Institut de Recherches Économiques et Fiscales

IREF Europe - Institut de Recherches Économiques et Fiscales

Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales
Pour la liberté économique et la concurrence fiscale
https://fr.irefeurope.org/911

par ,

Croissance économique et modèle social français

Les politiques français ont raison : le modèle social français nous protège. Mais pas de la crise. Il nous protège de la croissance économique.

Au début de la crise économique de 2008, le gouvernement nous a assuré que notre modèle social allait nous protéger et qu’elle serait ressentie beaucoup moins fortement que dans les autres pays. On ne peut pas dire que la France ait vraiment été protégée par son modèle social. Le taux de chômage n’a cessé d’augmenter, même plus fortement que dans d’autres pays comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne. L’activité économique a atteint le fond alors qu’ailleurs - au Canada, en Suède, aux Pays-Bas – on a connu des taux de croissance positifs même en pleine crise. Même l’Allemagne s’en est mieux sorti que la France avec des excellents chiffres pour son commerce extérieur.

Il semblerait que pour ce qui est de l’après-crise, le modèle français ne nous apporte pas beaucoup de bonnes nouvelles. Les dernières prévisions de croissance pour 2010 placent la France derrière les Etats-Unis et la plupart des pays européens. Au deuxième trimestre, le PIB français a augmenté moins que celui de la zone euro : 0.6 % contre 1.0 %. En Allemagne, la hausse du PIB a été de 2.2 % sur la même période et on prévoit plus de 3 % (voire 3.5 %) en 2010 contre 1.4 % en France. Pareil pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne où l’on s’attend à plus de 3 % de croissance économique à la fin de l’année. Avant, pendant ou après la crise, le modèle social français tant vanté par les politiques n’a pas été d’un grand secours à l’économie français. Au contraire, il est même devenu l’obstacle principal aux réformes économiques à faire dans ce pays.

Partager cet article :

Autres lectures ...

Emploi à temps partiel imposé en France :
4 fois plus important qu’en Allemagne

Assemblée nationale : les frais de personnel les plus importants d’Europe !
136 932 euros par employé/an ! 2.25 fois plus qu’au Bundestag !


L’économie allemande démontre que la relance budgétaire n’est qu’une illusion

Liberté de licencier : suivre les exemples allemand et canadien



Un message, un commentaire ?

Afficher le formulaire

 css js

FERMER

Suivez les publications de l'IREF,
inscrivez-vous gratuitement
à la lettre hebdomadaire

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies