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Il faut connaître l’entreprise dès le lycée

mercredi 3 février 2010, par Nicolas Lecaussin

Les programmes d’économie de seconde annoncés par le ministère ont déclenché l’ire des syndicats. Ils ne veulent pas accepter que puisse exister une autre approche de l’économie beaucoup plus proche des réalités de l’entreprise, la seule créatrice de richesses. Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, invite les jeunes à devenir entrepreneurs.

Le ministère de l’Education nationale a mis en ligne les programmes de Sciences Economiques et Sociales (SES) pour les classes de seconde à partir de la rentrée 2010. Immédiatement des organisations syndicales ont protesté contre une « nouvelle dérive de l’école française ». Pour l’UNL (Union Nationale Lycéenne), premier syndicat lycéen, « L’annonce du programme de SES est un véritable bond en arrière. Alors que notre société subit une crise économique et sociale sans précédent où les jeunes sont les premières victimes de la hausse du chômage et de la précarité, le Ministère de l’Éducation Nationale décide tout simplement de ne plus étudier le chômage en seconde. De plus, la densité des sciences sociales dans le programme est amoindrie au profit de la microéconomie. Ajouté à cela, la mise en évidence de l’idéologie libérale au détriment de toutes les autres ». Apprendre aux enfants « l’idéologie libérale » serait donc nuisible. Pourtant, depuis des années qu’ils sont intoxiqués à l’idéologie étatiste, le nombre de chômeurs parmi les jeunes n’a cessé d’augmenter. Comme d’ailleurs le pourcentage de jeunes qui souhaitent devenir fonctionnaires : environ 70% dans la tranche d’âge 16-25 contre 16% aux Etats-Unis.

Une éducation économique sous influence

L’échec des jeunes n’est pas dû au libéralisme mais à l’Education nationale qui ne fait pas bien son travail. Elle ne forme pas les enfants et les adolescents au monde de demain. Elle ne leur enseigne pas les bases de l’économie et ne fait rien pour les habituer à l’entreprise. Les manuels scolaires ne reflètent pas les mécanismes de l’économie. Ils ne sensibilisent pas les jeunes à l’entreprise et au rôle de l’entrepreneur. Les diplômes ne correspondent pas aux réalités économiques et aux demandes des entreprises.

Les manuels d’aujourd’hui ne sont pas aussi marxistes qu’ils l’étaient dans les années 1970. Toutefois, pour ce qui est de l’économie, les manuels privilégient l’Etat et les pouvoirs publics dans leur rôle de régulation du marché. L’économie du XXIe siècle est mondialisée, le libre-échange s’impose un peu partout, et c’est pour cela que l’Etat serait essentiel. Pour illustrer ces idées, on privilégie les auteurs keynésiens, les revues plutôt de gauche et étatistes ou bien les dessins et les représentations politiquement et économiquement correctes. Bref, une économie de marché inévitable mais créatrice d’inégalités et de pauvreté. Méfiance aussi à l’égard des entreprises, des multinationales et, implicitement, des Etats-Unis. Pour ce qui est de la société civile, seuls les mouvements alter-mondialistes sont mentionnés, tandis que l’individu n’est jamais pris en compte.

Cette désinformation est efficace auprès d’élèves qui découvrent la matière et prennent connaissance de nouvelles informations sur des sujets dont ils ignorent tout.

Dirigé par des syndicats gauchistes et des fonctionnaires méprisants et suffisants, notre système scolaire a sombré. Une partie des enseignants sont régulièrement en grève et ne font que penser à leur statut, à leurs vacances ou à leur départ à la retraite.

Donner aux enfants l’envie d’entreprendre

Rappelez-vous, c’était en mars 2000. Les professeurs de l’enseignement professionnel manifestaient contre Claude Allègre, ministre de l’Education nationale de l’époque, parce qu’il voulait intégrer à cet enseignement des stages en entreprise. Pour les professeurs, cela signifiait « soumettre l’école au capitalisme ». C’est inouï ! Ne pas travailler dans l’entreprise durant l’enseignement professionnel c’est comme si l’on interdisait aux élèves d’une école navale de mettre les pieds sur un bateau.

Ce n’est donc pas étonnant que tous les ans des bataillons d’illettrés quittent les bancs de l’école pour accroître le nombre de chômeurs. Les fonctionnaires de l’Education nationale reconduisent leur modèle de gens étriqués, qui cherchent avant tout à se mettre à l’abri (fonction publique, professorat) et à vivre si possible aux dépens des autres. Alors qu’il faudrait, au contraire, inciter les enfants à sortir des sentiers battus, à découvrir, innover, prendre des initiatives, leur insuffler le goût du risque, les former au grand large ! Il faudrait aussi les habituer à la ponctualité, à la politesse, au respect de soi et des autres !

La connaissance de l’entreprise devrait susciter chez eux un véritable enthousiasme, elle pourrait leur donner plus de confiance, et l’envie de devenir, comme les créateurs de Google, des entrepreneurs à seulement 25 ans...

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Il-faut-connaitre-l-entreprise-des-le-lycee

Vos commentaires

  • Le 4 février 2010 à 19:42, par ? En réponse à : Enseignement de l’

    On pourrait ajouter

  • Le 7 février 2010 à 20:53, par ? En réponse à : Vous devez avoir une id

    Vous devez avoir une id

  • Le 8 février 2010 à 15:42, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Je suis tout

    Je suis tout à fait prêt à assister à votre cours mais vous n’avez fait aucune précision vous concernant, ni nom, ni mail...

  • Le 8 février 2010 à 21:06, par ? En réponse à : Vous avez raison. J’ai omis

    Vous avez raison. J’ai omis tout cela.

    Cependant, je me demande ce qu’il pourrait ressortir d’une telle rencontre. En me relisant, je me dis qu’il y a peut-

  • Le 9 février 2010 à 08:12, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Vous pouvez m’

    Vous pouvez m’écrire sans crainte à l’adresse suivante : irefeurope@gmail.com

    le fait que vous soyez prof de français change beaucoupe choses,

    Cordialement,

    NL

  • Le 10 février 2010 à 16:16, par ? En réponse à : Dommage

    C’est vraiment dommage d’

  • Le 10 février 2010 à 16:29, par ? En réponse à : Cordonnier pas plus haut que la chaussure

    Votre post est un floril

  • Le 10 février 2010 à 17:23, par ? En réponse à : Il faut conna

    Monsieur,

    cela fait plusieurs ann

  • Le 10 février 2010 à 18:20, par ? En réponse à : tssssssss

    Il faudrait aussi les habituer

  • Le 11 février 2010 à 01:34, par ? En réponse à : Apr

    Apr

  • Le 11 février 2010 à 08:25, par ? En réponse à : R

    L’article ci-dessus manifeste une partialit

  • Le 11 février 2010 à 11:36, par ? En réponse à : quand le path

    votre article est bourr

  • Le 11 février 2010 à 13:09, par ? En réponse à : Cela change beaucoup de

    Cela change beaucoup de choses en effet !

    J’ai voulu vous

  • Le 11 février 2010 à 16:16, par ? En réponse à : La bave de l’immonde crapaud n’atteint pas la blanche colombe

    Monsieur,

    Au vu de la teneur de votre article, l’objet de mon commentaire r

  • Le 16 février 2010 à 11:42, par Nicolas Lecaussin En réponse à : REPONSE A TOUTES LES REACTIONS

    Si l’éducation nationale était aussi bien que vous le dites dans vos réactions et si les enseignants étaient aussi bons, on ne connaîtrait pas la catastrophe actuelle : malgré l’argent dépensé (61 Mds d’euros, 22 % du budget de l’Etat), l’école fabrique des armées de semi-illetrés et de futurs chômeurs. Un peu de décence dans vos propos et un peu plus d’argumentation. Je ne compte plus les rapports, les études ou les livres (y compris les livres écrits par les enseignants) qui dénoncent un système en faillite. Débarrassez-vous plutôt des syndicats et du pédagogisme qui ont tué l’école

  • Le 19 février 2010 à 11:43, par ? En réponse à : D

    D

  • Le 11 mars 2010 à 18:09, par ? En réponse à : Faut connaitre les programme

    Moi prof de technologie au coll

  • Le 12 mars 2010 à 14:57, par ? En réponse à : Le complexe de Guy Degrenne

    Il para

  • Le 27 mai 2012 à 19:31, par ? En réponse à : Stimuler l’émergence de jeunes entrepreneurs

    Pour stimuler dans notre jeunesse l’émergence de nouveaux entrepreneurs il faudrait, tout d’abord, ne pas leur donner peur du monde du travail... Certains élèves poursuivent leurs études pour ne pas entrer dans le monde du travail, parce qu’ils en ont peur. C’est une fuite en avant parce que nos enseignements sont trop basés sur la théorie et l’abstrait et qu’ils oublient le monde de l’entreprise. D’autres ne les poursuivent pas parce que l’enseignement qui leur est proposé leur est inadapté... Dans les deux cas ce sont des échecs de nos formations.

    Il y aurait tant à développer sur ces sujets...

    Jean-Pierre CHAUMAT

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