance et les entreprises, mais devra fonctionner comme toute entreprise privée, contrainte de gagner de l'argent par son travail et non par l'abus de ses prérogatives.

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Quid du système bancaire ?

le 31 août 2013, 10:22 par Philippe

J'ajoute un chapitre (une 13e mission pour Hercule : Nettoyer l'hydre bancaire)

• Le système bancaire sera très profondément réformé. L'État reprendra possession de son pouvoir de création monétaire pour gérer une croissance sans engraisser le secteur bancaire privé sur le dos des contribuables et sans auto-alimenter une dette abyssale.
Les contribuables pourront aussi bénéficier d'emprunt sans intérêt auprès d'organismes spécialisés (établissements bancaires réformés). Seul le capital sera à rembourser, limitant ainsi l'inflation.
Ces nouvelles banques fonctionneront comme les toutes les entreprises en monnayant leurs services à travers des frais, donc avec mise en concurrence. L'argent ne sera plus créé par le privé, mais par l'État qui le mettra à disposition des établissements bancaires dans le seul but de le redistribuer sous forme de prêt.
Le secteur bancaire ne pourra donc plus racketter la croissance et les entreprises, mais devra fonctionner comme toute entreprise privée, contrainte de gagner de l'argent par son travail et non par l'abus de ses prérogatives.

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La France en 2025 imaginée par l'IREF

le 31 août 2013, 10:42 par Mark

Votre projet, et les élément qui y ont été ajoutés par les commentateurs qui m'ont précédé, forment un ensemble cohérent, intelligent et réaliste. Malheureusement, il faudra peut-être qu'une catastrophe se produise pour qu'un tel projet commence à voir effectivement la lumière du soleil.

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Quelques commentaires

le 1er septembre 2013, 09:36 par SebForLiberty

Point n°1) Si l'état n'a plus qu'un rôle d'arbitre on voit mal pourquoi il y aurait encore besoin de presque 10% de la population active travaillant dans la fonction publique et un taux énorme de dépense publique de presque 40%.

Point n°2) Un IS à 25% ?! Pour quoi faire ? Pourquoi ne pas le mettre également à 15% ou mieux l'abolir ? C'est un impôt lourd de conséquence économiques mais qui rapporte peu...Ou intégrer comme le proposait Friedman les bénéfices des entreprises aux revenues des actionnaires, qui seraient donc taxés à 15% (et donc 0% pour les étrangers), donc sans double taxation (en fait il n'y aurait plus d'IS, mais un IR intégrant à la base fiscal des actionnaires les bénéfices des entreprises).
On pourrait encore imaginer de fusionner tout les impôts et taxes dans un taux unique de TVA à maximum 25%.

Point n°5) Le chèque éducation donne à l'état le pouvoir de contrôler les programmes et d'organiser indirectement le système éducatif, de plus il n'offre pas un traitement équitable du home schooling, enfin il s'agit toujours d'une dépense publique qui suppose d'avantage de prélèvement obligatoires. Mieux vaut un désengagement total de l'état, soit à travers une décentralisation ou mieux à travers une privatisation. Les impôts seraient réduits en conséquence, soit à travers un crédit d'impôt pour chaque enfant, ou mieux à travers une réduction du taux unique.

Point n°6) Pourquoi une aide au retour à l'emploi quand le marché libre peut assurer le plaine emploi ? Donc d'un coté taxer les bénéfices à 25% et de l'autre distribués des aides ? pas très libéral. La solution libéral et d'annuler toutes les aides à l'emploi et de baisser au maximum les impôts sur les entreprises pour créer d'avantages d'emplois.

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