Institut de Recherches Économiques et Fiscales

IREF Europe - Institut de Recherches Économiques et Fiscales

Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales
Pour la liberté économique et la concurrence fiscale
https://fr.irefeurope.org/2759

par ,

François Hollande a-t-il convaincu les chefs d’entreprise ?
Réactions aux annonces faites

L’IREF a posé la question à deux d’entre eux : Axel Arnoux qui dirige la grande entreprise Chauvin & Arnoux, avec plus de 1 000 salariés, et à Julien Leclercq, patron d’une PME de 45 personnes et auteur d’un livre très remarqué (« Chronique d’un salaud de patron »).

Axel Arnoux pense que « tout cela n’est que comédie ». Il ne fait plus confiance aux institutions, car les hommes politiques l’ont trop souvent déçus : « Trop de mal a été fait dans le passé en particulier pour l’industrie et ce qu’il en reste. » Son entreprise familiale, le Groupe Chauvin Arnoux, a été fondée en 1893. Elle fabrique des instruments de mesure pour les ingénieurs et les électriciens et a déposé plus de 350 brevets au XXe siècle. Le secteur des instruments de mesure a presque disparu de France. Dans les années 1980, environ 30 000 personnes travaillaient dans ce domaine, aujourd’hui, il n’en reste que 2 000 ! « Ce ne sont pas les Chinois ou les Indiens qui ont tué les emplois durant ces 30 ans ! C’est l’Etat qui a détruit l’industrie, dont les fabricants d’instruments de mesure : par la fiscalité dérivante, rétroactive et violente, par les impôts sociaux du paritarisme aux mêmes caractéristiques et les réglementations techniques, sans compter les aberrations monétaires de la BDF puis de la BCE .… »

Axel Arnoux se méfie des promesses et sait que les politiques n’en font jamais sans contreparties : « Si baisse des charges il y a, je sens venir - l’obligation d’embauche ... on verra. » On ne peut pas mieux prévoir : le ministre Montebourg demande la création de 2 millions d’emplois en échange du Pacte de responsabilité !
« Pour ma part, conclut Axel Arnoux, je n’embaucherais que si j’ai plus de clients. »

Julien Leclercq qui dirige une PME veut se montrer un peu plus confiant. « J’ai évidemment été très heureux d’entendre certaines des promesses de François Hollande. Très surpris aussi, tant on est aux antipodes de ce qui a été fait jusqu’à présent... Il est évident qu’une baisse des charges serait le meilleur moyen de relancer l’emploi, notamment dans nos PME, ou d’augmenter des salaires qui en ont besoin. » Il attend la suite mais aimerait qu’on aille encore plus loin : « Je suis très partisan aussi d’un assouplissement du droit du travail, autre frein à l’embauche. » La France reste le seul grand pays européen à ne pas avoir réformé son droit du travail- qui étouffe les entreprises.
Malgré ces espoirs, Julien Leclercq reste méfiant et lucide : « Néanmoins, avant de crier au génie et de faire la fête, j’attends de voir ce qu’il en est ! Pour le moment les faits se sont traduits plutôt par une augmentation du coût du travail depuis un an, avec une perte du net pour mes salariés du fait des heures supplémentaires... Et nombreuses sont les promesses non tenues. »

Depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir en mai 2012, les entreprises sont les premières victimes de sa politique économique : augmentation des charges et des impôts, pressions sur les chefs d’entreprise, baisse du pouvoir d’achat des Français. Face à cette situation, Julien Leclercq a raison : « Alors j’attends de voir... »
Propos recueillis par NL

Partager cet article :

Autres lectures ...

Droits d’auteur « numérique » ou la grande hypocrisie

Champions du monde… économique !


Le numérique et ses ennemis : lever les obstacles à la libre exploitation des données

Horreurs fiscales et frustration européenne



Un message, un commentaire ?

Afficher le formulaire

Messages (1)

Faut-il croire à d'autres taxes ?

le 25 janvier 2014, 16:46 par Cabassette

J'ai reçu le mail ci-après…
Vignette automobile 2014
> > >
> > > C'était trop beau pour que cela dure, on va encore payer.
> > > Tous à vos porte-monnaies !!!
> > > François Hollande rétablit la vignette automobile !
> > > Il faut croire que les caisses de l'Etat sont vraiment vides. Jean Marc Morandi, le ministre du Budget, vient d'obtenir l'aval de François Hollande pour rétablir la vignette automobile ! Un impôt pourtant supprimé en 2001 par... Laurent Fabius, ministre de l'Economie de Lionel Jospin.
> > > Comme si les automobilistes n'étaient pas assez ponctionnés La décision ne devait être rendue publique qu'après les élections, afin de ne pas fragiliser les listes du PS, mais c'était compter sans les réseaux dont dispose encore l'UMP au sein de administration fiscale. D'où cette fuite, qui redistribue les cartes, puisque c'est l'UMP qui va dénoncer la pression fiscale, et le Parti socialiste qui va devoir la justifier !
> > > La nouvelle vignette automobile entrera donc en vigueur rétroactivement au 1er janvier 2014, et le texte devrait être promulgué par décret au cours de la dernière semaine de juin, juste avant les départs en vacances, période assez peu propice aux manifestations. La seule bonne nouvelle est que la proposition de supprimer les départements a été définitivement enterrée par l'Elysée : la nouvelle vignette, qui sera disponible chez les débitants de tabac le 1er septembre, est départementalisée en fonction du lieu de résidence du propriétaire du véhicule, et chaque conseil général pourra décider du monument qui figurera sur le pare-brise.
> > > Mais c'est tout : les recettes fiscales, elles, iront à l'Etat.
> > > et l'automobiliste continuera d'être une vache à lait, d'autant que les tarifs n'auront aucune mesure avec ceux que l'on connaissait.
> > > Pire, cette vignette sera assujettie à la TVA, elle même taxée

- Répondre -

 css js

FERMER

Suivez les publications de l'IREF,
inscrivez-vous gratuitement
à la lettre hebdomadaire

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies